C’est le tumulte qui assourdit le plus
Dans ce feu roulant des corrompus
De la bile ancienne sature les hauts-parleurs
Sur tous les tons
On doit être hors raison
L’amertume déroule son flot continu
Ses anathèmes
Ses refrains vides et têtus
Pour quelques milliards de plus
Dans leur océan de pognon
On doit être hors raison
Le froid transpire de ces trop riches parvenus
Qui cherchent juste à être quelqu’un de connu
Et la misère déborde
Au pied des pavillons
On doit être hors raison
Un monde s’égare
Dans les brumes digitales
La colère citoyenne est si près
Les gouvernements nous condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne sait plus où il est

On pourrait tout perdre, les mers, les montagnes, les rues
On pourrait mettre
Au thermomètre
Dix degrés de plus
Ou bien peut-être un jour
Les gens réaliseront
On doit être hors raison
L’amertume déroule son flot continu
Ses anathèmes, ses refrains vides
« Où es-tu ? »
Toute l’humanité déborde
Au seuil de nos pavillons
Attend-on l’oraison ?
Un monde s’égare
Dans les brumes digitales
La colère citoyenne est si près
Les gouvernements nous condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne sait plus où il est
Un monde s’égare
Personne ne sait plus où il est

Pattes de mouche du Kfard :
Librement inspiré du monument « Hors saison » de Francis Cabrel – je vous invite à vous (re)mettre dans l’ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=w6rCXOyF-sI
