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Mise en avant

Le gazouillis des réseaux zoziaux…

Une hirondelle n’annonce peut-être pas le printemps, mais elle ne se contente pas de gazouiller : à elle seule, elle maîtrise toutes les nuances pour ramager, triduler, trisser ou truisotter en polyglotte. La chouette et le cygne peuvent se partager des lamentations sans avoir à interposer un mur entre eux. Même une bécasse peut crouler et une cigogne craquer sans que rien ne s’écroule, un canard se faire rabattre le caquet sans pour autant prendre la mouche !

« Cui cui, tweet, tweet… »

Tendez l’oreille !

Mais si, vous pouvez entendre ! Mettez-y un peu du vôtre, diantre !

Vous avez le nez collé sur votre écran, mais vos oreilles, elles, même si elles ne sont pas décollées, restent disponibles… pour peu que vous n’y ayez pas vissé bien serré une paire d’Ipods, histoire de fermer définitivement les écoutilles de votre bulle digitale, ce technococon qui porte si bien son nom !

Vous les entendez bien comme moi, ces trilles stridentes ? 

Elles nous vrillent les tympans depuis l’autre côté de la Méditerranée, depuis cette Terre qui fût Sainte avant d’être ceinte. Mais pourquoi s’égosillent-ils ainsi, ces Palestiniens, à hurler à la mort ?

Séquence nostalgie : un des premiers dessins du Kfard…extrait de « la Colombe et le Rameau », sur l’air de la Corrida du grand Francis

Ils ne pourraient pas tout simplement prendre leur envol, accompagner les cigognes dans leur migration et venir se joindre aux volées de perruches qui piaillent tout près de nous,

depuis le rebord de nos multiples fenêtres sensément ouvertes sur le monde, superposées en mille-feuilles sur nos écrans dont elles débordent,

ou perchés en grappes grouillantes sur le fil continu des informations qui déroulent leur litanie du pire et du encore plus pire ?

A l’affût d’un doux gazouillis, resterons-nous insensibles aux terribles cris de souffrance des Gazaouis, cloués au sol sous le cliquetis des chenilles, le fracas des bombes et la menace des faucons ?

Continuerons-nous à faire les autruches, la tête enfouie et les ouïes ensablées ? Faudra-t-il attendre la mélopée des lamentations des cygnes du destin, des croassements lugubres des corbeaux ou le requiem des hululements des hiboux de la nuit des temps ?

Nous restons là, avachis comme des oies gavées de ces métavers qui s’évertuent à se tortiller entre deux prises de bec sur les chênes d’information. Et de modernes Nérons cendrés autant qu’incendiaires, dressés sur leurs échasses censées les propulser vers les étoiles, au milieu des décombres encore fumants du nid jadis accueillant, viennent nous déposer cette piteuse pitance directement dans nos gosiers Gafamés.

« Et de modernes Nérons cendrés autant qu’incendiaires… » : retrouvez-les là dans cet article de novembre 2021 (déjà !)

Nous laisserons-nous intimider comme des poules mouillées, nous contentant de babiller comme des moineaux, jacasser comme des pies ou gémir telles des tourterelles ? L’observerons-nous, moqueurs ou indifférents, ce peuple Gazaoui, se faire mépriser et massacrer, comme l’Albatros de la poésie de Baudelaire, ce vaste et majestueux oiseau des mers qui claudique sur le pont du bateau sur lequel il se retrouve piégé en piètre situation… et compagnie.

Puisque de moqueur il est question, écoutons – et relayons – plutôt l’appel du geai moqueur des Hunger Games. Ce chant d’espoir, d’une étincelle vacillante dans un murmure isolé, s’est répandu en incendie dans les foules en colère des districts – opprimées par l’édit strict – et est devenu une déflagration assourdissante contre la tyrannie des autocrates de Panem[i] :

Are you, are you[ii]
Coming to the tree?
Wear a necklace of hope,
Side by side with me.
Strange things did happen here
No stranger would it be
If we met at midnight
Under the hanging tree.

« Geai fin ! », le cri de famine des bien nommés Hunger Games

Les oiseaux n’ont pas besoin d’Intelligence Artificielle ou de réseaux zoziaux pour parler plusieurs langues et comprendre celle des autres. 

Certes, le coucou est capable de tuer dans l’œuf la couvée de congénères pour les remplacer par ses propres rejetons, qu’il laissera couver à son insu par l’infortuné pigeon de cette arnaque.

Une hirondelle n’annonce peut-être pas le printemps, mais elle ne se contente pas de gazouiller : à elle seule, elle maîtrise toutes les nuances pour ramager, triduler, trisser ou truisotter en polyglotte. La chouette et le cygne peuvent se partager des lamentations sans avoir à interposer un mur entre eux. Même une bécasse peut crouler et une cigogne craquer sans que rien ne s’écroule, un canard se faire rabattre le caquet sans pour autant prendre la mouche !

Leurs chants multiples et variés, ces babilleries, caquètements, jactances, piaillements, criailleries, pépiements, stridulations, turlutements, jaseries, dodeldirements, jabotages, cancans et autres zinzibulements s’associent, et contre toute attente, se combinent en une symphonie harmonieuse qui nous annonce le retour des beaux jours avant même d’avoir ouvert un volet !

Quand renverrons-nous enfin les « faut cogner » de chaque bord au fond de leur étroit « entre-soi » réduit à pas grand-chose, et unirons-nous nos plumes pour laisser le chant libre aux Colombes ?


[i] Une référence à la citation « Panem et Circences », « du pain et des jeux du cirque », employée par le poète romain Juvenal dans ses « Satires », pour fustiger l’apathie des citoyens romains face aux intrigues et aux manœuvres de leurs dirigeants. Déjà, l’abandon à un cocon douillet du temps des tablettes de cire ?

[ii] Vas-tu, vas-tu

Venir à l’arbre ?

Porte un collier d’espoir,

Côte à côte avec moi

D’étranges choses sont arrivées ici

Aucun étranger n’y serait

Si nous nous rencontrions à minuit

Sous l’arbre au pendu

Mise en avant

Delenda est Ukrenergo !

Tiens, Vlad’ du boudin dans la Poutinie ?
Ce n’est encore qu’un murmure étouffé, mais il revient, en écho : « Moscou’rs ! A l’aide !»
Voilà que les coutures craquent de tous côtés, même si ce n’est pas le long de la ligne Sourovikine ?
Tu sembles épais du cuir assez, mais le masque en carton-pâte du village Potemkine, construit à coût de milliards de roubles en Crimée part néanmoins à vau-l’eau (pour un peu, on aurait envie de rajouter « dymyr », n’est-ce pas, Zelensky ?)

Delenda est Ukrenergo[*] !

Il faut briser la résistance de l’Ukraine bien avant que les rigueurs de l’hiver ne s’estompent !

Il faut fracasser leurs rêves de ciel bleu étoilé dans l’Union Européenne, les noyer dans une mare rouge de sang à coups de faucille et de marteau – ah la nostalgie morbide de « notre » Union, So viétique indeed ! Nous ne nous ferons jamais à l’idée que l’Union fêle, à force !

Il faut les assourdir, les sidérer des sifflements stridents des orgues qui, inlassablement, crient « Staline !»[i] encore et encore, en déferlant en déluge de destruction, de métal et de flammes sur leurs vies éliminées sans même un râle.

Qui est vivant, encore, après les charniers de Boutcha[ii], Marioupol, Bakhmout, Avdiika, Robotyne ?

Dessin illustrant l’article du Kfard « le jeu du Boutcha oreille » de mai 2022 : https://www.lekfarddchaine.com/le-jeu-du-boutcha-oreille/

Delenda est Ukrenergo !

Le mauvais Ev-génie[iii], ce gâte-sauce qui s’était mis aux sévices du Tsar, s’est fait un devoir de se mettre en avant pour montrer que l’égoût et les douleurs ça ne se discute pas, ça s’assène voire s’assassine si nécessaire. Tellement à fond dans tout ce qu’il faisait, l’élève a fini par dépasser le maître, les limites, les bornes et finalement le mur du çon. Le Gremlin a agacé jusqu’au Kremlin.

Affalé en 1e classe VIP d’Air-as-Poutine, une chevauchée fantastique de Wagner à fond dans les écouteurs, ce suppôt de Satan ne s’attendait pas à s’en prendre un, de suppo, pour s’écraser, retourné façon tarte Tatin, flambé comme une crêpe au Grand Marnier, tombé de haut, retour aux fourneaux. Et on dira encore que la vengeance est un plat qui se mange froid… pas en Poutinie, manifestement.

Delenda est Ukrenergo !

Je ne serai jamais à court de chair à canon dans ma Grande Russie !

Quand j’aurai épuisé, éventré et éviscéré toutes les poupées gigognes de l’amère patrie, j’enverrai le psychopathe-riarche bourré comme un moujik, Cyrille[iv] (hic !) distribuer des oukases pour réquisitionner des escadrilles de cigognes qui regarniront les maternités du pays et les rangs de l’Armée Rouge. Et je continuerai à déverser les flots de sang et de larmes de mon peuple, libérés par les barrages que je ferai exploser les uns après les autres, jusqu’au dernier s’il le faut. Jusqu’à ce que la mer blanche, et bleue, et rouge se referme sur eux.

Je déchaînerai les armées de Trolls à ma bot venus de Cybérie pour mettre le feu à leurs datalakes[v] ! Et si ça ne suffit pas, je lâcherai la meute à Kadyrov, car quand il n’y a pas de Tchétchènes, de plai-plaisirs il n’y en a guerre !

Je piétinerai leur espoir fou d’échapper à la malédiction des ex-slaves, je ramènerai ces brebis égarées au sein du troupeau. Leur révolution orange, je l’écraserai dans l’œuf, en fat berger[vi] que j’ai su incarner !

Dessin illustrant l’article « C’est le printemps ! Le Kfard se réveille enfin ! » de mars 2022 : https://www.lekfarddchaine.com/cest-le-printemps-le-kfard-se-reveille-enfin/

Delenda est Ukrenergo !

Delenda est Ukrenergo, vous dis-je !

Delenda est Ukrenergo, nous rabâche-t-il !

Tiens, Vlad’ du boudin dans la Poutinie ?

Ce n’est encore qu’un murmure étouffé, mais il revient, en écho : « Moscou’rs ! A l’aide !»

Voilà que les coutures craquent de tous côtés, même si ce n’est pas le long de la ligne Sourovikine[vii] ?

Tu sembles épais du cuir assez, Potemkine, mais le masque en carton-pâte de ton village[viii], construit à coût de milliards de roubles en Crimée part néanmoins à vau-l’eau (pour un peu, on aurait envie de rajouter « dymyr », n’est-ce pas, Zelensky ?)

Oblitéré, escamoté et baladé entre d’obscures colonies pénitentiaires, le principal opposant, Navalny, refuse de disparaître malgré les tortures Dantèsques[ix] qu’il subit. Chacun des clous enfoncés aussi discrètement que possible dans son cercueil en devenir fait un vacarme assourdissant dans les médias internationaux.[x]

Dessin illustrant l’article « Rouge Grésil » du Kfard en avril 2021 : https://www.lekfarddchaine.com/rouge-gresil/

Les sanctions internationales grignotent lentement mais inexorablement les ressources de ton Empire d’essence, et il te faut même démonter les lave-linges pour récupérer les composants électroniques qui te permettent de réparer tes missiles et tes avions de combat !

Te voilà réduit à faire le ménage à la main, et même ton linge sale slave en famille. A force de pas sages et de re-pas sages, les fronts plissés et les poitrails chargés de médailles se figent dans l’ami Don-bass, compère houiller dont tu nous bassines à grandes ondes.

Tsar ac’culé avant même la fin de la battle, quelle ironie de devoir parier sur Donald, ton canard laquais, pour remettre le couvert en 2024 ! Je ne voudrais pas t’accabler, mais à force de flamber, même sa banane commence à sentir le roussi, du Colorado au Maine.

Vous en avez marre, vous aussi ? Renvoyons-le s’envaser avec ses congénères dans « Joyeux bordel, et bananée » : https://www.lekfarddchaine.com/joyeux-bordel-et-bananee/

Déjà tu peines à trouver des pièces assez grandes dans tes innombrables palais, à Balm-Oural[xi] ou à Sotchi’p,  pour contenir les tables à rallonge suffisamment longues pour te protéger de l’haleine de tes moutons (seraient-il des cachemires ou des cachemi-sère) ? Tes hôpitaux et cimetières craquent sous le nombre des goûtants condamnés à tester le moindre de tes shots de vodka ou de tes canapés de caviar. Quoi que tu fasses, tu ne sais plus comment échapper à la menace de tous ces Brutus en puissance, dont le potentiel létal s’étalonne à leur capacité à survivre dans ton orbite…

« Tu quoque mi fili »[xii]… « Toi aussi mon fils»… de Putin, ça lui fera tout de même une sacrée excuse, à ce bâtard. Nous serons nombreux à lui reconnaître cette circonstance atténuante.

« …ceux qui prendront l’épée périront par l’épée »[xiii] … Ce qui est cocasse, c’est qu’avec tous les crimes que tu as commis et fomentés, tu ne sais même plus d’où peut tomber le châtiment : te sentir traqué jusque dans les chiottes[xiv] par les flèches empoisonnées de tous ces olig-arcs obséquieux qui courbaient les Chines à tes pieds, ça te laissera quelques nuits blanches pour ressasser les leçons de l’Histoire !


Mise en avant

Joyeux bordel, et bananée !

Il est temps de remettre le bistrot au milieu du village :  laissons donc les désespérés et courageux qui osent affronter déserts arides et mers démontées avec des moyens de fortune (sic !) choisir la destination pour laquelle ils sont prêts à risquer leur vie et leur avenir ! Au passage, quel tact ultime d’ailleurs, de leur demander désormais avec cette nouvelle loi de confirmer leur demande de citoyenneté : c’est admettre qu’ils puissent vraiment hésiter à faire partie d’un peuple aussi étroit d’esprit et de cœur.

Il vient de sortir ! Il s’appelle MIGRATION, et c’est le film d’animation « feel good » de cette fin d’année.

Celui qui vous réconcilie avec la vie, avec le monde, avec le temps et peut-être même – exploit ultime – avec vous-même.

Celui qui vous permet de garder confiance en l’Humanité et même dans les gènes dont vous avez hérité, y compris dans ces moments de gêne où tonton Coupe-Rose et tatie Mousse-Tache enlisent de concert la conversation dans les marais insalubres de la « jungle » de Calais, et de ses prétendus « fauves » (terme bien pratique pour faire d’un enfant en détresse un lionceau féroce et menaçant en puissance) qu’on ne peut «hélas» pas tous secourir sur notre frêle esquif qu’est l’Europe.

Alors MIGRATION, vous ne l’avez pas vu encore ? Je vous livre le synopsis :

« Dans une forêt de la Nouvelle-Angleterre se trouve une famille de canards colverts que le père anxieux Mack dissuade constamment, à travers des histoires, de s’aventurer au-delà de l’étang dans lequel ils vivent, au grand dam de sa famille. Un jour, ils rencontrent un troupeau de canards migrateurs qui font une halte dans leurs étangs avant de reprendre leur route vers le sud et la Jamaïque… »

Impact dans 3… 2… 1…

Ça vous rappelle vaguement quelque chose ? Attention à ne pas confondre, parce qu’il y a des pâles et très décevantes copies qui circulent – ah les méfaits de la contrefaçon !

Attention à ne pas confondre avec la n-ième séquelle gore de « MIGRE A SION – Benyamin fait du Tsahal à Gaza ».

Mais surtout, surtout, évitez le navet bricolé par une officine franchouillarde, qui a réussi l’exploit de foirer même le titre : LOI IMMIGRATION !

Elle avait une autre gueule il y a quelques siècles, la déclaration « dinde-épendance »

Après le succès planétaire de « Bienvenue chez les Chtis », c’en est un autre, de Chti – qui laisse traîner son dard autant que sa main d’après plusieurs plaignantes – qui a besogné le scénario de cette daube nauséabonde :

« Dans une sombre forêt de la Vieille-France crèche une famille de c*nnards au col vert-de-gris, campée par le grand-père anxiogène Jean-Marie, la mère craintive Marine, les fils zélés Gérald, Eric, Pascal & Co, et la cousine aventurière Marion. Le tonton breton Vincent[i] dissuade constamment sa famille, à travers des histoires diffusées à longueur d’antenne, de s’aventurer au-delà du marigot, et surtout d’y accueillir quiconque ne partagerait pas la même vase[ii], au grand dam de la grande majorité de la population. Un jour, ils rencontrent un vol de canards migrateurs qui font une étape dans leurs étangs avant de reprendre leur route vers le Nord et Big Ben[iii], et leur demandent de les aider voire de les accompagner, ce qui débèquète Jean-Marie et tonton Vincent. Après avoir tenté un coup de force raté, Gérald est secouru par Manu et Babeth, un coucou et une pie voleuse qui manigancent avec Vincent, Marine, Eric et quelques autres pour chasser les canards migrateurs au mépris de tous les cygnes du destin. Leur idéal est de rester plantés à se regarder dans le blanc des œufs, tous bien planqués au dessus du même panier – minable et percé peut-être, mais rien qu’à eux – en imposant la préférence nationale au-dessus de la préf-errance internationale… »

Qui serait assez s’cupide pour avaler de telles salades ?

Immigration choisie, vraiment ? Mais par qui ?

Il est temps de remettre le bistrot au milieu du village :  laissons donc les désespérés et courageux qui osent affronter déserts arides et mers démontées avec des moyens de fortune (sic !) choisir la destination pour laquelle ils sont prêts à risquer leur vie et leur avenir ! Au passage, quel tact ultime d’ailleurs, de leur demander désormais avec cette nouvelle loi de confirmer leur demande de citoyenneté : c’est admettre qu’ils puissent vraiment hésiter à faire partie d’un peuple aussi étroit d’esprit et de cœur.

Le Kfard est solidaire avec ses confrères, les Flots… Dchaînés

Quant à nous, électeurs et lecteurs vigilants et clairvoyants que nous sommes, occupons-nous de bien choisir ceux qu’il est de notre rôle et de notre responsabilité de nommer : nos élus, nos représentants et nos gouvernants !

Sifflement strident d’un train au départ !

(Cliquez ici et fermez les yeux pour une ambiance immersive.)

« Train n° 2024 en direction d’un Avenir Radieux, attention au départ ! Eloignez-vous de l’ordure duquée[iv] ! »

« Gare au goriiiiiiiiiiiii-iiiiiiiiiille ![v] » crient 14 lanceuses d’alerte laissées brisées sur le quai de Part Dieu. Et te voilà, Macron glaçant à la saison des marrons glacés, t’égarant dans les errements d’un siècle passé, plaidant l’humour potache et te drapant dans l’honneur national naphtaliné, à peine digne finalement de la gaule – eh oui, minuscule – dont il est bien question !

A force d’être plus mytho que #metoo,

plus primitif que mythique,

plus toi l’d’à régner que Roi-Soleil,

           Pluton que Jupiter,

tu vas finir… moins que rien !

La France d’en bas te présente son constat le plus fat, à défaut de ses vœux les plus pieux pour 2024 :

« Joyeux bordel, et bananée ! »

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Tous-migrants-cigognes-Ballouhey-881x1024.jpg.
La défense des droits des migrants,
soyons nombreux à rejoindre ces drôles d’oiseaux migrateurs qui s’y gognent !

Mise en avant

IA qu’à ou faux con ?

Ce billet dont tu viens d’entamer la lecture est-il le fruit du délire psychédélique d’un Kfard, même dégénéré, mais bien encré dans le réel, ou la vulgaire déjection sortie du placard bourré de 1 et de 0 d’un avatar d’une quelconque intelligence artificielle, « IA » dite générative ?

Sérieusement, tu te poses la question ? Pour de vrai ?

Te rends-tu compte que l’an dernier – oui, il y a à peine un an – lorsque tu déballais fébrilement tes cadeaux sous le sapin, tu ne soupçonnais même pas l’existence de Chat GPT, qui venait de naître dans une obscure ferme (de données) au fin fond de la… Californie, sous l’œil attendri de ses parents…

Mais non, pas Marie et Joseph ! Youhou ! Réveille-toi ! On est au 21e siècle ! Ils sont nombreux, les parents : Sam, Ilya, Elon, Wojciech et Andrej[i]. L’histoire ne dit pas (encore) comment ils se sont réparti les rôles entre l’âne, le bœuf et les rois mages.

Et nous croyons toujours qu’elle va rester sagement « notre créature », cette fameuse IA ?  Nous ambitionnons de la doter d’une puissance incommensurable, mais « en même temps », nous ne doutons pas une seule seconde de la maintenir dans sa position d’animal de compagnie, un chat-bot qui viendrait chaque soir se frotter docilement à notre jambe en ronronnant. Qui viendrait réclamer sa boîte de datas fraîches à se mettre sous la dent, puis se lover à nos pieds pour y déposer sur un tapis de souris la quintessence du savoir du monde entier, et celui des générations qui nous ont précédées.

Posé comme ça, il devient évident qu’on a bien besoin d’une intelligence supérieure, artificielle ou pas, pour prendre conscience de notre naïveté !

Il n’y a pas que les lapins qui peuvent être crétins…

« Eh, toi !

Oui, toi, le vieil ascète hindou qui me dévisage de tes 3 yeux qui pétillent !

Toi l’ermite un peu dingo qui vivote dans ta grotte perdue depuis des décennies !

Tu rigoles, hein ? en nous observant béatement nous épuiser à jouer des coudes dans cette course à l’é-chat-bots… : « ChatGPT, monté par OpenAI, casaque verte, vire en tête, mais il est talonné par Bard, monté par Google, casaque bleue, qui prend la corde, et qui lui-même est menacé par la remontée météoritique d’Imagine, monté par Meta, et de Mistral[ii]…»

Mais c’est facile de se moquer, quand on passe ses heures et ses années à se rouler les pouces pour égrener des chapelets, lustrer sur plusieurs générations la pierre de statues qu’on idolâtre et lentement mais inexorablement, consumer des forêts …de bâtonnets d’encens !

Tu n’as pas fait avancer d’un iota la science, le progrès et la recherche de pointe, cette grande marche en avant de l’humanité qui, grâce à nos efforts collectifs frénétiques sur les 150 dernières années, nous aura permis d’en accélérer le rythme de façon exponentielle !

Là où le téléphone, inventé en 1878, a mis 75 ans pour convertir 100 millions d’utilisateurs, le téléphone mobile, apparu un siècle plus tard, en 1979, n’aura eu besoin que de 16 ans pour atteindre ce seuil ! Et internet, la fameuse toile du « world wide web » qui sert de gangue à la planète entière, apparue en 1990, ramène ce record à 7 ans. Quant à Candy Crush Saga, ce jeu en ligne encore plus addictif que les sucreries qu’il met en scène, lancé en 2012, il descend la barre à 1 an et 3 mois.

Accélération ? Vous avez dit accélération ?
Quand on prend un peu de recul, ça laisse en effet pantois !

Alors les petits Kfards, vous croyez que je vous ai oubliés au passage ? Interro surprise ! Lâchez votre téléphone et tous vos écrans, et toi le petit malin qui as déjà identifié la faille dans cette consigne, répète après moi, à haute voix : « Alexa, Google et tous les autres assistants vocaux et chatbots, vous avez interdiction formelle de m’aider à répondre à la question qui va suivre ! »

Voici la question : « Sachant que ChatGPT a été lancé le 30 novembre 2022, combien de temps lui a-t-il fallu pour atteindre ce seuil de 100 millions d’utilisateurs ? Tu as 1 minute ! »

Et voici la réponse : ChatGPT a atteint ce seuil en… 2 mois, dès janvier de cette année ! Et il ne lui aura fallu que 5 jours pour dépasser le premier million d’utilisateurs !

IA pas de pros blêmes, que des solutions !

Alors, te revoilà bouche bée, l’ermite errant dans ta grotte, hein ? Comment crois-tu que nous en serions arrivés là si nous nous contentions de regarder passer les nuages à longueur de journées et de saisons comme toi et tes congénères ?

Le Saint cataire[iii] sur son assise étroite,

le sourire de l’ascète luit d’un éclat neuf[iv],

remplit l’espace de son visage,

de la grotte,

et du ciel tout entier.

Le voilà qui marmonne, fredonne…

Et bientôt les manjiras[v] accompagnent sa litanie, leur écho ricoche et se répand depuis les parois de la grotte vers les sommets alentour, dévale les vallées et suit le cours des torrents vers les rivières, alimente le grondement des cascades et, une fois déversées dans l’océan, des vagues qui repartent, inlassablement, à l’assaut des plages, des rochers ou des falaises :

« Au commencement, les Dieux ont brassé l’immense mer de lait [vi]

N’épargnant aucun effort pour prendre le dessus sur les Démons.

Des millénaires de lutte dans l’ éther du néant

pour prouver la force supérieure de l’Amour,

des liens au-delà des richesses et du pouvoir

et donner vie à leur idéal :

le Verbe

s’est

fait chair.

Et l’Homme fut, et crût, 

et se précipita dans la course effrénée

à la richesse, au pouvoir, à l’immortalité,

se saignant aux 4 veines pour accumuler

Il se mit à déployer des réseaux tentaculaires autour du monde

Pour nourrir des chat-bots brassant les océans des « datalakes »[vii]

L’ermite sourit, encore et toujours…

Il s’amuse de cette boucle du temps long qui accomplit son cycle[viii], de ce sablier qui est en train de se retourner.

Le verbe s’est fait chair, et voilà que la chair s’apprête à engendrer le verbe…

qui lui-même…

Que nous souffle-t-il, cet ermite, ce maître surnaturel qui embrasse l’univers et le temps depuis son sous-sol dans son sous-continent sous-alimenté ?

Ne serions-nous pas, tous au temps que nous Hommes, des Pinocchios ayant échappé à la volonté et au contrôle de notre créateur divin, cette intelligence suprême immatérielle, évanescente… qui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’avatar d’IA que nous cherchons à recréer ? Et, clin d’œil de l’histoire, il s’appelait comment déjà, le modeste charpentier qui avait créé Pinocchio ? GePeTo ? GePeTo aura créé Pinocchio, qui lui-même crée GPT, la boucle est bouclée…

Pourtant, dans cybernétique, il IA bien…

Détruire le monde en bien moins que les 7 jours qu’il aura fallu à Dieu pour le créer, je crois qu’on est déjà cap’ !

Mais soyons réalistes – et optimistes : pour le réinventer, même avec l’accélération exponentielle des progrès, on a encore un beau et long chemin à faire, ça nous laisse un avenir radieux d’apprentissage devant nous !


Mise en avant

Culottés… et nus

Culottés… et nus ! Les starlettes et stars laids de « Frenchie off-shore » qui se la pètent à Dubaï pour la COP28 risquent de nous la faire à l’envers, l’expérience de Nans et Mouts…

Culottés… et nus,

Comme des vers, à pied, chus du

Paradis, déçus ?[i]

Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui en veulent,

Plus lui, plus elle, tous ceux qui en dégueulent,

Allez venez profitez d’la finance,

Allez venez, abuser d’l’insouciance.

A deux à mille, je sais qu’on est capables,

Tout est possible, tout est réalisable,

On peut s’enfuir bien plus haut que nos rêves,

Amasser nos fortunes pendant qu’ils crèvent[ii]

Allez, tous en chœur ! Vincent, Bernard, Xavier, François-Henri, Patrick et les quelques autres…

Sans oublier nos camarades de l’Internationale : Elon, Jeff, Mark, Warren, Tim

Toi aussi tu as été outré par l’indécence de la dernière téléréalité qui fait « du beuze », « Frenchie Shore » ?

  • Si tu as été « choqué grave», clique 1
  • Si tu as été « sur le 2 ! » tape cul (toutes mes excuses pour ma dysorthographie, vous aurez rectifié par vous-mêmes)
  • Si tu as été « déçu que certaines – rares – scènes soient coupées au montage ou floutées », abonne-toi vite à la version PRIME/VIP/GOLD

… et si tu as été « éberlué jusqu’au dégoût », envoie 4 par télégramme ou pigeon voyageur

Accroche-toi, tu n’as encore rien vu !

« Mesdam.e.s-messieur.e.s-tou.te.s & tou.te.s, bienvenue dans la saison COP28[iii] de :

FRENCHIE OFF-SHORE[iv]

plus indécent que nous, tu meurs ! »

– o –

C’est bien simple, le pl’indécence de nos bolides Maserati, Bugatti, Bentley,… laisse loin, très loin derrière la pourtant immodérée consommation d’alcool de cette brochette de fêtardés flambeurs et ‘xhibitionnistes.

… Mais elle est elle-même une goutte d’eau dans l’océan comparée à la consommation de nos yachts et de nos jets privés , qui elle-même n’est qu’un confetti dans le carnaval démesuré, le feu d’artifice d’anthologie que dégagent les fusées avec lesquelles on s’envoie en l’air, pour échapper à la gravité… de vos mines contrites et de vos regards désapprobateurs !

Alors quoi, on n’a plus le droit de s’amuser ? 

Eh oui, nous ne sommes qu’un des cent, mais que vous êtes tristes et fades, vous les 99%, qui n’êtes ni milliardaires, ni même millionnaires ! Vous nous accusez d’exploser le bilan carbone de la planète ? Peut-être, mais c’est qui qui plombe l’ambiance ? C’est pas encore plus nocif, peut-être ? Arrêtez donc de faire vos fâcheux, à force, on va préférer Praud-longer la fête avec les fachos… (oh, ça va, on ne peut vraiment plus rien dire, même pourri-Gauler…)

Culottés ? Vous nous trouvez culottés ?

Mais ouvrez donc les yeux, mes pauvres… mes pauvres… mes pauvres tout simplement – sujets et compléments sans objets. Vous ne voyez donc pas qu’on n’a jamais cessé de flamber, de faire la bamboche, de se vautrer dans des orgies, des bacchanales, avec la même insouciance, depuis la nuit des temps ? Les hommages que nous rendons cérémonieusement à Crésus nous profitent infiniment plus que vos siècles de prières à vos Jésus de pacotille.

Oui, nous avons beau être 50 fois moins nombreux, nous émettons 2 fois plus de CO2 à nous seuls que les 50% les plus pauvres de la planète, mais soyez fair-play : nos revenus sont aussi 2 fois plus élevés ! Et en richesse accumulée, on fait encore plus fort : on possède autant que vous tous réunis, vous les 99% ! Alors avec tout ça, vous ne voudriez pas qu’on n’achète que des composteurs et des légumes bio ? Même si on le voulait, on n’aurait pas la place, même en remplissant tous nos dressings, nos garages, nos salles de bal, nos saunas, nos piscines d’intérieur et nos résidences secondaires !

Et quoi ?

Le ciel nous est-il pour autant tombé sur la tête ?

Le déluge nous a-t-il englouti avant d’amener devant le tribunal divin le cas Noé ? Les sept plaies d’Egypte ont-elles dévasté nos fermes géantes, celles qui s’étendent sur des millions d’hectares arrachés aux forêts défrichées et aux peuplades autochtones ? Que nenni !

Illustration d’un article du Kfard du temps de l’Avant… 2023, en novembre 2022, souvenez-vous : https://www.lekfarddchaine.com/linvention-du-desastre-ecologique-ne-date-pas-dhier/

Oh, certes, le nombre et la gravité des catastrophes naturelles augmentent sensiblement, et le jour du dépassement[v] continue à avancer inlassablement (on en est au 2 août cette année !), mais est-ce que ça doit nous empêcher de dormir, dans les draps de soie des suites climatisées de nos villas de luxe gardiennées ?

Même pas mal ! Nous avons à peine ressenti l’effet du fameux « dérèglement climatique », cet accès de fièvre de la planète. Et pour ça, on vous doit une fière chandelle !

Eh oui, merci à vous, les 99% ! Grâce à votre extraordinaire et remarquable résilience (si, si, ne rougissez pas ! Vous êtes vraiment épatants ! Nous serions incapables de supporter le dixième de ce à quoi vous avez survécu dans ce domaine ! Comme quoi, chacun a des ressources, parfois insoupçonnées…), vous avez atteint le Graal du capitalisme, en réussissant l’exploit de « faire toujours plus avec moins » ! Malgré la croissance continue de vos effectifs (ah, foules sentimentales !), et la diminution concomitante des ressources à votre disposition, vous vous êtes partagé une part toujours plus fine d’une cerise qui diminuait à vue d’œil… Et vous avez eu la délicate attention de souffrir en silence pour nous laisser nous bâfrer de notre gâteau à la crème qui continue inlassablement de grossir, de gonfler, d’enfler : c’est bien simple, on frise la crise deux fois (très exactement deux fois… plus que vous tous réunis : c’est la part des nouvelles richesses créées sur les 10 dernières années que nous avons su capter – 28.000 milliards de dollars…[vi]).

Ce ne serait pas votre première tentative de nous prouver par A + B la supériorité de vos lénifiantes « solidarité » ou « bienveillance » : qui se souvient des bonnes intentions de l’astucieuse et trop audacieuse « Lizzie » Magie Philips ?

C’est elle qui a inventé, et breveté, le jeu du Monopoly en 1904[vii], avec des règles qui permettaient d’encourager la… solidarité entre les joueurs pour gagner la partie. Oui, vous avez bien lu ! Encourager la solidarité entre joueurs ! Mais alors d’où vient le monstre mutant de Monopoly que nous connaissons, ce champ de bataille capitaliste qui a brisé des familles par millions et généré des bataillons de spéculateurs psychopathes ? Et bien ce sont les opportunistes Parker Brothers qui ont spolié sans vergogne l’inventrice, retourné le principe et les règles initiales,  et en ont fait le blockbuster que nous connaissons tous depuis sa commercialisation en 1935, pour leur plus grande fortune, célébrité et postérité !

A+B = $$$$, CQFD[viii] !

Et vous nous demanderiez maintenant de participer à l’effort collectif ? Vous ne le savez peut-être pas, malgré le battage médiatique que nous entretenons dans les journaux et les chaînes de télévision qui appartiennent à la famille – mais discrètement, car mécènes, nous savons nous mettre en scène, mais point trop n’info ! – nous consentons déjà à une contribution sonnante et trébuchante à nos œuvres !

Allez, soyons fous, vous allez voir que nous avons le sens de la fête, en plus de celui des affaires : nous daignons, avec magnanimité,  augmenter non pas de 10%, ni même de 30%, mais de 100%notre contribution, pour la passer de 0.2 à 0.4% de nos revenus. Bon, en pourcentage, ça pourrait sembler presque mesquin, mais le montant, tout de suite a plus de gueule : attendez juste que je compte les zéros, par grappes de trois…

Quoi ? Qu’entends-je ? La planète entière se moque de ma charité, pourtant si bien ordonnée ?

Si je suivais votre raisonnement, juste pour éviter que la planète s’effondre encore plus, il faudrait que je divise mon empreinte carbone par…10 !? Mais vous n’y pensez pas sérieusement, mon brave ?

Je tombe des nues !

Et pourquoi pas nous priver aussi, moi et mes complices – pardon, mes camarades (eh oui, avec les Parker Brothers, on a piqué le concept au Marx Brother) –  du petit plaisir de retourner notre veste ou changer de look plus vite qu’Arturo Brachetti[ix], en profitant de la livraison à domicile plus rapide que l’éclair des sites de fast fashion ? En plus de notre fric, vous voudriez nous priver de nos fringues, frocs et fracs en vrac ?

Voyons, faites preuve d’un minimum d’humanité en-vert nous : si on fait l’effort de commander par internet et qu’on paye un supplément pour la livraison par véhicule électrique, on ne peut pas faire plus écolo, non ?

Vous ne voudriez tout de même pas qu’on finisse tout nus, tel Adam privé d’Eden Park ?

S’il vous plaît, s’iiiiiiiiiil vous plaît, ne nous abandonnez pas à notre triste sort…

Sans vous, les 99%, nous nous retrouverions…

comme Rolls sans Royce

               comme Jaeger sans Lecoultre

                              comme les Champs sans Elysées

                                             comme Nans sans Mouts[x]…incapables de nous débrouiller seuls !

L’herbe des golfs de notre paradis ne serait pas aussi verte sans votre sueur et vos larmes qui l’arrosent ! Nous aurions l’air de néanderthaliens hirsutes sans vos talents et soins attentionnés pour nos régimes de nababs et nos manucures sur mesure !

S’il vous plaît, s’iiiiiiiiiil vous plaît… Laissez-nous jouir de notre rêve d’insouciance,

juste encore pour une décennie… ?

               ou seulement une année… ?

                              encore un soir… ?

                                             encore une heure… ?

Encore une larme de bonheur
Une faveur, comme une fleur
Un souffle, une erreur[xi]

Caricature du Kfard pour illustrer l’article « Vendredi 13, super ou ordinaire ? » du 13 janvier : https://www.lekfarddchaine.com/vendredi-13-ordinaire-ou-super/

Mise en avant

Le Cowboy Fringant s’en est allé vers d’autres Reeves

Ostie de câlisse de Tabarnak ! Mais Dieu du Ciel et de la Belle Province, t’as-tu les mains pleines de pouces, les deux ailes t’ont-elles tombé à terre, ou t’as-tu callé l’orignal, pour avoir rappelé au plus sacrant auprès de toi deux gars pleins d’esprit qui se dressent très vite sur leurs patins, deux barbes hirsutes qui soulignent un sourire à se réconcilier avec l’Humanité tout entière ?

Ostie de câlisse de Tabarnak[i] !

Mais Dieu du Ciel et de la Belle Province[ii],

t’as-tu les mains pleines de pouces[iii], les deux ailes t’ont-elles tombé à terre[iv], ou t’as-tu callé l’orignal[v],

pour avoir rappelé au plus sacrant[vi] auprès de toi, coup sur coup,

deux gars pleins d’esprit qui se dressent très vite sur leurs patins[vii],

deux barbes hirsutes qui soulignent un même sourire,

un sourire à se réconcilier avec l’Humanité tout entière :

Hubert Reeves, le 13 octobre,

Cet astrophysicien qui a su faire découvrir l’univers à des générations de gamins émerveillés,

et Karl Tremblay, le 15 novembre,

co-fondateur et héraut des Cowboys Fringants, qui ont su mettre des étoiles dans le cœur et les yeux des mêmes générations de gamins désenchantés

Deux diamants d’âmes dont je ne sais s’ils ont eu l’occasion de se croiser et d’échanger.

Mais qu’à cela ne tienne, Etienne,

on la tient bien aujourd’hui, cette chance de les écouter dialoguer depuis leur Paradis,

qu’on imagine blanc,

blanc comme neige,

comme nuage,

comme la page qu’ils viennent de tourner en « crissant leur camp »[viii]

Dressez donc l’oreille, vous qui avez osé résister à l’attraction inexorable du Black Friday, véritable trou noir (il porte si bien son nom !) du mercantilisme mondialisé, qui déploie ses tentacules pour aspirer votre temps, votre argent… et jusqu’à vos rêves.

Chut ! Ecoutons-les :

Karl (s’amusant à gratter sa guitare) :

I’m a poor lonesome Cowboy, and a long long way from home[ix]

Hubert :

« Patience, patience,

Patience dans l’azur!

Chaque atome de silence

Est la chance d’un fruit mûr ! »

Karl :

C’est tiguidou[x] ! C’est toi qui l’a composé ?

Hubert :

Non, ce sont les vers de l’immense Paul Valéry.

Mais ils m’ont inspiré le titre de mon premier livre de vulgarisation de l’astronomie, « Patience dans l’Azur ». Je l’ai publié en 1981, pour partager ma passion d’astrophysicien. Et sur les 50 dernières années, il a trouvé plus d’un million d’amateurs ! J’aime à penser que, comme le système solaire et quelques autres parmi des millions et milliards d’étoiles ont permis l’émergence de planètes pouvant accueillir la vie, il aura permis chez quelques lecteurs de faire émerger l’envie de mieux connaître leur univers, et de contribuer à en préserver son trésor : la vie !

Karl :

D’la patience, t’as b’en raison Hubert, il en faut son compte !

« Prépare toi petit garçon

Elle s’ra longue l’expédition

Et même si on n’en revient jamais vivant

Il faut marcher droit devant

[…]

D’abord il faut franchir ce fleuve qui est l’enfance de toutes les épreuves

Là où même sa propre famille risque de le couler par la torpille

Déjà on saura si sa coque et son bateau traverseront les époques

Ou bien s’il ramera à la dure dans une chaloupe remplie de fissures »[xi]

Hubert :

Oh, ce n’est pas forcément une attitude que j’ai facilement mise en application, la patience, malgré ma posture de vieux sage ! J’ai plus qu’à mon tour eu de la broue dans le toupet[xii], sans pour autant me la péter, ça a quand même fini par me coûter mon premier mariage !

Et les lubies anglophobes des Universitaires Québécois de la « Révolution tranquille (sic) » m’ont mis en beau fusil[xiii] ! J’ai sacré mon camp vite fait, et j’suis parti en voir, du pays : la Belgique, la Russie, la France, les Etats-Unis.

Karl :

T’a pas besoin d’excuses ! J’ai moi-même pris ma part au « bûcher des vanités »

« Il n’y a point de repos pour l’éternel insatisfait

Ceux qui en veulent toujours trop, récoltent souvent que des regrets

Y a des jours où j’me dis que je marche à côté d’la vie

Je la salue de loin sans jamais croiser son chemin

Et octobre vient de passer en coup d’vent

Une autre année où je n’ai pas pris le temps

De voir l’automne s’effeuiller tranquillement

Toujours plus vite, être à la course

Exister sur le pouce

Pogné dans l’tourbillon

Je pédale après quoi au fond? »[xiv]

Et j’vais te dire, Hubert, t’as bien fait ! La vie est trop garce pour qu’on perde son temps à se sécher les dents[xv] ou à niaiser avec la puck[xvi] !

« Parce que pour vivre sa passion

Et pas regretter plus tard

Y faut ben comme de raison

Que tu commences en quecqu’part

C’est pour ça que demain y va tout abandonner

Et au diable les crétins qui veulent pas l’encourager

Parce qu’y sait qu’le vrai plaisir au fond c’est de pas savoir

Comment qu’a va finir

Sa p’tite histoire

[…]

Garder son esprit libre, trouver un peu d’équilibre

Pour le reste y s’en fout ben, Ti-Cul a hâte à demain »[xvii]

Hubert (riant malicieusement) :

Eh ben au moins, nous deux, on le sait maintenant, comment qu’elle va finir not’ p’tite histoire !

Comme me l’a écrit une lectrice, qui m’a inspiré le titre de mon 2e bouquin, « On m’a dit : tu n’es que cendres et poussières. On a oublié de me dire qu’il s’agissait de poussières d’étoiles. »

Nous y voilà ! Fini les papillons dans l’estomac[xviii], c’est nos molécules et particules élémentaires que nous allons rendre pour ensemencer l’univers !

Karl :

Des poussières d’étoiles, peut-être, mais des poussières scintillantes d’étoiles filantes !

«Travailler, faire d’son mieux

N’arracher, s’en sortir

Et espérer être heureux

Un peu avant de mourir

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va rester

De notre p’tit passage dans ce monde effréné

Après avoir existé pour gagner du temps

On s’dira que l’on était finalement

Que des étoiles filantes »[xix]

Sans beurrer épais[xx], toi et moi, on aura quand même pas lâché la patate[xxi] :

« Si je suis au bout d’la route

De ma vie beaucoup trop courte

J’partirai quand même en paix

Sans éprouver de regrets

Car même si j’ai encore la flamme

J’ai en moi cette vieille âme

De ceux pour qui la sagesse

A remplacé la jeunesse

Et qui m’a fait garder espoir

Dans les moments les plus noirs»[xxii]

Hubert :

Nous voilà devenus bien graves ! C’est peut-être pas surprenant vu qu’on vient d’avoir notre grand voyage ! Est-ce que ce ne serait pas « l’heure de s’enivrer »[xxiii] ?

Karl (enthousiaste) :

En voilà une bonne idée ! Tires-toi donc une bûche, Hubert, je t’invite pour une belle rincée dans l’shack à Hector[xxiv] !

On va se paqueter la fraise[xxv], et on invitera la Reine d’la Rue Ste Cath’rine et d’la Maine[xxvi], et Loulou Lapière[xxvii], et mon cheum Rémi[xxviii]

Hubert (après une courte – ou une longue – nuit, selon le côté d’où on le prend) :

Ouh là là ! Ça fait un moment que je ne me suis pas pris une telle brosse ! Quelle gueule de bois ! Ça ne te file pas le blues à toi, Karl, de passer la nuit comme ça sur la corde à linge[xxix] ?

Karl :

« Comme une étoile poquée dans la nuit

Je m’accroche à mon ciel et je survis

Moi qui aurais tant besoin d’une amie

Dans l’immensité de mon ennui

Comme tout l’monde, je cherche la même chose

Un peu d’amour sur mes ecchymoses

En attendant, j’tourne en rond dans la nuit

Aux alentours du Pizza Galaxie»[xxx]

Hubert :

Quel bel oxymore, Karl !

Galaxie,

c’est l’infini du temps et de l’espace qui déroule sa spirale perpétuelle,

et Pizza,

quel symbole plus caricatural de notre société de sur-consommation, de sur-exploitation en sur-régime des ressources que l’univers tout entier a mis des milliards d’années à créer !

Les atomes qui constituent les briques élémentaires de la vie sur Terre ont été forgés dans des étoiles de galaxies disparues depuis des milliards d’années. Les ressources dites fossiles ont mis des centaines de millions d’années à se former à partir des restes d’organismes vivants. Et nous sommes en bonne voie de les épuiser frénétiquement en quelques générations seulement ?

Ce n’est pas mon mal de tête qui m’est le plus douloureux, c’est mon Mal de Terre[xxxi] !

Karl :

Tu touches une corde qui m’est sensible !

« La question qu’j’me pose tout l’temps:

Mais que feront nos enfants

Quand il ne restera rien

Que des ruines et la faim?

C’est si triste que des fois quand je rentre à la maison

Pis que j’parke mon vieux camion

J’vois toute l’Amérique qui pleure

Dans mon rétroviseur… »[xxxii]

Avec une COP28 qui se prépare à Dubaï, présidée par le PDG d’une société pétrolière d’Etat, faut pas nous prendre pour des valises[xxxiii], on est vraiment en train de pelleter par en avant[xxxiv] !

« Les gens ont dû se battre contre les pandémies

Décimés par millions par d’atroces maladies

Puis les autres sont morts par la soif ou la faim

Comme tombent les mouches, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien

Plus rien

Plus rien

Mon frère est mort hier au milieu du désert

Je suis maintenant le dernier humain de la terre

Au fond l’intelligence qu’on nous avait donnée

N’aura été qu’un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à la vie

Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis

Je ne peux plus marcher, j’ai peine à respirer

Adieu l’humanité, adieu l’humanité »[xxxv]

« Quand il ne restera que 8 secondes

Avant la fin de ce monde

On r’pensera au genre humain

Qui à cause de l’appât du gain

Aura amené la planète au bord du ravin

Quand il ne restera que 8 secondes

Hey! »[xxxvi]

Bad COP … souvenez-vous de l’article du Kfard de janvier dernier : « Vendredi 13, super ou ordinaire ? »

Hubert :

En 8 secondes, Karl, « Je n’aurai pas le temps »[xxxvii] d’essayer de leur faire comprendre qu’on va droit dans le mur ! Ça prend quand même pas la tête à Papineau[xxxviii] ! Mais tu vois, même de l’autre côté du miroir maintenant, j’arrive pas à me résigner à la fatalité ! Le destin de l’Humanité ne peut pas être arrangé avec le gars des vues[xxxix] ! « Là où croît le péril… croît aussi ce qui sauve ! »[xl] Je continue, et je continuerai à nourrir « la fureur de vivre »[xli].

Karl :

« Tant qu’on aura de l’amour

De l’eau fraîche et de l’air pur

Un toit et puis quatre murs

Ce sera la joie dans not’ cour

On apprécie les p’tites choses »[xlii]

« On vieillit, les années passent

Et chacun de nous fait comme il peut

On court on tombe, pis on s’ramasse

On essaie d’être heureux

Toute une vie à patcher les trous

Du temps qui s’enfuit de nos poches

Dans un monde qui partout

Tient avec d’la broche

Mets ta tête sur mon épaule

Pour que mon amour te frôle»[xliii]

Hubert :

Merci Karl, tu me regonfles le moral ! Et plus encore !

Tu m’inspires une belle perspective pour ma « Pyramide de la complexité »[xliv]. L’entropie qui se répand dans l’immensité de l’univers en expansion a agi comme un alambic pour concentrer progressivement sa quintessence dans des trésors de plus en plus complexes : des quarks aux protons/neutrons/électrons, puis aux atomes, aux molécules, aux cellules et aux organismes vivants…

Mais au-delà des organismes vivants, quel peut être le sommet de cette Pyramide de complexité d’où l’univers nous contemple depuis plus de 40 millions de siècles (n’en déplaise au petit Caporal, petit joueur et maudit Français au passage[xlv]) ?

Tu viens de me le souffler, comme une évidence : ce sont les écosystèmes, communautés tricotées serrées [xlvi] d’organismes et… d’amour, ces Pachamamas qui nous prennent dans leurs bras protecteurs, et nous chuchotent, à travers le tintamarre et la cacophonie ambiants…

« Patience, patience dans l’Azur ! »

De magnifiques images d’étoiles et de poussières d’étoiles révélées par le nouveau télescope spatial James Webb

Mots croisés sur les routes de l’été

Bienvenue les Kfards Dchaînés pour la rentrée littéraire !
Le Grand Kfard Naüm a passé son été à glâner des bons mots sur les chemins et sous les frondaisons ombragées.
Il a fait une belle cueillette, et en a concocté une confiture de mots dans la grille ci-dessous, qu’il vous soumet pour ré-entraîner vos neurones.
A vous de jouer maintenant, régalez-vous !

Bienvenue les Kfards Dchaînés pour la rentrée littéraire !

Le Grand Kfard Naüm a passé son été à glâner des bons mots sur les chemins et sous les frondaisons ombragées.

Il a fait une belle cueillette, et en a concocté une confiture de mots dans la grille ci-dessous, qu’il vous soumet pour ré-entraîner vos neurones.

A vous de jouer maintenant, régalez-vous !

A la verticale, de l’Ouest vers l’Est :

  1. Il n’en croit pas ses yeux quand la forêt brûle, ses oreilles quand les glaciers s’effondrent dans l’océan, sa raison quand les scientifiques sonnent le tocsin.
  2. Cette Néréide porte un prénom qui fleure bon la violette. Ce Comité National se préoccupe d’une ressource naturelle de plus en plus rare. Sous la toile ou la belle étoile, tu n’y passes généralement qu’une nuit.
  3. Plus il y en a, et plus ils troublent la surface d’un plan d’eau. De Bernard Arnaud il a épousé la fille, il a tout compris 😉.
  4. Sur son plateau, c’est plus la panne à C que la panacée. Ce sont nos plus gros vaisseaux, bon sang !
  5. Tout marin qui se respecte le pratique dans chaque port. Il se cache sous les feuilles de vigne.
  6. Ce vin naît près de Lourdes, mais il ne se sert pas qu’à la messe. Quand on y arrive, c’est qu’on a déjà tout donné. Cet indicateur permet aux financiers Outre-Manche de mesurer le retour sur les dépenses publicitaires engagées.
  7. Plus il est sélectif, et plus il permet de distinguer les ordures et les déchets (mais ce n’est ni un concours, ni une élection). Rend un avis d’expert, quel que soit son domaine d’expertise.
  8. Qui tire son origine (de quelque chose ou de quelqu’un). Ce style de narration chantée et musicale traditionnel japonais accompagne le théâtre de marionnettes et tient son nom de son créateur.
  9. Quand on y met des coups, c’est le signe d’un effort physique intense ! Le silence en est.Cet archange aussi prend des vacances, en Espagne et au Portugal.
  10.  Encore une fois ! Quand il y en a des tas ! Outre-Atlantique, ce Centre d’Information Technique est au service de la Défense.
  11. Il est bientôt fini, hélas ! Ce sont des refuges, pour les déracinés ou les désorientés. Sous Windows, cette extension permet d’identifier des fichiers d’initialisation.
  12. Quand le contenu du cours l’est, c’est une bénédiction, mais quand le secret l’est, c’est une malédiction. Cette école apprend à recevoir beaucoup, mais aussi à beaucoup donner. La fin des mots.
  13. On y comprend tout, mais c’est plus cher ! Une des plus anciennes et des plus puissantes cités sumériennes. Elles se croisent à Toulouse.
  14.  Découragea ou repoussa. A Hanoï, c’est la vigne et le raisin. Tentative.
  15.  Reçu, cinq sur cinq ! S’est fait supplanter par le LED. Unité d’œuvre.
  16. Un nouveau départ à Ceylan ! On l’appelle toujours le petit écran, même si on en fait maintenant des plats. J’en suis un, et j’en suis fier !

A l’horizontale, du Nord au Sud :

  1. Les trajectoires de Sophie Adenot, qui vole si haut sans nous prendre de haut.
  2. Vu de là-bas, on est ridiculement petits ! Un danger censé nous protéger du danger.  Sans lui, certaines plantes et certains enfants en seraient toujours à ramper.
  3. Que ce soit le climat ou les médias, ils n’ont pas pu s’empêcher de l’être tout cet été. Elle aussi a chauffé pendant les vacances !
  4. Il est au cat ce que le « miaou » est au minou. Quand la boussole pointe vers Charleville-Mézières. Tu connais l’histoire de l’Anglais qui dit « euh » ?
  5. A Budapest, elle se danse à deux ou à quatre temps. Cette sale bête est de saison, hélas.
  6. Tu auras beau répéter cette onomatopée pour marquer ton impatience ou ta désapprobation, ça ne fera pas avancer le train plus vite pour autant ! Quand tu l’as, c’est le moment d’agir. Sidérale.
  7. Précède « Two Three » pour les darons, ou « Piece » pour les plus jeunes. Celle d’une chute a valu un Oscar. Précédé d’un F il fréquente la 2e définition du (11), d’un S, il se faufile entre fa et la et d’un L, il se fend d’un grand sourire 😊.
  8. Instrument de musique à 3 cordes qui fait un bruit persan. Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin en a une dans son nom… et certains prétendent qu’il en a obtenu une autre en statuettes lorsqu’il était au Quai d’Orsay.
  9. C’est depuis son port que tu peux aller admirer les célèbres récifs coralliens des îles Raja Ampat. Elle fait couler plus d’encre que d’ancres.
  10. Le petit nom qu’on donne aux Etoiles Binaires. L’Attila des joues, mentons, jambes et maillots. Beaucoup de touristes passent par cet état en revenant de Las Vegas.
  11. Il tourne en rond après sa virgule et n’en finit jamais ! Pour prendre la tangente, on ne peut pas faire plus court. C’est aussi bien le joint que l’effet qu’il fait. On l’aura tous fait après une bonne blague…normalement. Petit nom d’une éclipse annulaire.
  12. Les anciens la regardaient beaucoup dans le poste, les jeunes un peu sur la dalle. Un œil écossais, mais qui ne compte qu’au Scrabble anglais. Est au cœur du « métro / boulot / dodo ». Paris en est une, selon Ernest.
  13. Attention, ils peuvent être positifs ou négatifs ! Mégalopole capitale d’un Etat pétrolier, son nom signifie « jardin ». Un regroupement de personnes qui s’unissent pour partager un projet ou une activité sans chercher à gagner de l’argent pour elles-mêmes : ça fait rêver (sauf Gianni Infantino, apparemment)
  14. Avec son pote Proquo, ça finit souvent en malentendu ou en embrouille. Je pavanais comme un coq dans la basse-cour, et elle gloussait et caquetait ; bref, c’est ce que nous faisions tous les deux.
  15. C’est le nom de l’équipe qui a porté Pogačar vers le maillot jaune. Reprend le mot précédent, mélange les lettres, et te voilà avec une ressource précieuse pour la vie qui se raréfie. Dans l’architecture moderne il remplace avantageusement la clé de voûte.
  16. Annulaire, partielle, totale, solaire ou lunaire, elles le sont toutes. Contrainte de cisaillement d’un matériau, il suffirait de lui adjoindre un S pour semer la zizanie.

Premier contact

Aux Carmes, citoyens !
Traînez pas au Bouillon !
Pillon, Tonton,
Tentés sans mesure,
Se counèïssès la cançou (*) !

Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin !

Débordant sur les quais, elle anime

Chaque pile du Pont Neuf de sa furie

Cette Garonne qui t’irrigue, te sublime

Elle noie même ton Pastis, Ô Toulouse ! 

La Garonne dans un bon jour…

… et dans un mauvais…

Je marche dans tes pas, Nougaro

Je m’envole avec les pionniers, loin

Ici, on est au pays de Cocagne[i]

Ici, on voit les Pyrénées, la montagne

Ô mon paîs, ô Toulouse

Des sacrés durs à cuire, qui se tamponnent sévère

balancent chandelles & drop, drop pour envoyer en l’air

Un ovale de cuir, servi avec les poings

Bouchons et caramels[ii], beaux dégâts, allez Stade Toulousain !

Vous voyez l’engin ? Et bien il a été jugé trop « juste » pour faire partie de l’équipe du Stade Toulousain !

Des taureaux à occire, Matabiau, les Arènes[iii]
Gardent les stigmates, « matamos »[iv], de ces rites obscènes

Même ta vierge Noire, boxe, boxe, battle dress[v] iconique !

Sont-ce ces coups de sang qui rougissent tes briques ?

Bienvenue à Toulouse… terminus, tout le monde descend… à la Gare Matabiau

Ah, tu verras, tu verras
Les couleurs au fronton d’la Dalbade[vi], tu verras
L’histoire c’est fait pour ça, tu verras, Assezat[vii]
J’irai plus chez Tonton[viii]
J’saurais l’plan du métro sur le bout de mes doigts
Vers Balma, tu verras

Jeanne d’Arc à Jean Jaurès en 2 minutes chrono

Il sert de carrefour

Aux Abbés[ix], quel culot !

De Saint Georges[x] au Dragon écumant alentours

Roulant des mécaniques[xi], tu verras, tu verras,

Le canal du Midi, son miroir d’autrefois

Reflets de rues, de briques, de tuiles et de toits

Qui rosissent à la ronde !

Voici le Capitole, je m’pose au Florida[xii]

Les petites filles modèles[xiii] font mousser leur binouze

Rajoutant leur grain d’sel, dosé a bisto de nas[xiv]

Et en causant à Taur[xv], Saint-Sernin[xvi] elles jalousent

Aujourd’hui tes avions grimpent plus haut

Au Zénith, c’est Oli et Big Flo !

Qui monte la Garde[xvii] sur cette ville

Avant que Terre-Cabade[xviii] soit mon domicile ?

Un des monuments les plus impressionnants du plus ancien « quartier » du cimetière de Terre-Cabade. Une réplique de Saint-Sernin, rien que ça !

Ô mon (nouveau) paîs,

Ô Toulouse,

Ô Ô Toulouse

Je décolle à la Cité de l’Air et de l’Espace !

Pour donner vie à ses impressions pour ce « Premier Contact » avec cette nouvelle Vi(ll)e, le Kfard Dchaîné s’est librement inspiré de trois des plus belles chansons de Claude Nougaro :  Ô Toulouse, incontournable, pour les 2 premières et 2 dernières strophes, mais aussi les magnifiques Quatre Boules de Cuir et Tu verras, tu verras

L’illustration, inspirée de « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix, réunit des personnalités marquantes de l’histoire de Toulouse : c’est Angèle de la Barthe, une Toulousaine qui aurait été la première femme victime de la « chasse aux sorcières » qui a embrasé une bonne partie de l’Europe au XIIIe siècle, qui brandit l’étendard.

Elle est accompagnée entre autres par (de gauche à droite) :

  • Carlos Gardel, le pape du tango
  • Saint Thomas d’Aquin, religieux italien de l’ordre dominicain, considéré comme l’un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique
  • Le Petit Prince, clin d’oeil à son créateur, Antoine de Saint Exupéry, et à travers lui, à tous les aviateurs et mécaniciens aventuriers, ces pionniers qui ont « inventé » l’Aéropostale
  • Pierre de Fermat, célèbre mathématicien, mais qui fut aussi poète, latiniste et helléniste, et s’est intéressé (sur son temps libre 😉) aux sciences et en particulier à la physique (on lui doit notamment le principe de Fermat en optique).
  • Clémence Isaure, un personnage médiéval semi-légendaire, à qui on attribue la fondation des Jeux Floraux, plus ancienne société littéraire d’Europe.
  • Big Flo et Oli, qui ont revêtu pour l’occasion les couleurs du Stade Toulousain et la tenue de rugbyman !

Bruits de botte : dé-luge de « ski nous faudrait, au fond… »

Vous l’entendez, vous aussi, ce murmure qui monte doucement, qui siffle sous le vent glacial qui nous vient de la Botte, fait pencher toute la péninsule italique vers l’extrême droite, transperce les Alpes et envahit toute la Gaule ?

Vous l’entendez, vous aussi, ce murmure qui monte doucement, qui siffle sous le vent glacial qui nous vient de la Botte, fait pencher toute la péninsule italique vers l’extrême droite, transperce les Alpes et envahit toute la Gaule ? 

Cette soupe de Duce froide qui dévale les pentes des chaînes d’info en continu comme un bobsleigh lancé à pleine vitesse, vomit en cascades, se démultiplie en torrents et inonde les ondes à faire déborder le bol’loré, recouvre les vastes plaines des désespérés, des modérés, des indécis, pour finir par tout engloutir, tout corrompre, avant de se déverser dans les caniveaux de l’histoire ?

« Ski nous faudrait, au fond… », vous connaissez la rengaine, on a tous eu ce tonton ou ce papy nostalgique, gâteux ou tout simplement impuissant face au tumulte du monde, alors donnez-la moi, la fin du refrain…

donnez-moi un G, donnez-moi un U, donnez-moi un E… :

« Ski nous faudrait, au fond…

c’est une bonne guerre, pardi !

Non, pas un de ces conflits

de canard des salons,

Mais un big-bang patriotique

Une moisson olympique

Qui remplit les tombes

De corps fauchés par les bombes… »

Par dessus les temps, soudain j’ai vu
Evoquer des lois sauvages, elles s’en revenaient
D’Mussolini, rappel des noires années
Des idées d’poivrots, par dessus les chants
Venant du moyen-âge, les hordes chantaient
Les médailles brillaient, « Les métèques dans des cages ! »
Et tous ces fachos qui s’pâment si bien
Derrière leur maquillage
J’aurais bien aimé les précipiter
Au bout de leur voyage[i]

Quelle belle affiche, ces jeux « entre soi » où il n’y a pas besoin de vigiles pour filtrer les athlètes « fréquentables » !

Une Hollandaise qui roule un patin en vitesse à un influenceur ricain et arrive en jet privé, on ne va pas en faire tout un fromage ? Eh si ! Parce qu’à la Leerdam-heure, elle fait un malheur[ii] !

Regardez les podiums, ces brassées de blondes et de blonds aux yeux bleus, ça aurait fait rêver tous les bons à rien qui ont raté Münich en 1936 !

Le bruit de fond est tellement obsédant qu’on aura, lors de cette Saint-Valentin 2026, plus entendu parler du point Godwin[iii] que du point G ! Et voilà que je glisse sur cette plaque de verglas (… plutôt vert kaki à la réflexion) pour tomber moi aussi dans le panneau !

Et puis ce n’est pas comme si c’était un luxe de plus en plus indécent de profiter de la neige en hiver, quand même, non ? Soyez réalistes, si les effets du réchauffement climatique avaient un tant soit peu de preuves scientifiques, vous pensez vraiment que l’Arabie Saoudite se serait proposée pour organiser les Jeux Asiatiques d’hiver en 2029 ?

Mise en scène ou en abîme ? Notre destin en jugera

Heureusement, nous avons une occasion en or de redresser le tir en 2030, car nous avons eu l’insigne honneur (cocorico !) de nous voir attribuer l’organisation des prochains Jeux d’Hiver dans les Alpes françaises !

Courchevel, Méribel, Serre-Che,

nous donnerez-vous enfin ce qu’on cherche ?

La Clusaz, La Plagne, Val d’Isère,

dites-nous que nous échapperons à la misère !

Quelle misère ?

Celle de vivre ce cirque sous le chapiteau de Marine, Jordan, Bruno, Eric, Marion, ou Jean-Luc

              Qui se rêvent en Donald, JD, Giorgia, Benyamin, Viktor, Vladimir, Kim…

                            Quel cauchemar dystopique !


Pattes de mouche du Kfard :

Une (très) brève histoire de l’humanité

Résumé des épisodes précédents :

Nous sommes venus

Nous avons vécu

Nous avons commis quelques bévues…

… et maintenant il ne tient qu’à nous, petits Kfards,

d’écrire et de jouer, ensemble, la suite de notre symphonie

plutôt que de céder à la cacoph-honnie ambiante

Attention, d’Angers : l’Apocalypse !

Oyez, oyez, braves gentes et gens,
Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps
Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande
Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande

Vous aussi vous êtes atterrés par le manque criant – souvent hurlant et gesticulant – d’imagination des satrapes à la tête de l’hyperpuissance bouffie et arrogante qui se targue de dominer le monde ?

Après avoir ressorti de la naphtaline le bazooka des taxes douanières des années 1920 qui avaient donné de si brillants résultats à l’époque, les voilà qui recyclent maintenant le manuel de l’anti-guérilla en Amérique Latine, cette contre-révolution manigancée par le CIA dans les années 1960-1970 pour remettre dans le droit chemin (ou serait-ce le chemin de droite ?) toutes ces peuplades à qui il prenait soudain des velléités de reprendre leur destin (et leurs ressources) en main.

Un despote local qui refuse qu’on lui torde le bras ? Qu’à cela ne tienne, il n’y a qu’à envoyer la cavalerie, et en deux coups de cuiller à pot, on ceint Nicolas, on le charge dans le traîneau du Père Fouettard, et on ramène la coupe à la maison.

Comment ça c’est fouler au pied les bases mêmes de l’ordre international dont nos glorieux aïeuls ont été les plus ardents fondateurs ? Et alors, puisqu’on peut se le permettre et que personne n’ose moufter ?

Ça sent le rassi, ces plans foireux recyclés du siècle dernier ? Et encore ! Vous ne vous doutez pas que le plan de départ est encore bien plus faisandé que ça !

Figurez-vous que le Grand Kfardnaüm a mis la main sur le plan initial qui date du… 14e siècle, rien que ça ! Alors petits Kfards Dchaînés et chanceux, profitez de votre privilège, et laissez-moi vous dévoiler, en exclusivité, l’incroyable épopée :

D’Angers l’Apocalypse !

Vous doutez de mes sources ? Allez donc vérifier par vous-même, je vous conseille la visite, au cœur du Château d’Angers. Vous verrez de vos yeux que ce n’est pas une « fake news » cousue de fil blanc : la tapisserie est bien exposée là, au vu et au su de tout le monde, comme les dossiers Epstein devraient l’être.

Oyez, oyez, braves gentes et gens,

Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps

Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande

Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande

Pour ne pas en perdre le fil, il vous faudra braver d’Angers

son château, ou de mon interprétation capillotractée,

Le récit, aux lumières de notre vingt-et-unième siècle revisité

Pour sauver notre espoir éclairé de leurs desseins diffractés

Chapitre 1 : Introduction par le Vieil Homme

Ecoutez la ballade de ce bon vieux Cotton Eye Joe, pas encore endormi, occupé qu’il est à dérouler le menu sur sa tablette, dans sa Maison Blanche imposante mais un peu démodée (vous ne trouvez pas, vous aussi, qu’une nouvelle salle de bal repeinte en marbre et or du sol au plafond serait du plus bel effet ?).

A l’approche de sa réélection – qui pour lui ne fait aucun doute, à ce moment-là de 2020 – il ne s’est pas suffisamment inquiété du feu qui couve entre les deux anges qui se défient au balcon, pointant leurs étendards dans des directions opposées, celui de gauche rappelant, avec ses fleurs de lys, l’héritage et l’ancrage européen de l’Amérique, tandis que celui de droite veut mettre le cap sur… Mars, eh oui, c’est un Musk !

Saint Jean à Patmos (ou « singeant le pathos » ?)

Le premier tableau de ce chapitre a (« comme par hasard », diraient les contempteurs de leur fachosphère) disparu. Serait-ce une tentative maladroite de plus d’effacer de l’histoire l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 par les hordes sauvages de leurs foules manipulées ?  Chauffées à blanc par la propagande de l’apprenti Dictateur, encouragées par son long silence complice, elles ont envahi et saccagé ce sanctuaire de la Démocratie, menaçant leurs représentants légitimes et violentant les employés qui tentaient, au péril de leur vie, de défendre ce symbole de leur Patrie. 

Les sept Eglises

Château d’Angers; Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 02, Les sept Églises.
Cultural heritage – www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG002_F_Angers

Vous reconnaîtrez la coiffure orangée et le baril de pétrole sous le bras du singeant milliardaire de gauche, qui, à peine assis sur le trône tant convoité, contemple sept projets de « Tours Trump » qui lui sont soumis pour sa grande « Riviera sur les ruines de Gaza »…  Vous apprécierez tout particulièrement les torrents d’or que vomissent chacun des édifices pour irriguer les flux de richesse qui affluent vers cet insatiable Picsou. C’est assurément dans ce fleuve qu’il aime pécher capitaux avec sa gourmande famille et ses complices en luxure. Pour les 5 autres, il se débrouille très bien tout seul !

D’ailleurs… Interro surprise pour mes petits Kfards, allez hop, sortez vos crayons ! C’est quoi les 5 autres péchés capitaux ? Vous avez 2 minutes, on verra ceux qui ont révisé leur leçon pendant les fêtes !

Le Christ au glaive

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 03, Le Christ au glaive.
Cultural heritage- pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG003_F_Angers

Mais pourquoi donc s’obstine-t-on à ne pas lui accorder ce Prix Nobel de la Paix qu’il a tellement mérité ? Certes, il n’est pas le cierge le plus lumineux du lot, mais il s’est pourtant appliqué à jeter de l’huile sur tous les feux qui passaient à sa portée, à menacer de sa vindicte le moindre de ses détracteurs, à brandir le glaive face au plus insignifiant insecte qui oserait tenter de bourdonner à son oreille – et des insectes, il y en a tant sous les Tropiques, tiens, au Venezuela par exemple ! N’y a-t-il donc que la FIFA et son Infantino pour venir ostensiblement baiser les pieds de son énorme potentiel pacificateur (peut-être, mais rémunérateur, assurément) ?

Dieu en majesté

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 04, Dieu en majesté.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG004b_F_Angers

Le voilà, le roi-bouffon, à la tribune de l’ONU, exhibant le jeu de clés des multiples armes terrifiantes dont il agite la menace. Avec sa main il mime théâtralement un pistolet chargé, pointé sur le groupe en haut à droite : Cuba, Mexico, Nicaragua, vous savez ce qui vous attend ! Ses quatre serviteurs zélés (et z’ailés) s’affairent autour de son trône avec des rouleaux de PQ, pour pallier son incontinence notoire… pas que verbale.

Les larmes de Jean

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 06, Les larmes de saint Jean.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG006b_F_Angers

Le percepteur des impies présente au Potus obtus la note particulièrement salée de ses orgies et fastueux cadeaux fiscaux à ses potes ultra-riches, qui creuse dangereusement le trou de la dette laissée aux générations futures. Donald appelle un ami (vous reconnaîtrez le geste de la main portée à son oreille), et Elon arrive illico, trapé dans sa Doge, méprisant le messager des mauvaises nouvelles : « Y’a qu’à couper drastiquement les aides si dispendieuses pour les pauvres, et hop ! Le tour est joué ! » 

Les vieillards se prosternent

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 05, Les Vieillards se prosternent (ou l’Adoration des vingt-quatre Vieillards).
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG005_F_Angers

Sidérés par l’attitude déconcertante du tyran, menaçant, colérique et imprévisible, la première tentative des nations alliées historiques est de ménager ses faveurs et calmer ses ardeurs en le flattant et en se prosternant. Le garnement, rendez-vous compte, ne modère un tant soit peu ses réactions de colère et de rage que lorsqu’on le couvre de colifichets dorés et de compliments obséquieux… et il se rêve roi du Monde ?

L’agneau égorgé

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 07, L’Agneau égorgé.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG007_F_Angers

On a failli croire en être débarrassés, tous les regards stupéfiés tournés vers cette scène diffusée en Mondovision depuis Butler en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. Son sang a bien coulé, mais ce n’était qu’une égratignure à l’oreille… et la mise en scène a finalement consolidé son mythe auprès de sa foule de croyants si crédules.

Premier sceau : le vainqueur au cheval blanc

Ah ces anges démocrates qui s’évertuent à vouloir lui mettre sous le nez la litanie de ses méfaits et dégâts ! Mais qu’à cela ne tienne ! Ce Néron moderne a l’archet, et le violon, pour chanter sa propre gloire, vanter ses mérites incommensurables au mépris de cet amoncellement de faits et de preuves aussitôt discréditées comme « fake news ». Les informations bidon, c’est pourtant lui qui les défèque à longueur de tweets rageurs et délirants. Vous reconnaîtrez l’oiseau twitteur perché dans l’arbre, avant qu’il ne soit rayé de la carte par un X).

Troisième sceau : le cheval noir et la famine

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 11, Troisième sceau: Le cheval noir et la famine
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG009_F_Angers

Ouh là, voilà que la Justice cherche à s’en mêler, sous-pesant chacune de sa longue liste d’entorses à la Loi ! Heureusement qu’il est bien entouré, le fourbe, par une armada d’avocats, depuis le rossignol bombant le torse à la cîme de l’arbre jusqu’au serpent vicelard dissimulé dans l’herbe. Qu’elle s’enferre dans les ronces d’un vice de forme ou se prenne le mur de la Cour suprême, peu importe, pourvu qu’aucune de ces procédures n’aille jamais au bout. « Pas pris, pas vu », la voilà sa devise. Il suffisait d’y penser !

Quatrième sceau : le cavalier au cheval livide et la mort

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 12, Quatrième sceau: Le cheval livide et la mort
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG010_F_Angers

« Mais qu’est-ce qu’on est serrés, au fond de cette boîte ! » gémit la cohue des hommes dévorés par les conséquences du réchauffement climatique, dans cette cocotte-minute dont le couvercle est fermement maintenu par le diablotin climato-sceptique. « Peu importe que le monde brûle tout entier dans les enfers, pourvu que je sois le plus riche du cimetière ! » se gargarise le squelette increvable, les doigts crispés sur son épée… en or, forcément.

Cinquième sceau : les âmes des martyrs

Et voilà la théorie du ruissellement démontrée ! Le déversement de violence lié au cocktail explosif entre la prolifération des armes à feu et la propagation des discours de haine multiplie les tueries de masse qui déciment le pays – en prenant son écot y compris dans les rangs des plus irréductibles supporters MAGA. Le grand escogriffe liste ceux qui méritent le salut divin, à l’aune des grasses prébendes versées.

Sixième sceau : tremblement de terre

C’est la scène finale de ce premier chapitre, et elle aussi a disparu dans les obscurs méandres de l’histoire !

Ne serait-il pas temps de la réinventer, pour réenchanter enfin ce monde en perdition dans sa course absurde vers un toujours plus d’on finit par ne plus trop savoir de quoi ?

C’est effrayant, un tremblement de terre, tout comme une apocalypse !

Mais il est temps de revenir aux racines grecques du mot : l’apocalypse, ce n’est pas une catastrophe, c’est avant tout une révélation !

Et si la révélation, c’était qu’il n’appartient qu’à nous de la secouer, cette Terre, de la faire trembler assez pour la débarrasser de tous ces Fous de Rois,

Ces rois du monde, qui vivent au sommet
Ils ont la plus belle vue, mais y a un mais
Ils ne savent pas ce qu’on pense d’eux en bas
Ils ne savent pas qu’ici, c’est nous, les rois

Les rois du monde font tout c’qu’ils veulent
Ils ont du monde autour d’eux, mais ils sont seuls
Dans leurs châteaux, là-haut, ils s’ennuient
Pendant qu’en bas, nous, on danse toute la nuit

Nous, on fait l’amour, on vit la vie
Jour après jour, nuit après nuit
À quoi ça sert d’être sur la terre
Si c’est pour faire nos vies à genoux?

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

« J’ai toujours préféré aux voisins mes voisines » fredonnait Renan Luce. Vous avez cet air frais et dansant dans les oreilles ? Alors vous êtes prêts pour la face 2 du disque (rayé lui aussi, comme son costume dorénavant), c’est parti mon ‘kozy !

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

Des «Euh !… tu pensais vraiment pas te faire choper ? »

Des « Oh ?  Jusqu’à la Santé tu joues les pucelles ? »

Quand la sentence s’impose malgré les simagrées

De ma fenêtre en face

Du parloir en plexiglas

J’me dis que c’est très bien

D’pas faire comme si de rien

Quand tu brandis le manche

Vers la magouille tu penches

Démasqué !

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

Des «Ah !… tu nous prends sérieusement pour des c… ? »

Des « Y’ en a encore qui te lèchent les semelles »

Conviés au grand bal par Louis fils de Ment-on

De ma fenêtre en face
Du parloir en plexiglas

Je médite sur ces princes

Qui en famille parvinssent
Allument la mèche-vitrine
Gonflent leur poitrine
Fierté mal placée

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

Des A, des E, des I, des incarcérations !

Dans un mois parions, tu te feras la belle

En creusant un tunnel sous l’hôtel de Crillon

De ma fenêtre en face
Du parloir en plexiglas

Concurrence déloyale

Au pauvre tribunal
Une campagne intense
Déploie son influence
Puis d’opaques rideaux

Et c’est la goutte d’eau

Des recours en cascade
Portent l’estocade
T’as trouvé des donneurs
Pour ta légion d’horreurs
Ils défilent par centaines
Répétant ta rengaine

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles

J’ai toujours proféré aux voyous des voyelles…

Librement inspiré de : Renan Luce – Les Voisines © Universal Music Publishing

Hors raison

« Au secours, Francis, ils sont devenus fous ! » Le Kfard mobilise toute ta force d’émotion mélancolique pour interpeller (avec deux ailes, comme la colombe de la paix) ce qui nous reste d’humanité alors que les feuilles, elles aussi, tombent… comme les vies sur ces nouvelles plages du débarquement

C’est le tumulte qui assourdit le plus

Dans ce feu roulant des corrompus

De la bile ancienne sature les hauts-parleurs

Sur tous les tons

On doit être hors raison

L’amertume déroule son flot continu

Ses anathèmes

Ses refrains vides et têtus

Pour quelques milliards de plus

Dans leur océan de pognon

On doit être hors raison

Le froid transpire de ces trop riches parvenus

Qui cherchent juste à être quelqu’un de connu

Et la misère déborde

Au pied des pavillons

On doit être hors raison

Un monde s’égare

Dans les brumes digitales

La colère citoyenne est si près

Les gouvernements nous condamnent

Aux écrans de fumée

Personne ne sait plus où il est

On pourrait tout perdre, les mers, les montagnes, les rues

On pourrait mettre

Au thermomètre

Dix degrés de plus

Ou bien peut-être un jour

Les gens réaliseront

On doit être hors raison

L’amertume déroule son flot continu

Ses anathèmes, ses refrains vides

« Où es-tu ? »

Toute l’humanité déborde

Au seuil de nos pavillons

Attend-on l’oraison ?

Un monde s’égare

Dans les brumes digitales

La colère citoyenne est si près

Les gouvernements nous condamnent

Aux écrans de fumée

Personne ne sait plus où il est

Un monde s’égare

Personne ne sait plus où il est

Pattes de mouche du Kfard :

Ici et maintenant

Ton regard malicieux
Ouvre un univers constellé d’étoiles !
Les astres y crépitent,
des galaxies tournoient,
disparaissent dans l’infini derrière tes paupières,

Sur quel monde tes yeux s’ouvrent-ils ?

Ton regard malicieux

Ouvre un univers constellé d’étoiles !

Les astres y crépitent,

des galaxies tournoient,

disparaissent dans l’infini derrière tes paupières,

des points d’exclamation rythment tes babillements,

des points d’interrogation froncent tes sourcils naissants.

Sur quel monde tes yeux s’ouvrent-ils ?

Aurai-je le courage d’avoir honte des scories que nous laisserons à ta génération ?

Quelle gueule de bois !

Nous nous sommes endormis il y a quelques années dans l’angoisse d’une bombe démographique,

d’un tsunami de bébés qui allait submerger notre pauvre planète à l’agonie,

siphonnée jusqu’à la moelle par notre délire de consommation,

poussée à son dernier soupir par notre orgie de gadgets dernier cri.

Ce ne sont pas eux qui vont é-COP-er quand la barque commencera à tanguer…

Nous avons fait couler des torrents d’encre sur des forêts de vaines ré-pétitions,

               pour sauver les baleines,

les éléphants,

les koalas et les abeilles,

et même, comble de l’orgueil, la planète elle-même…

Et dans tes yeux malicieux,

 je la vois sourire, notre planète bleue, à la fois attendrie et triste,

comme à une pleine Lune qui, les joues gonflées de vanité, se serait crue Soleil.

Elle sourit, cette minuscule bille bleue qui nous sert de refuge, et qui tourne depuis la nuit des temps dans un vide infini sombre et gelé.

Elle sourit, cette Pachamama[i] patiente et résiliente, qui encaisse sans broncher les coups du sort les plus fâcheux depuis sa naissance il y a 4,6 milliards d’années :

  • Un bombardement incessant de météorites qui crible sa surface, striant parfois le ciel nocturne de magnifiques étoiles filantes. Mais leurs impacts pouvaient aussi provoquer de véritables crises existentielles. Par exemple lorsqu’elle fut emboutie par Théia (une proto-planète à peine plus petite qu’elle), et sous le choc de leur rencontre, enfanta dans la douleur de la Lune il y a 4,5 milliards d’années. Ou lorsque le précédent gros boulet qui avait voulu s’approprier le golf (pardon, le Golfe) du Mexique, il y a 66 millions d’années, s’est écrasé comme une m… à Chixculub, effaçant au passage de sa surface ceux qui avaient à ce moment-là l’arrogance de croire y régner en maîtres : les dinosaures.
  • Une irradiation permanente au vent solaire qui peut lâcher des bouffées aussi abrasives que le souffle d’une explosion atomique, dont elle se tire (et nous tire) avec seulement quelques élégantes draperies étincelantes d’aurores – boréales ou australes.
  • Les reflux magmateux de ses brûlures d’estomac qui percent régulièrement sa surface ou les jointures de ses plaques tectoniques de purulentes, fumeuses et destructrices éruptions volcaniques et baveuses coulures de lave.

Et voilà que ce gobelin d’Homo Sapiens qui se croit tout permis parce qu’il n’a pas encore l’âge – après seulement 7000 générations – d’être corrigé comme il le mériterait, s’ingénie à tester ses limites.

Comme un vulgaire avare insatiable, il accumule sans limite tout ce qu’il peut, et tout ce qu’il ne peut pas accumuler, il le piétine sans ménagement.

Et le voilà qui commence à pleurnicher parce qu’il n’est pas encore rassasié, parce qu’il en veut encore, encore plus, toujours plus, et qu’il ne comprend pas que sa Pachamama ne cède pas à sa dernière exigence, comme elle a fini par le faire à toutes les précédentes.

Elle ne lui tenait pas rigueur d’avoir éliminé un par un tous les colosses qui dominaient la chaîne alimentaire mondiale, des mammouths aux tigres à dent de sabre, pour finir par faire du steak haché et du sushi les symboles de son hégémonie. Il avait beau avoir directement provoqué la 6e phase d’extinction massive des espèces, elle ne bronchait pas.

Elle fronçait à peine le sourcil à chaque nouveau génocide marquant la dérive fratricide de ces créatures qui s’abandonnaient à leur côté obscur, et qui s’acharnèrent à tenter d’effacer méthodiquement de sa carte les Amérindiens, les Arméniens, les Juifs, maintenant les Palestiniens – ou à les réduire en d’inhumains esclavages (eh oui, en matière de massacres et d’horreur, l’histoire, hélas, bégaie).

Sa colère montait si lentement ! Elle ne s’était empourprée que d’1,5 degrés depuis 1850, alors que les ingrats avaient sur la période transformé la merveille qu’elle avait mis des millions d’années à leur peaufiner en capharnaüm déliquescent.

Ils avaient foré et massacré à tue et à dia pour faire vrombir les moteurs de leurs pétrolettes, avions charters, jets privés ou yachts, remplir leur panse de frappuccino caramel ribbon crunch chez Starbucks ou saturer des milliers de datacenters aux capacités de stockage démesurées avec des selfies et des photos et des vidéos de… chats.

Ils continuaient à accumuler des montagnes de déchets jusqu’au plus profond des océans, au point d’en faire un 7e continent[ii]. La planète dépotoir de Wall-E[iii] est-elle seulement une caricature de ce qui nous attend ?

Pas de panique, les multi-milliardaires s’occupent de la survie de l’humanité… on est sauvés… !

« Là où Attila a passé, l’herbe ne repousse plus ! » Cet adage attribué au chef des Huns, cette tribu barbare turco-mongole qui mit une bonne partie de l’Europe à feu et à sang au 5e siècle, ne serait-il pas en train de devenir le slogan de l’humanité tout entière ?

Dans quelques rares moments de lucidité, l’Homme se demande parfois – mais jamais très longtemps, ça a une fâcheuse tendance à l’angoisser – s’il n’est pas en train de faire glisser toute la planète dans l’abîme de l’autodestruction…

Mais voilà que l’arrogant se prend pour Dieu avec sa dernière lubie, l’ « Intelligence Artificielle[iv] ». Et puisque notre planète 5 étoiles pourrait finir par devenir invivable – qu’à cela ne tienne : il n’aurait qu’à abandonner la Terre – qu’il aura laissée agonisante – pour aller planter sa tente dans un camping un peu plus loin – Mars – pour pouvoir continuer à tout dilapider en toute insouciance.

« Notre » Terre continuera-t-elle longtemps à se laisser bafouer ainsi, inpunément ?

… En quelques années la courbe démographique galopante, exponentielle – qui nous faisait craindre de bientôt manquer d’assez de surface pour poser tous ces pieds trépignants et nourrir toutes ces bouches avides supplémentaires – s’est retournée comme une chaussette. Et nous nous rappelons soudain que notre présence sur Terre, comme celle de la Terre elle-même dans l’Univers, n’est qu’une toute petite parenthèse dans un tout qui, selon la loi de l’entropie universelle, va vers une décrépitude inéluctable.

En un claquement de doigt, la Pachamama nous laisse, vilains garnements, face aux conséquences directes et brutales de nos propres excès : nous seuls déciderons de la vitesse et de la violence des supplices (auto-infligés !) qui nous éradiqueront de la surface du Globe, en quelques dizaines, quelques centaines ou quelques milliers d’années.

Dans 2 à 3 milliards d’années, quand notre Soleil aura brûlé tout son hydrogène et aura enflé en étoile Géante Rouge, en avalant les orbites de Mercure et même de Vénus, et fera de la Terre une crème brûlée dans une phase de réchauffement climatique extrême à laquelle nous ne pourrons vraiment rien cette fois-ci, la Pachamama s’endormira avec le sentiment certes du devoir accompli, mais d’un immense gâchis.

Mais d’ici là elle sera toujours sur la scène, elle, bien après l’anthropocène[v], et continuera à danser autour du Soleil,

marée après marée,

jour après jour,

saison après saison,

année après année,

cataclysme après cataclysme.

Et la Vie continuera à prospérer à sa surface – bien après nous – avec d’autres espèces qui évolueront, et dont certaines, qui seront sur le devant de la scène dans 60 millions d’années, se réjouiront de découvrir des gisements d’une toute nouvelle source d’énergie, du pétrole ! Du pétrole formé par les dépouilles accumulées de tous nos peuples et nos troupeaux, et auront peut-être, elles, l’intelligence d’apprendre à faire du partage et de la sobriété leurs valeurs dominantes.

Alors je regarde à nouveau ton sourire malicieux,

et je m’y plonge tout entier,

car dans ton visage,

je vois toute la beauté et l’amour que déploie notre Planète        

je sens la douceur de ta joue, la force et la résilience de la Vie qu’elle chérit

j’entends les bruissements des branches,

le ressac sur le rivage,

le gazouillis de volées d’oiseaux,

le babillement de 7000 générations de bébés

Ton regard plonge dans le mien, vient y puiser profondément tous les rêves des générations passées et à venir,

Tes bras et tes paupières cèdent et tombent, doucement, inexorablement.

Mon cœur bat au rythme de ton souffle,

Mon âme vibre au rythme des émotions qui affleurent sur ton visage, serein,

Dans une communion qui dure depuis toujours,

                              Et ne s’arrêtera jamais

                                             Ici et (ta) main tenant


Pattes de mouche du Kfard :

Mots croisière

C’est le temps des vacances, mais ce n’est pas une raison pour laisser griller tes neurones sous un soleil de plomb ou sur le charbon ardent d’un barbecue, les laisser prendre l’eau dans l’écume des vagues qui viennent s’échouer sur le sable ou sous la bruine d’un parcours de randonnée.

Offre-leur, à eux aussi, un beau voyage en compagnie du Kfard Dchaîné. Grille, crayon (et peut-être gomme)… et c’est parti !

Du Nord au Sud (verticalement) :

  1. Que ce soit sur les aires d’autoroute, dans les foodtrucks des plages ou les buffets des campings, les menus le sont généralement.
  2. Elles résident dans des havres de verdure au milieu de déserts.  Elle vaut son pesant d’or, Outre-Manche ou Outre-Atlantique.
  3. Ils font très mal quand ils sont lancés, sur un champ de bataille ou dans un débat à fleurets à peine mouchetés d’un conseil d’administration. Il manque dans la série : mais ou et donc ni car. Chez Ponce Pilate et chez Nietzche, ce latin précède l’homo.
  4. L’eau devient basique quand il dépasse 7. Ils tuent le temps comme ils peuvent en attendant impatiemment la rentrée.
  5. Elles n’en ont pas marre de se répéter ? Il a sa place dans le bouquet lorsqu’il est garni.
  6. Relatif à la planète aux anneaux, il a tellement tourné qu’il en est dans le désordre. A moitié.
  7. Elles étaient les ancêtres des Agences Régionales de Santé, quand les hôpitaux avaient encore la cote. Signifiant œdème en Slovène, ce prénom est pourtant donné à environ 50 enfants tous les ans en France. Un autre prénom exotique, porté par un premier ministre de la Suède.
  8. Mis sur le marché. Au padel, on peut en enchaîner plusieurs.
  9. Parfaitement approprié. Propres, avec de l’eau chaude, ils sont conseillés pour faire face à toute urgence de santé par nos grands-mères (et aussi tonton !)
  10. Dans un groupe qui présente cette caractéristique, personne ne partage les informations importantes (toute ressemblance avec des cas existants serait purement fortuite, bien évidemment…) ! Pour les Espagnols, c’est un camarade (argot).
  11. Cette embarcation à fond plat sert au chargement des navires. Comme une mule.  Exempt (d’impôts aux temps anciens, ou plus récemment de maladie).
  12. Cette fleur nous arrive d’Inde, comme l’œillet ou la rose. Elle a pris du volume.
  13. Elles n’ont pas été altérées par le passage des années. Institut Non Linéaire de Nice, hébergé dans un bâtiment du CNRS à Sophia-Antipolis. Quand deux curriculum vitae sont ex aequo, on en compte en effet deux.
  14. Retire. Cette espèce de salamandre d’eau douce d’Amérique Latine n’a rien à voir avec l’ometeotl, cette sorte d’entité suprême, immatérielle de la mythologie aztèque, à part qu’elle finit comme elle.
  15. Partisan d’une doctrine christologique défendue par le patriarche de Constantinople qui lui donna son nom, qui fût condamnée par le Concile d’Ephèse. Quatre points cardinaux, point final.

De l’Ouest à l’Est (horizontalement) :

  1. Un séjour « all inclusive » que je ne souhaite pas à mon pire ennemi (quoique…).
  2. C’est bateau, mais ça en jette ! Elle développe des racines adventices, comme le lierre ou le chiendent.  
  3. Ce parti politique qui vécut de 1960 à 1990 fut dirigé entre autres par Michel Rocard. Ils s’intéressent aux cultures et aux sociétés.
  4. Ces canards sont de grands voyageurs, mais leurs plumes finissent dans nos édredons. Elles sont en quelque sorte les  « Huggy les bons tuyaux » des fonds sous-marins.
  5. On y débute à table avant de conclure généralement par l’addition. En Esperanto et en Ido, c’est une thèse.
  6. Symbole du copernicium. Cette compagnie aérienne française fut un temps concurrente d’Air France. Ce mot qui épelle les initiales CT de « contraterrene » (« constitué d’anti-matière ») a donné son nom à une série de l’auteur de science-fiction Jack Williamson.
  7. Elle est sans importance ou sans danger, c’est vous qui choisissez pour une fois. Vous n’apprendrez pas à ce capucin à faire des grimaces. 
  8. Cet établissement est situé du côté huppé de la Seine (en 3 mots). Symbole chimique du xénon.
  9. Je vais vous le laisser à ronger, ça vous occupera. L’air circule dans cette pièce. Il aura fallu la 1e guerre mondiale pour la sacrer en France.
  10. Totalité des éléments d’un tout, se combine volontiers avec tous.  Lors de la guerre civile burundaise (1993 -2005), ce mouvement hutu ambitionnait de libérer la nation.
  11. Un temps maîtresse de Zeus, elle continue encore aujourd’hui de tourner autour de Jupiter. S’il tombe du nid, il ne fera pas une omelette.
  12. Pourquoi les journées en vacances paraissent-elles toujours plus courtes que les journées au travail, et pourquoi est-ce que le cornet tombe toujours du côté de la glace, et pourquoi est-ce que l’herbe semble plus verte dans la pelouse du voisin ?
  13. Précédé d’un N, pour un latin, c’est maintenant ! Les collectivités se servent de ces lignes directrices pour formaliser leur politique RH. Il manque tellement à # TOO. Celle qui en mène la lutte aujourd’hui, c’est Nathalie Arthaud.
  14. Elle marque un coup de sang !
  15. Pour faire court, C, mais si vous préférez plus long, les Allemands en font tout un lac, voire une mer. Ça c’est la famille, ouech mon frère ! Chercher à connaître la pensée… du Kfard Dchaîné par exemple, ça vous aidera pour compléter ces mots croisés.

Immond’Disney Parade

Démocratie,

Les mots me manquent, à ton chevet,

pour regonfler ton chœur jadis coureur.

Voudrais-je débattre des missions d’un président, d’honneur, de leçons

D’un cancer qui un seul camp sert,

un cas à part qui accapare, accumule, accuse et accule

une couverture de papier glaçant

qui veut faire des cendres de siècles d’encyclopédies

                                             un malfrat fat qui s’imagine en mâle alpha

qui sature nos écrans de parade illusoire,

               de taco-phonies[i] virulentes

                              de rodomontades ridicules

Voudrais-je lui demander si le BBB de sa « Big Beautiful Bill »[ii], est l’équivalent du AAA que nous réservons à nos meilleures Andouilles

Que sa meute servile me balancerait au visage un ICE Bucket[iii],

qui éclabousserait ma famille, mes amis et ma communauté.

Me ligoterait les mains dans le dos, me mettrait à genoux, à plat ventre,

Me pousserait de l’autre côté de son odieux mur,

 censé barricader tous les ultra (ultra-riches, ultra-conservateurs) qui s’auto-condamnent dans ce minable modèle réduit de Fort-Knox,

Fort fort lointain de toi, Démocratie, et de nous, restants d’Humanité

Faut-il attendre qu’ils aient bouclé le dernier verrou de la dernière serrure de ce foutu mur, pour qu’ils découvrent, sidérés, avoir perdu le souffle, la saveur, et la stature de ta Liberté,

Démocratie ?


Pattes de mouche du Kfard :