Premier contact

Aux Carmes, citoyens !
Traînez pas au Bouillon !
Pillon, Tonton,
Tentés sans mesure,
Se counèïssès la cançou (*) !

Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin !

Débordant sur les quais, elle anime

Chaque pile du Pont Neuf de sa furie

Cette Garonne qui t’irrigue, te sublime

Elle noie même ton Pastis, Ô Toulouse ! 

La Garonne dans un bon jour…

… et dans un mauvais…

Je marche dans tes pas, Nougaro

Je m’envole avec les pionniers, loin

Ici, on est au pays de Cocagne[i]

Ici, on voit les Pyrénées, la montagne

Ô mon paîs, ô Toulouse

Des sacrés durs à cuire, qui se tamponnent sévère

balancent chandelles & drop, drop pour envoyer en l’air

Un ovale de cuir, servi avec les poings

Bouchons et caramels[ii], beaux dégâts, allez Stade Toulousain !

Vous voyez l’engin ? Et bien il a été jugé trop « juste » pour faire partie de l’équipe du Stade Toulousain !

Des taureaux à occire, Matabiau, les Arènes[iii]
Gardent les stigmates, « matamos »[iv], de ces rites obscènes

Même ta vierge Noire, boxe, boxe, battle dress[v] iconique !

Sont-ce ces coups de sang qui rougissent tes briques ?

Bienvenue à Toulouse… terminus, tout le monde descend… à la Gare Matabiau

Ah, tu verras, tu verras
Les couleurs au fronton d’la Dalbade[vi], tu verras
L’histoire c’est fait pour ça, tu verras, Assezat[vii]
J’irai plus chez Tonton[viii]
J’saurais l’plan du métro sur le bout de mes doigts
Vers Balma, tu verras

Jeanne d’Arc à Jean Jaurès en 2 minutes chrono

Il sert de carrefour

Aux Abbés[ix], quel culot !

De Saint Georges[x] au Dragon écumant alentours

Roulant des mécaniques[xi], tu verras, tu verras,

Le canal du Midi, son miroir d’autrefois

Reflets de rues, de briques, de tuiles et de toits

Qui rosissent à la ronde !

Voici le Capitole, je m’pose au Florida[xii]

Les petites filles modèles[xiii] font mousser leur binouze

Rajoutant leur grain d’sel, dosé a bisto de nas[xiv]

Et en causant à Taur[xv], Saint-Sernin[xvi] elles jalousent

Aujourd’hui tes avions grimpent plus haut

Au Zénith, c’est Oli et Big Flo !

Qui monte la Garde[xvii] sur cette ville

Avant que Terre-Cabade[xviii] soit mon domicile ?

Un des monuments les plus impressionnants du plus ancien « quartier » du cimetière de Terre-Cabade. Une réplique de Saint-Sernin, rien que ça !

Ô mon (nouveau) paîs,

Ô Toulouse,

Ô Ô Toulouse

Je décolle à la Cité de l’Air et de l’Espace !

Pour donner vie à ses impressions pour ce « Premier Contact » avec cette nouvelle Vi(ll)e, le Kfard Dchaîné s’est librement inspiré de trois des plus belles chansons de Claude Nougaro :  Ô Toulouse, incontournable, pour les 2 premières et 2 dernières strophes, mais aussi les magnifiques Quatre Boules de Cuir et Tu verras, tu verras

L’illustration, inspirée de « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix, réunit des personnalités marquantes de l’histoire de Toulouse : c’est Angèle de la Barthe, une Toulousaine qui aurait été la première femme victime de la « chasse aux sorcières » qui a embrasé une bonne partie de l’Europe au XIIIe siècle, qui brandit l’étendard.

Elle est accompagnée entre autres par (de gauche à droite) :

  • Carlos Gardel, le pape du tango
  • Saint Thomas d’Aquin, religieux italien de l’ordre dominicain, considéré comme l’un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique
  • Le Petit Prince, clin d’oeil à son créateur, Antoine de Saint Exupéry, et à travers lui, à tous les aviateurs et mécaniciens aventuriers, ces pionniers qui ont « inventé » l’Aéropostale
  • Pierre de Fermat, célèbre mathématicien, mais qui fut aussi poète, latiniste et helléniste, et s’est intéressé (sur son temps libre 😉) aux sciences et en particulier à la physique (on lui doit notamment le principe de Fermat en optique).
  • Clémence Isaure, un personnage médiéval semi-légendaire, à qui on attribue la fondation des Jeux Floraux, plus ancienne société littéraire d’Europe.
  • Big Flo et Oli, qui ont revêtu pour l’occasion les couleurs du Stade Toulousain et la tenue de rugbyman !

Bruits de botte : dé-luge de « ski nous faudrait, au fond… »

Vous l’entendez, vous aussi, ce murmure qui monte doucement, qui siffle sous le vent glacial qui nous vient de la Botte, fait pencher toute la péninsule italique vers l’extrême droite, transperce les Alpes et envahit toute la Gaule ?

Vous l’entendez, vous aussi, ce murmure qui monte doucement, qui siffle sous le vent glacial qui nous vient de la Botte, fait pencher toute la péninsule italique vers l’extrême droite, transperce les Alpes et envahit toute la Gaule ? 

Cette soupe de Duce froide qui dévale les pentes des chaînes d’info en continu comme un bobsleigh lancé à pleine vitesse, vomit en cascades, se démultiplie en torrents et inonde les ondes à faire déborder le bol’loré, recouvre les vastes plaines des désespérés, des modérés, des indécis, pour finir par tout engloutir, tout corrompre, avant de se déverser dans les caniveaux de l’histoire ?

« Ski nous faudrait, au fond… », vous connaissez la rengaine, on a tous eu ce tonton ou ce papy nostalgique, gâteux ou tout simplement impuissant face au tumulte du monde, alors donnez-la moi, la fin du refrain…

donnez-moi un G, donnez-moi un U, donnez-moi un E… :

« Ski nous faudrait, au fond…

c’est une bonne guerre, pardi !

Non, pas un de ces conflits

de canard des salons,

Mais un big-bang patriotique

Une moisson olympique

Qui remplit les tombes

De corps fauchés par les bombes… »

Par dessus les temps, soudain j’ai vu
Evoquer des lois sauvages, elles s’en revenaient
D’Mussolini, rappel des noires années
Des idées d’poivrots, par dessus les chants
Venant du moyen-âge, les hordes chantaient
Les médailles brillaient, « Les métèques dans des cages ! »
Et tous ces fachos qui s’pâment si bien
Derrière leur maquillage
J’aurais bien aimé les précipiter
Au bout de leur voyage[i]

Quelle belle affiche, ces jeux « entre soi » où il n’y a pas besoin de vigiles pour filtrer les athlètes « fréquentables » !

Une Hollandaise qui roule un patin en vitesse à un influenceur ricain et arrive en jet privé, on ne va pas en faire tout un fromage ? Eh si ! Parce qu’à la Leerdam-heure, elle fait un malheur[ii] !

Regardez les podiums, ces brassées de blondes et de blonds aux yeux bleus, ça aurait fait rêver tous les bons à rien qui ont raté Münich en 1936 !

Le bruit de fond est tellement obsédant qu’on aura, lors de cette Saint-Valentin 2026, plus entendu parler du point Godwin[iii] que du point G ! Et voilà que je glisse sur cette plaque de verglas (… plutôt vert kaki à la réflexion) pour tomber moi aussi dans le panneau !

Et puis ce n’est pas comme si c’était un luxe de plus en plus indécent de profiter de la neige en hiver, quand même, non ? Soyez réalistes, si les effets du réchauffement climatique avaient un tant soit peu de preuves scientifiques, vous pensez vraiment que l’Arabie Saoudite se serait proposée pour organiser les Jeux Asiatiques d’hiver en 2029 ?

Mise en scène ou en abîme ? Notre destin en jugera

Heureusement, nous avons une occasion en or de redresser le tir en 2030, car nous avons eu l’insigne honneur (cocorico !) de nous voir attribuer l’organisation des prochains Jeux d’Hiver dans les Alpes françaises !

Courchevel, Méribel, Serre-Che,

nous donnerez-vous enfin ce qu’on cherche ?

La Clusaz, La Plagne, Val d’Isère,

dites-nous que nous échapperons à la misère !

Quelle misère ?

Celle de vivre ce cirque sous le chapiteau de Marine, Jordan, Bruno, Eric, Marion, ou Jean-Luc

              Qui se rêvent en Donald, JD, Giorgia, Benyamin, Viktor, Vladimir, Kim…

                            Quel cauchemar dystopique !


Pattes de mouche du Kfard :

Une (très) brève histoire de l’humanité

Résumé des épisodes précédents :

Nous sommes venus

Nous avons vécu

Nous avons commis quelques bévues…

… et maintenant il ne tient qu’à nous, petits Kfards,

d’écrire et de jouer, ensemble, la suite de notre symphonie

plutôt que de céder à la cacoph-honnie ambiante

Attention, d’Angers : l’Apocalypse !

Oyez, oyez, braves gentes et gens,
Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps
Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande
Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande

Vous aussi vous êtes atterrés par le manque criant – souvent hurlant et gesticulant – d’imagination des satrapes à la tête de l’hyperpuissance bouffie et arrogante qui se targue de dominer le monde ?

Après avoir ressorti de la naphtaline le bazooka des taxes douanières des années 1920 qui avaient donné de si brillants résultats à l’époque, les voilà qui recyclent maintenant le manuel de l’anti-guérilla en Amérique Latine, cette contre-révolution manigancée par le CIA dans les années 1960-1970 pour remettre dans le droit chemin (ou serait-ce le chemin de droite ?) toutes ces peuplades à qui il prenait soudain des velléités de reprendre leur destin (et leurs ressources) en main.

Un despote local qui refuse qu’on lui torde le bras ? Qu’à cela ne tienne, il n’y a qu’à envoyer la cavalerie, et en deux coups de cuiller à pot, on ceint Nicolas, on le charge dans le traîneau du Père Fouettard, et on ramène la coupe à la maison.

Comment ça c’est fouler au pied les bases mêmes de l’ordre international dont nos glorieux aïeuls ont été les plus ardents fondateurs ? Et alors, puisqu’on peut se le permettre et que personne n’ose moufter ?

Ça sent le rassi, ces plans foireux recyclés du siècle dernier ? Et encore ! Vous ne vous doutez pas que le plan de départ est encore bien plus faisandé que ça !

Figurez-vous que le Grand Kfardnaüm a mis la main sur le plan initial qui date du… 14e siècle, rien que ça ! Alors petits Kfards Dchaînés et chanceux, profitez de votre privilège, et laissez-moi vous dévoiler, en exclusivité, l’incroyable épopée :

D’Angers l’Apocalypse !

Vous doutez de mes sources ? Allez donc vérifier par vous-même, je vous conseille la visite, au cœur du Château d’Angers. Vous verrez de vos yeux que ce n’est pas une « fake news » cousue de fil blanc : la tapisserie est bien exposée là, au vu et au su de tout le monde, comme les dossiers Epstein devraient l’être.

Oyez, oyez, braves gentes et gens,

Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps

Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande

Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande

Pour ne pas en perdre le fil, il vous faudra braver d’Angers

son château, ou de mon interprétation capillotractée,

Le récit, aux lumières de notre vingt-et-unième siècle revisité

Pour sauver notre espoir éclairé de leurs desseins diffractés

Chapitre 1 : Introduction par le Vieil Homme

Ecoutez la ballade de ce bon vieux Cotton Eye Joe, pas encore endormi, occupé qu’il est à dérouler le menu sur sa tablette, dans sa Maison Blanche imposante mais un peu démodée (vous ne trouvez pas, vous aussi, qu’une nouvelle salle de bal repeinte en marbre et or du sol au plafond serait du plus bel effet ?).

A l’approche de sa réélection – qui pour lui ne fait aucun doute, à ce moment-là de 2020 – il ne s’est pas suffisamment inquiété du feu qui couve entre les deux anges qui se défient au balcon, pointant leurs étendards dans des directions opposées, celui de gauche rappelant, avec ses fleurs de lys, l’héritage et l’ancrage européen de l’Amérique, tandis que celui de droite veut mettre le cap sur… Mars, eh oui, c’est un Musk !

Saint Jean à Patmos (ou « singeant le pathos » ?)

Le premier tableau de ce chapitre a (« comme par hasard », diraient les contempteurs de leur fachosphère) disparu. Serait-ce une tentative maladroite de plus d’effacer de l’histoire l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 par les hordes sauvages de leurs foules manipulées ?  Chauffées à blanc par la propagande de l’apprenti Dictateur, encouragées par son long silence complice, elles ont envahi et saccagé ce sanctuaire de la Démocratie, menaçant leurs représentants légitimes et violentant les employés qui tentaient, au péril de leur vie, de défendre ce symbole de leur Patrie. 

Les sept Eglises

Château d’Angers; Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 02, Les sept Églises.
Cultural heritage – www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG002_F_Angers

Vous reconnaîtrez la coiffure orangée et le baril de pétrole sous le bras du singeant milliardaire de gauche, qui, à peine assis sur le trône tant convoité, contemple sept projets de « Tours Trump » qui lui sont soumis pour sa grande « Riviera sur les ruines de Gaza »…  Vous apprécierez tout particulièrement les torrents d’or que vomissent chacun des édifices pour irriguer les flux de richesse qui affluent vers cet insatiable Picsou. C’est assurément dans ce fleuve qu’il aime pécher capitaux avec sa gourmande famille et ses complices en luxure. Pour les 5 autres, il se débrouille très bien tout seul !

D’ailleurs… Interro surprise pour mes petits Kfards, allez hop, sortez vos crayons ! C’est quoi les 5 autres péchés capitaux ? Vous avez 2 minutes, on verra ceux qui ont révisé leur leçon pendant les fêtes !

Le Christ au glaive

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 03, Le Christ au glaive.
Cultural heritage- pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG003_F_Angers

Mais pourquoi donc s’obstine-t-on à ne pas lui accorder ce Prix Nobel de la Paix qu’il a tellement mérité ? Certes, il n’est pas le cierge le plus lumineux du lot, mais il s’est pourtant appliqué à jeter de l’huile sur tous les feux qui passaient à sa portée, à menacer de sa vindicte le moindre de ses détracteurs, à brandir le glaive face au plus insignifiant insecte qui oserait tenter de bourdonner à son oreille – et des insectes, il y en a tant sous les Tropiques, tiens, au Venezuela par exemple ! N’y a-t-il donc que la FIFA et son Infantino pour venir ostensiblement baiser les pieds de son énorme potentiel pacificateur (peut-être, mais rémunérateur, assurément) ?

Dieu en majesté

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 04, Dieu en majesté.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG004b_F_Angers

Le voilà, le roi-bouffon, à la tribune de l’ONU, exhibant le jeu de clés des multiples armes terrifiantes dont il agite la menace. Avec sa main il mime théâtralement un pistolet chargé, pointé sur le groupe en haut à droite : Cuba, Mexico, Nicaragua, vous savez ce qui vous attend ! Ses quatre serviteurs zélés (et z’ailés) s’affairent autour de son trône avec des rouleaux de PQ, pour pallier son incontinence notoire… pas que verbale.

Les larmes de Jean

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 06, Les larmes de saint Jean.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG006b_F_Angers

Le percepteur des impies présente au Potus obtus la note particulièrement salée de ses orgies et fastueux cadeaux fiscaux à ses potes ultra-riches, qui creuse dangereusement le trou de la dette laissée aux générations futures. Donald appelle un ami (vous reconnaîtrez le geste de la main portée à son oreille), et Elon arrive illico, trapé dans sa Doge, méprisant le messager des mauvaises nouvelles : « Y’a qu’à couper drastiquement les aides si dispendieuses pour les pauvres, et hop ! Le tour est joué ! » 

Les vieillards se prosternent

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 05, Les Vieillards se prosternent (ou l’Adoration des vingt-quatre Vieillards).
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG005_F_Angers

Sidérés par l’attitude déconcertante du tyran, menaçant, colérique et imprévisible, la première tentative des nations alliées historiques est de ménager ses faveurs et calmer ses ardeurs en le flattant et en se prosternant. Le garnement, rendez-vous compte, ne modère un tant soit peu ses réactions de colère et de rage que lorsqu’on le couvre de colifichets dorés et de compliments obséquieux… et il se rêve roi du Monde ?

L’agneau égorgé

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 07, L’Agneau égorgé.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG007_F_Angers

On a failli croire en être débarrassés, tous les regards stupéfiés tournés vers cette scène diffusée en Mondovision depuis Butler en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. Son sang a bien coulé, mais ce n’était qu’une égratignure à l’oreille… et la mise en scène a finalement consolidé son mythe auprès de sa foule de croyants si crédules.

Premier sceau : le vainqueur au cheval blanc

Ah ces anges démocrates qui s’évertuent à vouloir lui mettre sous le nez la litanie de ses méfaits et dégâts ! Mais qu’à cela ne tienne ! Ce Néron moderne a l’archet, et le violon, pour chanter sa propre gloire, vanter ses mérites incommensurables au mépris de cet amoncellement de faits et de preuves aussitôt discréditées comme « fake news ». Les informations bidon, c’est pourtant lui qui les défèque à longueur de tweets rageurs et délirants. Vous reconnaîtrez l’oiseau twitteur perché dans l’arbre, avant qu’il ne soit rayé de la carte par un X).

Troisième sceau : le cheval noir et la famine

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 11, Troisième sceau: Le cheval noir et la famine
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG009_F_Angers

Ouh là, voilà que la Justice cherche à s’en mêler, sous-pesant chacune de sa longue liste d’entorses à la Loi ! Heureusement qu’il est bien entouré, le fourbe, par une armada d’avocats, depuis le rossignol bombant le torse à la cîme de l’arbre jusqu’au serpent vicelard dissimulé dans l’herbe. Qu’elle s’enferre dans les ronces d’un vice de forme ou se prenne le mur de la Cour suprême, peu importe, pourvu qu’aucune de ces procédures n’aille jamais au bout. « Pas pris, pas vu », la voilà sa devise. Il suffisait d’y penser !

Quatrième sceau : le cavalier au cheval livide et la mort

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 12, Quatrième sceau: Le cheval livide et la mort
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG010_F_Angers

« Mais qu’est-ce qu’on est serrés, au fond de cette boîte ! » gémit la cohue des hommes dévorés par les conséquences du réchauffement climatique, dans cette cocotte-minute dont le couvercle est fermement maintenu par le diablotin climato-sceptique. « Peu importe que le monde brûle tout entier dans les enfers, pourvu que je sois le plus riche du cimetière ! » se gargarise le squelette increvable, les doigts crispés sur son épée… en or, forcément.

Cinquième sceau : les âmes des martyrs

Et voilà la théorie du ruissellement démontrée ! Le déversement de violence lié au cocktail explosif entre la prolifération des armes à feu et la propagation des discours de haine multiplie les tueries de masse qui déciment le pays – en prenant son écot y compris dans les rangs des plus irréductibles supporters MAGA. Le grand escogriffe liste ceux qui méritent le salut divin, à l’aune des grasses prébendes versées.

Sixième sceau : tremblement de terre

C’est la scène finale de ce premier chapitre, et elle aussi a disparu dans les obscurs méandres de l’histoire !

Ne serait-il pas temps de la réinventer, pour réenchanter enfin ce monde en perdition dans sa course absurde vers un toujours plus d’on finit par ne plus trop savoir de quoi ?

C’est effrayant, un tremblement de terre, tout comme une apocalypse !

Mais il est temps de revenir aux racines grecques du mot : l’apocalypse, ce n’est pas une catastrophe, c’est avant tout une révélation !

Et si la révélation, c’était qu’il n’appartient qu’à nous de la secouer, cette Terre, de la faire trembler assez pour la débarrasser de tous ces Fous de Rois,

Ces rois du monde, qui vivent au sommet
Ils ont la plus belle vue, mais y a un mais
Ils ne savent pas ce qu’on pense d’eux en bas
Ils ne savent pas qu’ici, c’est nous, les rois

Les rois du monde font tout c’qu’ils veulent
Ils ont du monde autour d’eux, mais ils sont seuls
Dans leurs châteaux, là-haut, ils s’ennuient
Pendant qu’en bas, nous, on danse toute la nuit

Nous, on fait l’amour, on vit la vie
Jour après jour, nuit après nuit
À quoi ça sert d’être sur la terre
Si c’est pour faire nos vies à genoux?

Hors raison

« Au secours, Francis, ils sont devenus fous ! » Le Kfard mobilise toute ta force d’émotion mélancolique pour interpeller (avec deux ailes, comme la colombe de la paix) ce qui nous reste d’humanité alors que les feuilles, elles aussi, tombent… comme les vies sur ces nouvelles plages du débarquement

C’est le tumulte qui assourdit le plus

Dans ce feu roulant des corrompus

De la bile ancienne sature les hauts-parleurs

Sur tous les tons

On doit être hors raison

L’amertume déroule son flot continu

Ses anathèmes

Ses refrains vides et têtus

Pour quelques milliards de plus

Dans leur océan de pognon

On doit être hors raison

Le froid transpire de ces trop riches parvenus

Qui cherchent juste à être quelqu’un de connu

Et la misère déborde

Au pied des pavillons

On doit être hors raison

Un monde s’égare

Dans les brumes digitales

La colère citoyenne est si près

Les gouvernements nous condamnent

Aux écrans de fumée

Personne ne sait plus où il est

On pourrait tout perdre, les mers, les montagnes, les rues

On pourrait mettre

Au thermomètre

Dix degrés de plus

Ou bien peut-être un jour

Les gens réaliseront

On doit être hors raison

L’amertume déroule son flot continu

Ses anathèmes, ses refrains vides

« Où es-tu ? »

Toute l’humanité déborde

Au seuil de nos pavillons

Attend-on l’oraison ?

Un monde s’égare

Dans les brumes digitales

La colère citoyenne est si près

Les gouvernements nous condamnent

Aux écrans de fumée

Personne ne sait plus où il est

Un monde s’égare

Personne ne sait plus où il est

Pattes de mouche du Kfard :

Ici et maintenant

Ton regard malicieux
Ouvre un univers constellé d’étoiles !
Les astres y crépitent,
des galaxies tournoient,
disparaissent dans l’infini derrière tes paupières,

Sur quel monde tes yeux s’ouvrent-ils ?

Ton regard malicieux

Ouvre un univers constellé d’étoiles !

Les astres y crépitent,

des galaxies tournoient,

disparaissent dans l’infini derrière tes paupières,

des points d’exclamation rythment tes babillements,

des points d’interrogation froncent tes sourcils naissants.

Sur quel monde tes yeux s’ouvrent-ils ?

Aurai-je le courage d’avoir honte des scories que nous laisserons à ta génération ?

Quelle gueule de bois !

Nous nous sommes endormis il y a quelques années dans l’angoisse d’une bombe démographique,

d’un tsunami de bébés qui allait submerger notre pauvre planète à l’agonie,

siphonnée jusqu’à la moelle par notre délire de consommation,

poussée à son dernier soupir par notre orgie de gadgets dernier cri.

Ce ne sont pas eux qui vont é-COP-er quand la barque commencera à tanguer…

Nous avons fait couler des torrents d’encre sur des forêts de vaines ré-pétitions,

               pour sauver les baleines,

les éléphants,

les koalas et les abeilles,

et même, comble de l’orgueil, la planète elle-même…

Et dans tes yeux malicieux,

 je la vois sourire, notre planète bleue, à la fois attendrie et triste,

comme à une pleine Lune qui, les joues gonflées de vanité, se serait crue Soleil.

Elle sourit, cette minuscule bille bleue qui nous sert de refuge, et qui tourne depuis la nuit des temps dans un vide infini sombre et gelé.

Elle sourit, cette Pachamama[i] patiente et résiliente, qui encaisse sans broncher les coups du sort les plus fâcheux depuis sa naissance il y a 4,6 milliards d’années :

  • Un bombardement incessant de météorites qui crible sa surface, striant parfois le ciel nocturne de magnifiques étoiles filantes. Mais leurs impacts pouvaient aussi provoquer de véritables crises existentielles. Par exemple lorsqu’elle fut emboutie par Théia (une proto-planète à peine plus petite qu’elle), et sous le choc de leur rencontre, enfanta dans la douleur de la Lune il y a 4,5 milliards d’années. Ou lorsque le précédent gros boulet qui avait voulu s’approprier le golf (pardon, le Golfe) du Mexique, il y a 66 millions d’années, s’est écrasé comme une m… à Chixculub, effaçant au passage de sa surface ceux qui avaient à ce moment-là l’arrogance de croire y régner en maîtres : les dinosaures.
  • Une irradiation permanente au vent solaire qui peut lâcher des bouffées aussi abrasives que le souffle d’une explosion atomique, dont elle se tire (et nous tire) avec seulement quelques élégantes draperies étincelantes d’aurores – boréales ou australes.
  • Les reflux magmateux de ses brûlures d’estomac qui percent régulièrement sa surface ou les jointures de ses plaques tectoniques de purulentes, fumeuses et destructrices éruptions volcaniques et baveuses coulures de lave.

Et voilà que ce gobelin d’Homo Sapiens qui se croit tout permis parce qu’il n’a pas encore l’âge – après seulement 7000 générations – d’être corrigé comme il le mériterait, s’ingénie à tester ses limites.

Comme un vulgaire avare insatiable, il accumule sans limite tout ce qu’il peut, et tout ce qu’il ne peut pas accumuler, il le piétine sans ménagement.

Et le voilà qui commence à pleurnicher parce qu’il n’est pas encore rassasié, parce qu’il en veut encore, encore plus, toujours plus, et qu’il ne comprend pas que sa Pachamama ne cède pas à sa dernière exigence, comme elle a fini par le faire à toutes les précédentes.

Elle ne lui tenait pas rigueur d’avoir éliminé un par un tous les colosses qui dominaient la chaîne alimentaire mondiale, des mammouths aux tigres à dent de sabre, pour finir par faire du steak haché et du sushi les symboles de son hégémonie. Il avait beau avoir directement provoqué la 6e phase d’extinction massive des espèces, elle ne bronchait pas.

Elle fronçait à peine le sourcil à chaque nouveau génocide marquant la dérive fratricide de ces créatures qui s’abandonnaient à leur côté obscur, et qui s’acharnèrent à tenter d’effacer méthodiquement de sa carte les Amérindiens, les Arméniens, les Juifs, maintenant les Palestiniens – ou à les réduire en d’inhumains esclavages (eh oui, en matière de massacres et d’horreur, l’histoire, hélas, bégaie).

Sa colère montait si lentement ! Elle ne s’était empourprée que d’1,5 degrés depuis 1850, alors que les ingrats avaient sur la période transformé la merveille qu’elle avait mis des millions d’années à leur peaufiner en capharnaüm déliquescent.

Ils avaient foré et massacré à tue et à dia pour faire vrombir les moteurs de leurs pétrolettes, avions charters, jets privés ou yachts, remplir leur panse de frappuccino caramel ribbon crunch chez Starbucks ou saturer des milliers de datacenters aux capacités de stockage démesurées avec des selfies et des photos et des vidéos de… chats.

Ils continuaient à accumuler des montagnes de déchets jusqu’au plus profond des océans, au point d’en faire un 7e continent[ii]. La planète dépotoir de Wall-E[iii] est-elle seulement une caricature de ce qui nous attend ?

Pas de panique, les multi-milliardaires s’occupent de la survie de l’humanité… on est sauvés… !

« Là où Attila a passé, l’herbe ne repousse plus ! » Cet adage attribué au chef des Huns, cette tribu barbare turco-mongole qui mit une bonne partie de l’Europe à feu et à sang au 5e siècle, ne serait-il pas en train de devenir le slogan de l’humanité tout entière ?

Dans quelques rares moments de lucidité, l’Homme se demande parfois – mais jamais très longtemps, ça a une fâcheuse tendance à l’angoisser – s’il n’est pas en train de faire glisser toute la planète dans l’abîme de l’autodestruction…

Mais voilà que l’arrogant se prend pour Dieu avec sa dernière lubie, l’ « Intelligence Artificielle[iv] ». Et puisque notre planète 5 étoiles pourrait finir par devenir invivable – qu’à cela ne tienne : il n’aurait qu’à abandonner la Terre – qu’il aura laissée agonisante – pour aller planter sa tente dans un camping un peu plus loin – Mars – pour pouvoir continuer à tout dilapider en toute insouciance.

« Notre » Terre continuera-t-elle longtemps à se laisser bafouer ainsi, inpunément ?

… En quelques années la courbe démographique galopante, exponentielle – qui nous faisait craindre de bientôt manquer d’assez de surface pour poser tous ces pieds trépignants et nourrir toutes ces bouches avides supplémentaires – s’est retournée comme une chaussette. Et nous nous rappelons soudain que notre présence sur Terre, comme celle de la Terre elle-même dans l’Univers, n’est qu’une toute petite parenthèse dans un tout qui, selon la loi de l’entropie universelle, va vers une décrépitude inéluctable.

En un claquement de doigt, la Pachamama nous laisse, vilains garnements, face aux conséquences directes et brutales de nos propres excès : nous seuls déciderons de la vitesse et de la violence des supplices (auto-infligés !) qui nous éradiqueront de la surface du Globe, en quelques dizaines, quelques centaines ou quelques milliers d’années.

Dans 2 à 3 milliards d’années, quand notre Soleil aura brûlé tout son hydrogène et aura enflé en étoile Géante Rouge, en avalant les orbites de Mercure et même de Vénus, et fera de la Terre une crème brûlée dans une phase de réchauffement climatique extrême à laquelle nous ne pourrons vraiment rien cette fois-ci, la Pachamama s’endormira avec le sentiment certes du devoir accompli, mais d’un immense gâchis.

Mais d’ici là elle sera toujours sur la scène, elle, bien après l’anthropocène[v], et continuera à danser autour du Soleil,

marée après marée,

jour après jour,

saison après saison,

année après année,

cataclysme après cataclysme.

Et la Vie continuera à prospérer à sa surface – bien après nous – avec d’autres espèces qui évolueront, et dont certaines, qui seront sur le devant de la scène dans 60 millions d’années, se réjouiront de découvrir des gisements d’une toute nouvelle source d’énergie, du pétrole ! Du pétrole formé par les dépouilles accumulées de tous nos peuples et nos troupeaux, et auront peut-être, elles, l’intelligence d’apprendre à faire du partage et de la sobriété leurs valeurs dominantes.

Alors je regarde à nouveau ton sourire malicieux,

et je m’y plonge tout entier,

car dans ton visage,

je vois toute la beauté et l’amour que déploie notre Planète        

je sens la douceur de ta joue, la force et la résilience de la Vie qu’elle chérit

j’entends les bruissements des branches,

le ressac sur le rivage,

le gazouillis de volées d’oiseaux,

le babillement de 7000 générations de bébés

Ton regard plonge dans le mien, vient y puiser profondément tous les rêves des générations passées et à venir,

Tes bras et tes paupières cèdent et tombent, doucement, inexorablement.

Mon cœur bat au rythme de ton souffle,

Mon âme vibre au rythme des émotions qui affleurent sur ton visage, serein,

Dans une communion qui dure depuis toujours,

                              Et ne s’arrêtera jamais

                                             Ici et (ta) main tenant


Pattes de mouche du Kfard :

Immond’Disney Parade

Démocratie,

Les mots me manquent, à ton chevet,

pour regonfler ton chœur jadis coureur.

Voudrais-je débattre des missions d’un président, d’honneur, de leçons

D’un cancer qui un seul camp sert,

un cas à part qui accapare, accumule, accuse et accule

une couverture de papier glaçant

qui veut faire des cendres de siècles d’encyclopédies

                                             un malfrat fat qui s’imagine en mâle alpha

qui sature nos écrans de parade illusoire,

               de taco-phonies[i] virulentes

                              de rodomontades ridicules

Voudrais-je lui demander si le BBB de sa « Big Beautiful Bill »[ii], est l’équivalent du AAA que nous réservons à nos meilleures Andouilles

Que sa meute servile me balancerait au visage un ICE Bucket[iii],

qui éclabousserait ma famille, mes amis et ma communauté.

Me ligoterait les mains dans le dos, me mettrait à genoux, à plat ventre,

Me pousserait de l’autre côté de son odieux mur,

 censé barricader tous les ultra (ultra-riches, ultra-conservateurs) qui s’auto-condamnent dans ce minable modèle réduit de Fort-Knox,

Fort fort lointain de toi, Démocratie, et de nous, restants d’Humanité

Faut-il attendre qu’ils aient bouclé le dernier verrou de la dernière serrure de ce foutu mur, pour qu’ils découvrent, sidérés, avoir perdu le souffle, la saveur, et la stature de ta Liberté,

Démocratie ?


Pattes de mouche du Kfard :

Mots en croix

Pourquoi donc y clouer ou y attacher de pauvres hères, sur des croix de bois ou de fer ? Jette donc ces instruments de torture dans les poubelles de l’histoire, petit Kfard Dchaîné, et torture plutôt tes neurones – ils adorent ça ! – sur des mots alignés de haut en bas et de long en large sur une grille de papier.

Pourquoi donc y clouer ou y attacher de pauvres hères, sur des croix de bois ou de fer ? Jette donc ces instruments de torture dans les poubelles de l’histoire, petit Kfard Dchaîné, et torture plutôt tes neurones – ils adorent ça ! – sur des mots alignés de haut en bas et de long en large sur une grille de papier.

Et puis, ah oui, si Jésus s’était borné à « respecter le cadre », on serait encore dans l’Ancien Testament, alors il y a des mots qui dépassent de la grille… et je ne vois pas où est le problème.

Allez, lance-toi, tu vas y arriver, ce n’est après tout pas une cruci-fiction ! Equipe-toi d’un crayon et d’une gomme et entame ton chemin de croix :

« Au nom du Père et du Fils… » (verticalement) :

  1. Parce qu’il n’y a pas que le christianisme dans le monde et dans l’histoire (eh oui, ça passait chrême dans la grille, ça vous aurait arrangé, avouez-le 😉), cette doctrine religieuse mais aussi philosophique, morale et politique a mis 500 ans et plusieurs fuseaux horaires dans la vue à J-C.
  2. Un latin que se partagent l’obscène et l’obstacle. Si vous lui préfixez un PE, c’est un petit jaune apprécié. Dans la matrice de décision d’Eisenhower, ces dossiers disputent la priorité à ceux qui sont « importants ».
  3. Cette curie est « l’organe central du gouvernement de l’Eglise Catholique », excusez du peu, camarade ! Dans une telle assemblée, même les colonels font de la figuration. Il occit tant, aussi.
  4. Cette forme d’acné, aussi appelée « bouton d’huile », est tellement rare que seuls les dermatologues la connaissent.
  5. C’est à eux, et à eux seuls, ne vous y leurrez pas ! Encore pire qu’une île déserte, si, si, c’est possible. C’est la plus grosse de l’organisme, même si elle ne fait pas le poids face aux Champs-Elysées.
  6. Quand l’acier se fait laminer, voilà ce qui reste. Une Huile qu’on n’invite que pour les grandes occasions !
  7. En Inde, en Egypte ou au Maghreb, il compte pour du beurre. Elles sont en feu !
  8. C’est une station qui se trouve toujours à plus de 400 km du chemin de croix le plus proche. On en fait des confitures, y compris dans les monastères. Même dans sa version abrégée, avec ses congénères, il reste capable d’encercler Paris.
  9. En couvent avec ses « mot en (I) » (s), elle a donné son nom à une station de métro. En libre accès, Outre-Manche.
  10. C’est un très grand huit ! On les découvre souvent juste avant les coutumes. C’est tellement marécageux que même le mot s’y enfonce en dehors de la grille !
  11. Il avait une bonne note chez les Romains ! Il faudrait que des rugbymens le soient pour danser dans « Tutu ».
  12. Avec un tel conduit, on ne manque pas d’air ! Avec ses congénères (encore !), elle a jadis sauvé le Capitole. Pronom très personnel.
  13. Ils le sont, et pourtant ils remplissent 11 cases, miracle ! C’est aussi un Excédent Brut d’Exploitation, même si ce n’est ni Musk, ni Bezos, ni Trump.
  14. C’est un économiste et ancien gouverneur de la Banque Centrale Indienne. Cette commune rurale frôle l’Espagne de ses 2 ailes. Il font de la bière, et pourtant ils ne sont pas encore des CD.
  15. C’est ce qui concerne l’Eglise et le clergé (donc en particulier et entre autres, pas nos mœurs et notre sexualité, qu’on se le dise).
Juste un clin d’oeil d’ « aware » au 10sciple de la 11e heure 😉

« … et du Saint-Esprit, Amen ! » (horizontalement)

  1. Une personne qui partage la même foi qu’une autre (même si ce n’est pas la première foi).
  2. Dans la Grèce Antique, c’était une unité monétaire qui ne servait pas qu’aux modestes offrandes. Hors d’usage. Le plaqueminier en est une, et il ne se laisse pas enfermer dans une étroite grille pour déployer ses branches.
  3. C’est ainsi que les Romains appelaient tous les Africains non romanisés, avant de les distinguer des Numides. La médiation est une des formes de ce règlement extra-judiciaire des conflits.
  4. Une subdivision de la paroisse, apparue au Moyen-Age et qui a perduré jusqu’à la révolution française, très fréquente dans le Duché de Bretagne. En linguistique, c’est un adjectif qui désigne un élément susceptible d’être incorporé à un mot (Patte de mouche du Kfard : eh ouais, c’est sans doute la ligne la plus coriace, à votre place je ne commencerais pas par celle-là, sauf bien sûr si vous habitiez une paroisse du Duché de Bretagne avant la Révolution, ou que vous ayez fait des études de linguistique depuis).
  5. Un type de moules d’eau douce, qui, comme chacun sait, sont aussi des mollusques bivalves à leurs heures perdues. C’est ainsi qu’on appelait notre Brigitte nationale – non, pas celle qui suit Manu, mais celle de « Dieu créa la femme ». Eau-de-vie de vin.
  6. Il en faut beaucoup, lors d’un concile, avant d’arriver à s’accorder sur un nouveau Pape !
  7. Il y en a des tonnes, en religion comme en politique. C’est la version internationale d’une chaîne de radio et de télévision qui n’est pas (encore ?) tombée dans l’escarcelle de Bolloré. 
  8. Elles vivent le plus souvent dans un couvent. Il négocia, que ce soit dans le trafic de stupéfiants, les tarifs douaniers internationaux ou le choix du prochain Pape.
  9. Il donnait dans les nuances, que ce soit de gris ou d’autres couleurs. C’est bien d’en avoir une de secours en toutes circonstances. Ce mot de 3 lettres est dans le titre d’une des encycliques du Pape François (si vous avez lu l’article du Kfard « Habemus pas Papam », vous êtes avantagés 😉).
  10. « N’importe quoi » en langage Ido, une version dérivée de l’Esperanto. Abréviation pour le Cantique des cantiques (attention, il y a un piège – sans doute parce que « les voies du seigneur [doivent rester] impénétrables » ). C’est ainsi que nos voisins d’Outre-Quiévrain désignent le flétan, pour faire leurs intéressants.
  11. Abréviation pour les Frères de Saint-Gabriel, une congrégation religieuse consacrée à l’enseignement. Titre de respect signifiant seigneur ou maître en Inde. Je colorai des couleurs de l’arc-en-ciel.
  12. Avant, on comptait sur la prière ou sur les dictons de grand-mère pour prévoir le temps, mais maintenant on se fie à lui. Unité de mesure des radiations.
  13. Quand elle se retourne, elle se retrouve seule ! Dégobillait. Union Européenne de la Boxe, de l’autre côté de la Manche.
  14. Mille milliards d’années… ça fait beaucoup d’ans ! Troubles musculo-squelettiques ou Transportation Management System, mes enfants en feront une lecture différente. Auréolée.
  15. Dans la mythologie grecque, elle est une des innombrables filles de Zeus (c’était quelques siècles avant #meetoo), divinité allégorique de la justice (c’était aussi quelques siècles avant Rachida Dati). Elles ont subi un alésage.

Haïku… demain

Allez les p’tits Kfards, je vous invite à donner un haïku de main au Grand Kfard Naüm avec votre propre haïku de tête. C’est pas bien compliqué : 17 syllabes de 5, 7 et 5 pieds, et vogue la galère !

Haïku rageux :

Vas-y donc, sur Mars

C’Elon, l’aller… le retour ?

Non merci ! Profite !

Thrill, Baby, thrill !

Haïku leuvre :

Moi Président, tout

sera plus, tout sera mieux

qu’avant… ou qu’après !

Notre défi : retourner la table sans se contenter de retourner la carte !

Haïku perose :

Bourré et rincé !

De vin chaud à chauvin, hic !

Il n’y a qu’un verre

Haïku de foudre :

Ose, Iris, tendre

ta clé au pâtre. Clé de

sol ou clé des chants ?

Et maintenant, c’est à toi, petit Kfard :

Habemus pas papam !

En voilà une sortie fantastique,
Quand tout fout le camp,
pour un ecclésiastique charismatique
Qui s’échappe du Vatican !

Pas papam !

En voilà une sortie fantastique,

Quand tout fout le camp,

pour un ecclésiastique charismatique

Qui s’échappe du Vatican !


A peine monté sur son Trône, il a remis les miséreux

Au cœur de l’Eglise, renvoyant les souverains poncifs,

Leurs canards laquais, courtisans et gardes suisses

Au lourd bilan de leurs abus calamiteux


No comment !

A la lumière de brillantes encycliques :

Lumen Fidei, Laudato Si, Fratelli Tutti, Dilexit Nos[i]

Il l’aura méritée, son entrée au Paradis Latin !

Pas de plumes, de paillettes, de bulles[ii] qui pétillent


Voilà François rhabillé pour l’hiver par une soit-disant Intelligence Artificielle

Seulement un Esprit Saint dans un corps sain, doux,

et la vérité nue, débarrassée des artifices et avatars

Révélée face au miroir suprême, sans Photoshop du tout :

« L’Enfer me ment, et toute sa clique de batards ! »


Il n’a pas participé aux orgies qui bruissent

sous les soutanes. Il n’a pas chu comme Pierre, qui a,

à la tentation, l’AB CD à maintes reprises,

pris la main dans confesse, en quête de sein tété.


D’aucuns lui ont bien cherché quelque pou dans la mitre.

A coups de poings cardinaux, il a su garder le Nord

Fier de ses racines argentines, il s’est imposé aux Cadors

Qui se targuaient de lui apprendre à faire l’épitre


François aura vécu sa Passion, au balcon

Du Saint Siège, pour prendre la route du Terminus

Des prête-en-Cieux, auxquels il vouera ses leçons

Ultimes. Pour l’éternité, papam habemus !


Pa pa pam !

Devinette de physique antique : quand un 88 tours récent rencontre un vieux 33 tours de légende, qu’est-ce qu’il lui chante ?