Vous aussi vous êtes atterrés par le manque criant – souvent hurlant et gesticulant – d’imagination des satrapes à la tête de l’hyperpuissance bouffie et arrogante qui se targue de dominer le monde ?
Après avoir ressorti de la naphtaline le bazooka des taxes douanières des années 1920 qui avaient donné de si brillants résultats à l’époque, les voilà qui recyclent maintenant le manuel de l’anti-guérilla en Amérique Latine, cette contre-révolution manigancée par le CIA dans les années 1960-1970 pour remettre dans le droit chemin (ou serait-ce le chemin de droite ?) toutes ces peuplades à qui il prenait soudain des velléités de reprendre leur destin (et leurs ressources) en main.
Un despote local qui refuse qu’on lui torde le bras ? Qu’à cela ne tienne, il n’y a qu’à envoyer la cavalerie, et en deux coups de cuiller à pot, on ceint Nicolas, on le charge dans le traîneau du Père Fouettard, et on ramène la coupe à la maison.
Comment ça c’est fouler au pied les bases mêmes de l’ordre international dont nos glorieux aïeuls ont été les plus ardents fondateurs ? Et alors, puisqu’on peut se le permettre et que personne n’ose moufter ?
Ça sent le rassi, ces plans foireux recyclés du siècle dernier ? Et encore ! Vous ne vous doutez pas que le plan de départ est encore bien plus faisandé que ça !
Figurez-vous que le Grand Kfardnaüm a mis la main sur le plan initial qui date du… 14e siècle, rien que ça ! Alors petits Kfards Dchaînés et chanceux, profitez de votre privilège, et laissez-moi vous dévoiler, en exclusivité, l’incroyable épopée :
D’Angers l’Apocalypse !
Vous doutez de mes sources ? Allez donc vérifier par vous-même, je vous conseille la visite, au cœur du Château d’Angers. Vous verrez de vos yeux que ce n’est pas une « fake news » cousue de fil blanc : la tapisserie est bien exposée là, au vu et au su de tout le monde, comme les dossiers Epstein devraient l’être.
Oyez, oyez, braves gentes et gens,
Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps
Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande
Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande
Pour ne pas en perdre le fil, il vous faudra braver d’Angers
son château, ou de mon interprétation capillotractée,
Le récit, aux lumières de notre vingt-et-unième siècle revisité
Pour sauver notre espoir éclairé de leurs desseins diffractés
Chapitre 1 : Introduction par le Vieil Homme

Ecoutez la ballade de ce bon vieux Cotton Eye Joe, pas encore endormi, occupé qu’il est à dérouler le menu sur sa tablette, dans sa Maison Blanche imposante mais un peu démodée (vous ne trouvez pas, vous aussi, qu’une nouvelle salle de bal repeinte en marbre et or du sol au plafond serait du plus bel effet ?).
A l’approche de sa réélection – qui pour lui ne fait aucun doute, à ce moment-là de 2020 – il ne s’est pas suffisamment inquiété du feu qui couve entre les deux anges qui se défient au balcon, pointant leurs étendards dans des directions opposées, celui de gauche rappelant, avec ses fleurs de lys, l’héritage et l’ancrage européen de l’Amérique, tandis que celui de droite veut mettre le cap sur… Mars, eh oui, c’est un Musk !
Saint Jean à Patmos (ou « singeant le pathos » ?)
Le premier tableau de ce chapitre a (« comme par hasard », diraient les contempteurs de leur fachosphère) disparu. Serait-ce une tentative maladroite de plus d’effacer de l’histoire l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 par les hordes sauvages de leurs foules manipulées ? Chauffées à blanc par la propagande de l’apprenti Dictateur, encouragées par son long silence complice, elles ont envahi et saccagé ce sanctuaire de la Démocratie, menaçant leurs représentants légitimes et violentant les employés qui tentaient, au péril de leur vie, de défendre ce symbole de leur Patrie.
Les sept Eglises

Cultural heritage – www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG002_F_Angers
Vous reconnaîtrez la coiffure orangée et le baril de pétrole sous le bras du singeant milliardaire de gauche, qui, à peine assis sur le trône tant convoité, contemple sept projets de « Tours Trump » qui lui sont soumis pour sa grande « Riviera sur les ruines de Gaza »… Vous apprécierez tout particulièrement les torrents d’or que vomissent chacun des édifices pour irriguer les flux de richesse qui affluent vers cet insatiable Picsou. C’est assurément dans ce fleuve qu’il aime pécher capitaux avec sa gourmande famille et ses complices en luxure. Pour les 5 autres, il se débrouille très bien tout seul !
D’ailleurs… Interro surprise pour mes petits Kfards, allez hop, sortez vos crayons ! C’est quoi les 5 autres péchés capitaux ? Vous avez 2 minutes, on verra ceux qui ont révisé leur leçon pendant les fêtes !
Le Christ au glaive

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Mais pourquoi donc s’obstine-t-on à ne pas lui accorder ce Prix Nobel de la Paix qu’il a tellement mérité ? Certes, il n’est pas le cierge le plus lumineux du lot, mais il s’est pourtant appliqué à jeter de l’huile sur tous les feux qui passaient à sa portée, à menacer de sa vindicte le moindre de ses détracteurs, à brandir le glaive face au plus insignifiant insecte qui oserait tenter de bourdonner à son oreille – et des insectes, il y en a tant sous les Tropiques, tiens, au Venezuela par exemple ! N’y a-t-il donc que la FIFA et son Infantino pour venir ostensiblement baiser les pieds de son énorme potentiel pacificateur (peut-être, mais rémunérateur, assurément) ?
Dieu en majesté

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Le voilà, le roi-bouffon, à la tribune de l’ONU, exhibant le jeu de clés des multiples armes terrifiantes dont il agite la menace. Avec sa main il mime théâtralement un pistolet chargé, pointé sur le groupe en haut à droite : Cuba, Mexico, Nicaragua, vous savez ce qui vous attend ! Ses quatre serviteurs zélés (et z’ailés) s’affairent autour de son trône avec des rouleaux de PQ, pour pallier son incontinence notoire… pas que verbale.
Les larmes de Jean

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Le percepteur des impies présente au Potus obtus la note particulièrement salée de ses orgies et fastueux cadeaux fiscaux à ses potes ultra-riches, qui creuse dangereusement le trou de la dette laissée aux générations futures. Donald appelle un ami (vous reconnaîtrez le geste de la main portée à son oreille), et Elon arrive illico, trapé dans sa Doge, méprisant le messager des mauvaises nouvelles : « Y’a qu’à couper drastiquement les aides si dispendieuses pour les pauvres, et hop ! Le tour est joué ! »
Les vieillards se prosternent

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Sidérés par l’attitude déconcertante du tyran, menaçant, colérique et imprévisible, la première tentative des nations alliées historiques est de ménager ses faveurs et calmer ses ardeurs en le flattant et en se prosternant. Le garnement, rendez-vous compte, ne modère un tant soit peu ses réactions de colère et de rage que lorsqu’on le couvre de colifichets dorés et de compliments obséquieux… et il se rêve roi du Monde ?
L’agneau égorgé

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On a failli croire en être débarrassés, tous les regards stupéfiés tournés vers cette scène diffusée en Mondovision depuis Butler en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. Son sang a bien coulé, mais ce n’était qu’une égratignure à l’oreille… et la mise en scène a finalement consolidé son mythe auprès de sa foule de croyants si crédules.
Premier sceau : le vainqueur au cheval blanc

Ah ces anges démocrates qui s’évertuent à vouloir lui mettre sous le nez la litanie de ses méfaits et dégâts ! Mais qu’à cela ne tienne ! Ce Néron moderne a l’archet, et le violon, pour chanter sa propre gloire, vanter ses mérites incommensurables au mépris de cet amoncellement de faits et de preuves aussitôt discréditées comme « fake news ». Les informations bidon, c’est pourtant lui qui les défèque à longueur de tweets rageurs et délirants. Vous reconnaîtrez l’oiseau twitteur perché dans l’arbre, avant qu’il ne soit rayé de la carte par un X).
Troisième sceau : le cheval noir et la famine

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Ouh là, voilà que la Justice cherche à s’en mêler, sous-pesant chacune de sa longue liste d’entorses à la Loi ! Heureusement qu’il est bien entouré, le fourbe, par une armada d’avocats, depuis le rossignol bombant le torse à la cîme de l’arbre jusqu’au serpent vicelard dissimulé dans l’herbe. Qu’elle s’enferre dans les ronces d’un vice de forme ou se prenne le mur de la Cour suprême, peu importe, pourvu qu’aucune de ces procédures n’aille jamais au bout. « Pas pris, pas vu », la voilà sa devise. Il suffisait d’y penser !
Quatrième sceau : le cavalier au cheval livide et la mort

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« Mais qu’est-ce qu’on est serrés, au fond de cette boîte ! » gémit la cohue des hommes dévorés par les conséquences du réchauffement climatique, dans cette cocotte-minute dont le couvercle est fermement maintenu par le diablotin climato-sceptique. « Peu importe que le monde brûle tout entier dans les enfers, pourvu que je sois le plus riche du cimetière ! » se gargarise le squelette increvable, les doigts crispés sur son épée… en or, forcément.
Cinquième sceau : les âmes des martyrs

Et voilà la théorie du ruissellement démontrée ! Le déversement de violence lié au cocktail explosif entre la prolifération des armes à feu et la propagation des discours de haine multiplie les tueries de masse qui déciment le pays – en prenant son écot y compris dans les rangs des plus irréductibles supporters MAGA. Le grand escogriffe liste ceux qui méritent le salut divin, à l’aune des grasses prébendes versées.
Sixième sceau : tremblement de terre
C’est la scène finale de ce premier chapitre, et elle aussi a disparu dans les obscurs méandres de l’histoire !
Ne serait-il pas temps de la réinventer, pour réenchanter enfin ce monde en perdition dans sa course absurde vers un toujours plus d’on finit par ne plus trop savoir de quoi ?
C’est effrayant, un tremblement de terre, tout comme une apocalypse !
Mais il est temps de revenir aux racines grecques du mot : l’apocalypse, ce n’est pas une catastrophe, c’est avant tout une révélation !
Et si la révélation, c’était qu’il n’appartient qu’à nous de la secouer, cette Terre, de la faire trembler assez pour la débarrasser de tous ces Fous de Rois,
Ces rois du monde, qui vivent au sommet
Ils ont la plus belle vue, mais y a un mais
Ils ne savent pas ce qu’on pense d’eux en bas
Ils ne savent pas qu’ici, c’est nous, les rois
Les rois du monde font tout c’qu’ils veulent
Ils ont du monde autour d’eux, mais ils sont seuls
Dans leurs châteaux, là-haut, ils s’ennuient
Pendant qu’en bas, nous, on danse toute la nuit
Nous, on fait l’amour, on vit la vie
Jour après jour, nuit après nuit
À quoi ça sert d’être sur la terre
Si c’est pour faire nos vies à genoux?
