Bruits de botte : dé-luge de « ski nous faudrait, au fond… »

Vous l’entendez, vous aussi, ce murmure qui monte doucement, qui siffle sous le vent glacial qui nous vient de la Botte, fait pencher toute la péninsule italique vers l’extrême droite, transperce les Alpes et envahit toute la Gaule ?

Vous l’entendez, vous aussi, ce murmure qui monte doucement, qui siffle sous le vent glacial qui nous vient de la Botte, fait pencher toute la péninsule italique vers l’extrême droite, transperce les Alpes et envahit toute la Gaule ? 

Cette soupe de Duce froide qui dévale les pentes des chaînes d’info en continu comme un bobsleigh lancé à pleine vitesse, vomit en cascades, se démultiplie en torrents et inonde les ondes à faire déborder le bol’loré, recouvre les vastes plaines des désespérés, des modérés, des indécis, pour finir par tout engloutir, tout corrompre, avant de se déverser dans les caniveaux de l’histoire ?

« Ski nous faudrait, au fond… », vous connaissez la rengaine, on a tous eu ce tonton ou ce papy nostalgique, gâteux ou tout simplement impuissant face au tumulte du monde, alors donnez-la moi, la fin du refrain…

donnez-moi un G, donnez-moi un U, donnez-moi un E… :

« Ski nous faudrait, au fond…

c’est une bonne guerre, pardi !

Non, pas un de ces conflits

de canard des salons,

Mais un big-bang patriotique

Une moisson olympique

Qui remplit les tombes

De corps fauchés par les bombes… »

Par dessus les temps, soudain j’ai vu
Evoquer des lois sauvages, elles s’en revenaient
D’Mussolini, rappel des noires années
Des idées d’poivrots, par dessus les chants
Venant du moyen-âge, les hordes chantaient
Les médailles brillaient, « Les métèques dans des cages ! »
Et tous ces fachos qui s’pâment si bien
Derrière leur maquillage
J’aurais bien aimé les précipiter
Au bout de leur voyage[i]

Quelle belle affiche, ces jeux « entre soi » où il n’y a pas besoin de vigiles pour filtrer les athlètes « fréquentables » !

Une Hollandaise qui roule un patin en vitesse à un influenceur ricain et arrive en jet privé, on ne va pas en faire tout un fromage ? Eh si ! Parce qu’à la Leerdam-heure, elle fait un malheur[ii] !

Regardez les podiums, ces brassées de blondes et de blonds aux yeux bleus, ça aurait fait rêver tous les bons à rien qui ont raté Münich en 1936 !

Le bruit de fond est tellement obsédant qu’on aura, lors de cette Saint-Valentin 2026, plus entendu parler du point Godwin[iii] que du point G ! Et voilà que je glisse sur cette plaque de verglas (… plutôt vert kaki à la réflexion) pour tomber moi aussi dans le panneau !

Et puis ce n’est pas comme si c’était un luxe de plus en plus indécent de profiter de la neige en hiver, quand même, non ? Soyez réalistes, si les effets du réchauffement climatique avaient un tant soit peu de preuves scientifiques, vous pensez vraiment que l’Arabie Saoudite se serait proposée pour organiser les Jeux Asiatiques d’hiver en 2029 ?

Mise en scène ou en abîme ? Notre destin en jugera

Heureusement, nous avons une occasion en or de redresser le tir en 2030, car nous avons eu l’insigne honneur (cocorico !) de nous voir attribuer l’organisation des prochains Jeux d’Hiver dans les Alpes françaises !

Courchevel, Méribel, Serre-Che,

nous donnerez-vous enfin ce qu’on cherche ?

La Clusaz, La Plagne, Val d’Isère,

dites-nous que nous échapperons à la misère !

Quelle misère ?

Celle de vivre ce cirque sous le chapiteau de Marine, Jordan, Bruno, Eric, Marion, ou Jean-Luc

              Qui se rêvent en Donald, JD, Giorgia, Benyamin, Viktor, Vladimir, Kim…

                            Quel cauchemar dystopique !


Pattes de mouche du Kfard :

Une (très) brève histoire de l’humanité

Résumé des épisodes précédents :

Nous sommes venus

Nous avons vécu

Nous avons commis quelques bévues…

… et maintenant il ne tient qu’à nous, petits Kfards,

d’écrire et de jouer, ensemble, la suite de notre symphonie

plutôt que de céder à la cacoph-honnie ambiante

Attention, d’Angers : l’Apocalypse !

Oyez, oyez, braves gentes et gens,
Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps
Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande
Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande

Vous aussi vous êtes atterrés par le manque criant – souvent hurlant et gesticulant – d’imagination des satrapes à la tête de l’hyperpuissance bouffie et arrogante qui se targue de dominer le monde ?

Après avoir ressorti de la naphtaline le bazooka des taxes douanières des années 1920 qui avaient donné de si brillants résultats à l’époque, les voilà qui recyclent maintenant le manuel de l’anti-guérilla en Amérique Latine, cette contre-révolution manigancée par le CIA dans les années 1960-1970 pour remettre dans le droit chemin (ou serait-ce le chemin de droite ?) toutes ces peuplades à qui il prenait soudain des velléités de reprendre leur destin (et leurs ressources) en main.

Un despote local qui refuse qu’on lui torde le bras ? Qu’à cela ne tienne, il n’y a qu’à envoyer la cavalerie, et en deux coups de cuiller à pot, on ceint Nicolas, on le charge dans le traîneau du Père Fouettard, et on ramène la coupe à la maison.

Comment ça c’est fouler au pied les bases mêmes de l’ordre international dont nos glorieux aïeuls ont été les plus ardents fondateurs ? Et alors, puisqu’on peut se le permettre et que personne n’ose moufter ?

Ça sent le rassi, ces plans foireux recyclés du siècle dernier ? Et encore ! Vous ne vous doutez pas que le plan de départ est encore bien plus faisandé que ça !

Figurez-vous que le Grand Kfardnaüm a mis la main sur le plan initial qui date du… 14e siècle, rien que ça ! Alors petits Kfards Dchaînés et chanceux, profitez de votre privilège, et laissez-moi vous dévoiler, en exclusivité, l’incroyable épopée :

D’Angers l’Apocalypse !

Vous doutez de mes sources ? Allez donc vérifier par vous-même, je vous conseille la visite, au cœur du Château d’Angers. Vous verrez de vos yeux que ce n’est pas une « fake news » cousue de fil blanc : la tapisserie est bien exposée là, au vu et au su de tout le monde, comme les dossiers Epstein devraient l’être.

Oyez, oyez, braves gentes et gens,

Tendez vos écoutilles à cette ballade d’un temps

Qui dès treize-cent et quelques, fut prodigue en propagande

Inspirant étonnamment un canard contemporain et sa bande

Pour ne pas en perdre le fil, il vous faudra braver d’Angers

son château, ou de mon interprétation capillotractée,

Le récit, aux lumières de notre vingt-et-unième siècle revisité

Pour sauver notre espoir éclairé de leurs desseins diffractés

Chapitre 1 : Introduction par le Vieil Homme

Ecoutez la ballade de ce bon vieux Cotton Eye Joe, pas encore endormi, occupé qu’il est à dérouler le menu sur sa tablette, dans sa Maison Blanche imposante mais un peu démodée (vous ne trouvez pas, vous aussi, qu’une nouvelle salle de bal repeinte en marbre et or du sol au plafond serait du plus bel effet ?).

A l’approche de sa réélection – qui pour lui ne fait aucun doute, à ce moment-là de 2020 – il ne s’est pas suffisamment inquiété du feu qui couve entre les deux anges qui se défient au balcon, pointant leurs étendards dans des directions opposées, celui de gauche rappelant, avec ses fleurs de lys, l’héritage et l’ancrage européen de l’Amérique, tandis que celui de droite veut mettre le cap sur… Mars, eh oui, c’est un Musk !

Saint Jean à Patmos (ou « singeant le pathos » ?)

Le premier tableau de ce chapitre a (« comme par hasard », diraient les contempteurs de leur fachosphère) disparu. Serait-ce une tentative maladroite de plus d’effacer de l’histoire l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 par les hordes sauvages de leurs foules manipulées ?  Chauffées à blanc par la propagande de l’apprenti Dictateur, encouragées par son long silence complice, elles ont envahi et saccagé ce sanctuaire de la Démocratie, menaçant leurs représentants légitimes et violentant les employés qui tentaient, au péril de leur vie, de défendre ce symbole de leur Patrie. 

Les sept Eglises

Château d’Angers; Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 02, Les sept Églises.
Cultural heritage – www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG002_F_Angers

Vous reconnaîtrez la coiffure orangée et le baril de pétrole sous le bras du singeant milliardaire de gauche, qui, à peine assis sur le trône tant convoité, contemple sept projets de « Tours Trump » qui lui sont soumis pour sa grande « Riviera sur les ruines de Gaza »…  Vous apprécierez tout particulièrement les torrents d’or que vomissent chacun des édifices pour irriguer les flux de richesse qui affluent vers cet insatiable Picsou. C’est assurément dans ce fleuve qu’il aime pécher capitaux avec sa gourmande famille et ses complices en luxure. Pour les 5 autres, il se débrouille très bien tout seul !

D’ailleurs… Interro surprise pour mes petits Kfards, allez hop, sortez vos crayons ! C’est quoi les 5 autres péchés capitaux ? Vous avez 2 minutes, on verra ceux qui ont révisé leur leçon pendant les fêtes !

Le Christ au glaive

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 03, Le Christ au glaive.
Cultural heritage- pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG003_F_Angers

Mais pourquoi donc s’obstine-t-on à ne pas lui accorder ce Prix Nobel de la Paix qu’il a tellement mérité ? Certes, il n’est pas le cierge le plus lumineux du lot, mais il s’est pourtant appliqué à jeter de l’huile sur tous les feux qui passaient à sa portée, à menacer de sa vindicte le moindre de ses détracteurs, à brandir le glaive face au plus insignifiant insecte qui oserait tenter de bourdonner à son oreille – et des insectes, il y en a tant sous les Tropiques, tiens, au Venezuela par exemple ! N’y a-t-il donc que la FIFA et son Infantino pour venir ostensiblement baiser les pieds de son énorme potentiel pacificateur (peut-être, mais rémunérateur, assurément) ?

Dieu en majesté

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 04, Dieu en majesté.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG004b_F_Angers

Le voilà, le roi-bouffon, à la tribune de l’ONU, exhibant le jeu de clés des multiples armes terrifiantes dont il agite la menace. Avec sa main il mime théâtralement un pistolet chargé, pointé sur le groupe en haut à droite : Cuba, Mexico, Nicaragua, vous savez ce qui vous attend ! Ses quatre serviteurs zélés (et z’ailés) s’affairent autour de son trône avec des rouleaux de PQ, pour pallier son incontinence notoire… pas que verbale.

Les larmes de Jean

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 06, Les larmes de saint Jean.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG006b_F_Angers

Le percepteur des impies présente au Potus obtus la note particulièrement salée de ses orgies et fastueux cadeaux fiscaux à ses potes ultra-riches, qui creuse dangereusement le trou de la dette laissée aux générations futures. Donald appelle un ami (vous reconnaîtrez le geste de la main portée à son oreille), et Elon arrive illico, trapé dans sa Doge, méprisant le messager des mauvaises nouvelles : « Y’a qu’à couper drastiquement les aides si dispendieuses pour les pauvres, et hop ! Le tour est joué ! » 

Les vieillards se prosternent

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 05, Les Vieillards se prosternent (ou l’Adoration des vingt-quatre Vieillards).
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG005_F_Angers

Sidérés par l’attitude déconcertante du tyran, menaçant, colérique et imprévisible, la première tentative des nations alliées historiques est de ménager ses faveurs et calmer ses ardeurs en le flattant et en se prosternant. Le garnement, rendez-vous compte, ne modère un tant soit peu ses réactions de colère et de rage que lorsqu’on le couvre de colifichets dorés et de compliments obséquieux… et il se rêve roi du Monde ?

L’agneau égorgé

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse, Première pièce; no 07, L’Agneau égorgé.
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG007_F_Angers

On a failli croire en être débarrassés, tous les regards stupéfiés tournés vers cette scène diffusée en Mondovision depuis Butler en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. Son sang a bien coulé, mais ce n’était qu’une égratignure à l’oreille… et la mise en scène a finalement consolidé son mythe auprès de sa foule de croyants si crédules.

Premier sceau : le vainqueur au cheval blanc

Ah ces anges démocrates qui s’évertuent à vouloir lui mettre sous le nez la litanie de ses méfaits et dégâts ! Mais qu’à cela ne tienne ! Ce Néron moderne a l’archet, et le violon, pour chanter sa propre gloire, vanter ses mérites incommensurables au mépris de cet amoncellement de faits et de preuves aussitôt discréditées comme « fake news ». Les informations bidon, c’est pourtant lui qui les défèque à longueur de tweets rageurs et délirants. Vous reconnaîtrez l’oiseau twitteur perché dans l’arbre, avant qu’il ne soit rayé de la carte par un X).

Troisième sceau : le cheval noir et la famine

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 11, Troisième sceau: Le cheval noir et la famine
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG009_F_Angers

Ouh là, voilà que la Justice cherche à s’en mêler, sous-pesant chacune de sa longue liste d’entorses à la Loi ! Heureusement qu’il est bien entouré, le fourbe, par une armada d’avocats, depuis le rossignol bombant le torse à la cîme de l’arbre jusqu’au serpent vicelard dissimulé dans l’herbe. Qu’elle s’enferre dans les ronces d’un vice de forme ou se prenne le mur de la Cour suprême, peu importe, pourvu qu’aucune de ces procédures n’aille jamais au bout. « Pas pris, pas vu », la voilà sa devise. Il suffisait d’y penser !

Quatrième sceau : le cavalier au cheval livide et la mort

Château d’Angers – Tenture de l’Apocalypse; no 12, Quatrième sceau: Le cheval livide et la mort
Cultural heritage – pmrmaeyaert@gmail.com; www.pmrmaeyaert.eu; Ref.: PMa_ANG010_F_Angers

« Mais qu’est-ce qu’on est serrés, au fond de cette boîte ! » gémit la cohue des hommes dévorés par les conséquences du réchauffement climatique, dans cette cocotte-minute dont le couvercle est fermement maintenu par le diablotin climato-sceptique. « Peu importe que le monde brûle tout entier dans les enfers, pourvu que je sois le plus riche du cimetière ! » se gargarise le squelette increvable, les doigts crispés sur son épée… en or, forcément.

Cinquième sceau : les âmes des martyrs

Et voilà la théorie du ruissellement démontrée ! Le déversement de violence lié au cocktail explosif entre la prolifération des armes à feu et la propagation des discours de haine multiplie les tueries de masse qui déciment le pays – en prenant son écot y compris dans les rangs des plus irréductibles supporters MAGA. Le grand escogriffe liste ceux qui méritent le salut divin, à l’aune des grasses prébendes versées.

Sixième sceau : tremblement de terre

C’est la scène finale de ce premier chapitre, et elle aussi a disparu dans les obscurs méandres de l’histoire !

Ne serait-il pas temps de la réinventer, pour réenchanter enfin ce monde en perdition dans sa course absurde vers un toujours plus d’on finit par ne plus trop savoir de quoi ?

C’est effrayant, un tremblement de terre, tout comme une apocalypse !

Mais il est temps de revenir aux racines grecques du mot : l’apocalypse, ce n’est pas une catastrophe, c’est avant tout une révélation !

Et si la révélation, c’était qu’il n’appartient qu’à nous de la secouer, cette Terre, de la faire trembler assez pour la débarrasser de tous ces Fous de Rois,

Ces rois du monde, qui vivent au sommet
Ils ont la plus belle vue, mais y a un mais
Ils ne savent pas ce qu’on pense d’eux en bas
Ils ne savent pas qu’ici, c’est nous, les rois

Les rois du monde font tout c’qu’ils veulent
Ils ont du monde autour d’eux, mais ils sont seuls
Dans leurs châteaux, là-haut, ils s’ennuient
Pendant qu’en bas, nous, on danse toute la nuit

Nous, on fait l’amour, on vit la vie
Jour après jour, nuit après nuit
À quoi ça sert d’être sur la terre
Si c’est pour faire nos vies à genoux?

Mots croisière

C’est le temps des vacances, mais ce n’est pas une raison pour laisser griller tes neurones sous un soleil de plomb ou sur le charbon ardent d’un barbecue, les laisser prendre l’eau dans l’écume des vagues qui viennent s’échouer sur le sable ou sous la bruine d’un parcours de randonnée.

Offre-leur, à eux aussi, un beau voyage en compagnie du Kfard Dchaîné. Grille, crayon (et peut-être gomme)… et c’est parti !

Du Nord au Sud (verticalement) :

  1. Que ce soit sur les aires d’autoroute, dans les foodtrucks des plages ou les buffets des campings, les menus le sont généralement.
  2. Elles résident dans des havres de verdure au milieu de déserts.  Elle vaut son pesant d’or, Outre-Manche ou Outre-Atlantique.
  3. Ils font très mal quand ils sont lancés, sur un champ de bataille ou dans un débat à fleurets à peine mouchetés d’un conseil d’administration. Il manque dans la série : mais ou et donc ni car. Chez Ponce Pilate et chez Nietzche, ce latin précède l’homo.
  4. L’eau devient basique quand il dépasse 7. Ils tuent le temps comme ils peuvent en attendant impatiemment la rentrée.
  5. Elles n’en ont pas marre de se répéter ? Il a sa place dans le bouquet lorsqu’il est garni.
  6. Relatif à la planète aux anneaux, il a tellement tourné qu’il en est dans le désordre. A moitié.
  7. Elles étaient les ancêtres des Agences Régionales de Santé, quand les hôpitaux avaient encore la cote. Signifiant œdème en Slovène, ce prénom est pourtant donné à environ 50 enfants tous les ans en France. Un autre prénom exotique, porté par un premier ministre de la Suède.
  8. Mis sur le marché. Au padel, on peut en enchaîner plusieurs.
  9. Parfaitement approprié. Propres, avec de l’eau chaude, ils sont conseillés pour faire face à toute urgence de santé par nos grands-mères (et aussi tonton !)
  10. Dans un groupe qui présente cette caractéristique, personne ne partage les informations importantes (toute ressemblance avec des cas existants serait purement fortuite, bien évidemment…) ! Pour les Espagnols, c’est un camarade (argot).
  11. Cette embarcation à fond plat sert au chargement des navires. Comme une mule.  Exempt (d’impôts aux temps anciens, ou plus récemment de maladie).
  12. Cette fleur nous arrive d’Inde, comme l’œillet ou la rose. Elle a pris du volume.
  13. Elles n’ont pas été altérées par le passage des années. Institut Non Linéaire de Nice, hébergé dans un bâtiment du CNRS à Sophia-Antipolis. Quand deux curriculum vitae sont ex aequo, on en compte en effet deux.
  14. Retire. Cette espèce de salamandre d’eau douce d’Amérique Latine n’a rien à voir avec l’ometeotl, cette sorte d’entité suprême, immatérielle de la mythologie aztèque, à part qu’elle finit comme elle.
  15. Partisan d’une doctrine christologique défendue par le patriarche de Constantinople qui lui donna son nom, qui fût condamnée par le Concile d’Ephèse. Quatre points cardinaux, point final.

De l’Ouest à l’Est (horizontalement) :

  1. Un séjour « all inclusive » que je ne souhaite pas à mon pire ennemi (quoique…).
  2. C’est bateau, mais ça en jette ! Elle développe des racines adventices, comme le lierre ou le chiendent.  
  3. Ce parti politique qui vécut de 1960 à 1990 fut dirigé entre autres par Michel Rocard. Ils s’intéressent aux cultures et aux sociétés.
  4. Ces canards sont de grands voyageurs, mais leurs plumes finissent dans nos édredons. Elles sont en quelque sorte les  « Huggy les bons tuyaux » des fonds sous-marins.
  5. On y débute à table avant de conclure généralement par l’addition. En Esperanto et en Ido, c’est une thèse.
  6. Symbole du copernicium. Cette compagnie aérienne française fut un temps concurrente d’Air France. Ce mot qui épelle les initiales CT de « contraterrene » (« constitué d’anti-matière ») a donné son nom à une série de l’auteur de science-fiction Jack Williamson.
  7. Elle est sans importance ou sans danger, c’est vous qui choisissez pour une fois. Vous n’apprendrez pas à ce capucin à faire des grimaces. 
  8. Cet établissement est situé du côté huppé de la Seine (en 3 mots). Symbole chimique du xénon.
  9. Je vais vous le laisser à ronger, ça vous occupera. L’air circule dans cette pièce. Il aura fallu la 1e guerre mondiale pour la sacrer en France.
  10. Totalité des éléments d’un tout, se combine volontiers avec tous.  Lors de la guerre civile burundaise (1993 -2005), ce mouvement hutu ambitionnait de libérer la nation.
  11. Un temps maîtresse de Zeus, elle continue encore aujourd’hui de tourner autour de Jupiter. S’il tombe du nid, il ne fera pas une omelette.
  12. Pourquoi les journées en vacances paraissent-elles toujours plus courtes que les journées au travail, et pourquoi est-ce que le cornet tombe toujours du côté de la glace, et pourquoi est-ce que l’herbe semble plus verte dans la pelouse du voisin ?
  13. Précédé d’un N, pour un latin, c’est maintenant ! Les collectivités se servent de ces lignes directrices pour formaliser leur politique RH. Il manque tellement à # TOO. Celle qui en mène la lutte aujourd’hui, c’est Nathalie Arthaud.
  14. Elle marque un coup de sang !
  15. Pour faire court, C, mais si vous préférez plus long, les Allemands en font tout un lac, voire une mer. Ça c’est la famille, ouech mon frère ! Chercher à connaître la pensée… du Kfard Dchaîné par exemple, ça vous aidera pour compléter ces mots croisés.

Immond’Disney Parade

Démocratie,

Les mots me manquent, à ton chevet,

pour regonfler ton chœur jadis coureur.

Voudrais-je débattre des missions d’un président, d’honneur, de leçons

D’un cancer qui un seul camp sert,

un cas à part qui accapare, accumule, accuse et accule

une couverture de papier glaçant

qui veut faire des cendres de siècles d’encyclopédies

                                             un malfrat fat qui s’imagine en mâle alpha

qui sature nos écrans de parade illusoire,

               de taco-phonies[i] virulentes

                              de rodomontades ridicules

Voudrais-je lui demander si le BBB de sa « Big Beautiful Bill »[ii], est l’équivalent du AAA que nous réservons à nos meilleures Andouilles

Que sa meute servile me balancerait au visage un ICE Bucket[iii],

qui éclabousserait ma famille, mes amis et ma communauté.

Me ligoterait les mains dans le dos, me mettrait à genoux, à plat ventre,

Me pousserait de l’autre côté de son odieux mur,

 censé barricader tous les ultra (ultra-riches, ultra-conservateurs) qui s’auto-condamnent dans ce minable modèle réduit de Fort-Knox,

Fort fort lointain de toi, Démocratie, et de nous, restants d’Humanité

Faut-il attendre qu’ils aient bouclé le dernier verrou de la dernière serrure de ce foutu mur, pour qu’ils découvrent, sidérés, avoir perdu le souffle, la saveur, et la stature de ta Liberté,

Démocratie ?


Pattes de mouche du Kfard :

Mots en croix

Pourquoi donc y clouer ou y attacher de pauvres hères, sur des croix de bois ou de fer ? Jette donc ces instruments de torture dans les poubelles de l’histoire, petit Kfard Dchaîné, et torture plutôt tes neurones – ils adorent ça ! – sur des mots alignés de haut en bas et de long en large sur une grille de papier.

Pourquoi donc y clouer ou y attacher de pauvres hères, sur des croix de bois ou de fer ? Jette donc ces instruments de torture dans les poubelles de l’histoire, petit Kfard Dchaîné, et torture plutôt tes neurones – ils adorent ça ! – sur des mots alignés de haut en bas et de long en large sur une grille de papier.

Et puis, ah oui, si Jésus s’était borné à « respecter le cadre », on serait encore dans l’Ancien Testament, alors il y a des mots qui dépassent de la grille… et je ne vois pas où est le problème.

Allez, lance-toi, tu vas y arriver, ce n’est après tout pas une cruci-fiction ! Equipe-toi d’un crayon et d’une gomme et entame ton chemin de croix :

« Au nom du Père et du Fils… » (verticalement) :

  1. Parce qu’il n’y a pas que le christianisme dans le monde et dans l’histoire (eh oui, ça passait chrême dans la grille, ça vous aurait arrangé, avouez-le 😉), cette doctrine religieuse mais aussi philosophique, morale et politique a mis 500 ans et plusieurs fuseaux horaires dans la vue à J-C.
  2. Un latin que se partagent l’obscène et l’obstacle. Si vous lui préfixez un PE, c’est un petit jaune apprécié. Dans la matrice de décision d’Eisenhower, ces dossiers disputent la priorité à ceux qui sont « importants ».
  3. Cette curie est « l’organe central du gouvernement de l’Eglise Catholique », excusez du peu, camarade ! Dans une telle assemblée, même les colonels font de la figuration. Il occit tant, aussi.
  4. Cette forme d’acné, aussi appelée « bouton d’huile », est tellement rare que seuls les dermatologues la connaissent.
  5. C’est à eux, et à eux seuls, ne vous y leurrez pas ! Encore pire qu’une île déserte, si, si, c’est possible. C’est la plus grosse de l’organisme, même si elle ne fait pas le poids face aux Champs-Elysées.
  6. Quand l’acier se fait laminer, voilà ce qui reste. Une Huile qu’on n’invite que pour les grandes occasions !
  7. En Inde, en Egypte ou au Maghreb, il compte pour du beurre. Elles sont en feu !
  8. C’est une station qui se trouve toujours à plus de 400 km du chemin de croix le plus proche. On en fait des confitures, y compris dans les monastères. Même dans sa version abrégée, avec ses congénères, il reste capable d’encercler Paris.
  9. En couvent avec ses « mot en (I) » (s), elle a donné son nom à une station de métro. En libre accès, Outre-Manche.
  10. C’est un très grand huit ! On les découvre souvent juste avant les coutumes. C’est tellement marécageux que même le mot s’y enfonce en dehors de la grille !
  11. Il avait une bonne note chez les Romains ! Il faudrait que des rugbymens le soient pour danser dans « Tutu ».
  12. Avec un tel conduit, on ne manque pas d’air ! Avec ses congénères (encore !), elle a jadis sauvé le Capitole. Pronom très personnel.
  13. Ils le sont, et pourtant ils remplissent 11 cases, miracle ! C’est aussi un Excédent Brut d’Exploitation, même si ce n’est ni Musk, ni Bezos, ni Trump.
  14. C’est un économiste et ancien gouverneur de la Banque Centrale Indienne. Cette commune rurale frôle l’Espagne de ses 2 ailes. Il font de la bière, et pourtant ils ne sont pas encore des CD.
  15. C’est ce qui concerne l’Eglise et le clergé (donc en particulier et entre autres, pas nos mœurs et notre sexualité, qu’on se le dise).
Juste un clin d’oeil d’ « aware » au 10sciple de la 11e heure 😉

« … et du Saint-Esprit, Amen ! » (horizontalement)

  1. Une personne qui partage la même foi qu’une autre (même si ce n’est pas la première foi).
  2. Dans la Grèce Antique, c’était une unité monétaire qui ne servait pas qu’aux modestes offrandes. Hors d’usage. Le plaqueminier en est une, et il ne se laisse pas enfermer dans une étroite grille pour déployer ses branches.
  3. C’est ainsi que les Romains appelaient tous les Africains non romanisés, avant de les distinguer des Numides. La médiation est une des formes de ce règlement extra-judiciaire des conflits.
  4. Une subdivision de la paroisse, apparue au Moyen-Age et qui a perduré jusqu’à la révolution française, très fréquente dans le Duché de Bretagne. En linguistique, c’est un adjectif qui désigne un élément susceptible d’être incorporé à un mot (Patte de mouche du Kfard : eh ouais, c’est sans doute la ligne la plus coriace, à votre place je ne commencerais pas par celle-là, sauf bien sûr si vous habitiez une paroisse du Duché de Bretagne avant la Révolution, ou que vous ayez fait des études de linguistique depuis).
  5. Un type de moules d’eau douce, qui, comme chacun sait, sont aussi des mollusques bivalves à leurs heures perdues. C’est ainsi qu’on appelait notre Brigitte nationale – non, pas celle qui suit Manu, mais celle de « Dieu créa la femme ». Eau-de-vie de vin.
  6. Il en faut beaucoup, lors d’un concile, avant d’arriver à s’accorder sur un nouveau Pape !
  7. Il y en a des tonnes, en religion comme en politique. C’est la version internationale d’une chaîne de radio et de télévision qui n’est pas (encore ?) tombée dans l’escarcelle de Bolloré. 
  8. Elles vivent le plus souvent dans un couvent. Il négocia, que ce soit dans le trafic de stupéfiants, les tarifs douaniers internationaux ou le choix du prochain Pape.
  9. Il donnait dans les nuances, que ce soit de gris ou d’autres couleurs. C’est bien d’en avoir une de secours en toutes circonstances. Ce mot de 3 lettres est dans le titre d’une des encycliques du Pape François (si vous avez lu l’article du Kfard « Habemus pas Papam », vous êtes avantagés 😉).
  10. « N’importe quoi » en langage Ido, une version dérivée de l’Esperanto. Abréviation pour le Cantique des cantiques (attention, il y a un piège – sans doute parce que « les voies du seigneur [doivent rester] impénétrables » ). C’est ainsi que nos voisins d’Outre-Quiévrain désignent le flétan, pour faire leurs intéressants.
  11. Abréviation pour les Frères de Saint-Gabriel, une congrégation religieuse consacrée à l’enseignement. Titre de respect signifiant seigneur ou maître en Inde. Je colorai des couleurs de l’arc-en-ciel.
  12. Avant, on comptait sur la prière ou sur les dictons de grand-mère pour prévoir le temps, mais maintenant on se fie à lui. Unité de mesure des radiations.
  13. Quand elle se retourne, elle se retrouve seule ! Dégobillait. Union Européenne de la Boxe, de l’autre côté de la Manche.
  14. Mille milliards d’années… ça fait beaucoup d’ans ! Troubles musculo-squelettiques ou Transportation Management System, mes enfants en feront une lecture différente. Auréolée.
  15. Dans la mythologie grecque, elle est une des innombrables filles de Zeus (c’était quelques siècles avant #meetoo), divinité allégorique de la justice (c’était aussi quelques siècles avant Rachida Dati). Elles ont subi un alésage.

Haïku… demain

Allez les p’tits Kfards, je vous invite à donner un haïku de main au Grand Kfard Naüm avec votre propre haïku de tête. C’est pas bien compliqué : 17 syllabes de 5, 7 et 5 pieds, et vogue la galère !

Haïku rageux :

Vas-y donc, sur Mars

C’Elon, l’aller… le retour ?

Non merci ! Profite !

Thrill, Baby, thrill !

Haïku leuvre :

Moi Président, tout

sera plus, tout sera mieux

qu’avant… ou qu’après !

Notre défi : retourner la table sans se contenter de retourner la carte !

Haïku perose :

Bourré et rincé !

De vin chaud à chauvin, hic !

Il n’y a qu’un verre

Haïku de foudre :

Ose, Iris, tendre

ta clé au pâtre. Clé de

sol ou clé des chants ?

Et maintenant, c’est à toi, petit Kfard :

Habemus pas papam !

En voilà une sortie fantastique,
Quand tout fout le camp,
pour un ecclésiastique charismatique
Qui s’échappe du Vatican !

Pas papam !

En voilà une sortie fantastique,

Quand tout fout le camp,

pour un ecclésiastique charismatique

Qui s’échappe du Vatican !


A peine monté sur son Trône, il a remis les miséreux

Au cœur de l’Eglise, renvoyant les souverains poncifs,

Leurs canards laquais, courtisans et gardes suisses

Au lourd bilan de leurs abus calamiteux


No comment !

A la lumière de brillantes encycliques :

Lumen Fidei, Laudato Si, Fratelli Tutti, Dilexit Nos[i]

Il l’aura méritée, son entrée au Paradis Latin !

Pas de plumes, de paillettes, de bulles[ii] qui pétillent


Voilà François rhabillé pour l’hiver par une soit-disant Intelligence Artificielle

Seulement un Esprit Saint dans un corps sain, doux,

et la vérité nue, débarrassée des artifices et avatars

Révélée face au miroir suprême, sans Photoshop du tout :

« L’Enfer me ment, et toute sa clique de batards ! »


Il n’a pas participé aux orgies qui bruissent

sous les soutanes. Il n’a pas chu comme Pierre, qui a,

à la tentation, l’AB CD à maintes reprises,

pris la main dans confesse, en quête de sein tété.


D’aucuns lui ont bien cherché quelque pou dans la mitre.

A coups de poings cardinaux, il a su garder le Nord

Fier de ses racines argentines, il s’est imposé aux Cadors

Qui se targuaient de lui apprendre à faire l’épitre


François aura vécu sa Passion, au balcon

Du Saint Siège, pour prendre la route du Terminus

Des prête-en-Cieux, auxquels il vouera ses leçons

Ultimes. Pour l’éternité, papam habemus !


Pa pa pam !

Devinette de physique antique : quand un 88 tours récent rencontre un vieux 33 tours de légende, qu’est-ce qu’il lui chante ?

Des lendemains qui (dé)chantent

Ça y est, la nouvelle tant attendue vient de tomber !
Le terrible tremblement de terre qui a secoué la Birmanie a débloqué le karma de la planète, remis le cerveau à l’endroit à la bande de Ma’gars égarés à la Maison Blanche, et ramené ces forcenés des coupes à la raison !

Ça y est, la nouvelle tant attendue vient de tomber !

Le terrible tremblement de terre qui a secoué la Birmanie a débloqué le karma de la planète, remis le cerveau à l’endroit à la bande de Ma’gars égarés à la Maison Blanche, et ramené ces forcenés des coupes à la raison !

Vance, depuis le voilier qu’il a affrété pour revenir de son expédition hasardeuse au Groenland en prenant soin de minimiser son empreinte carbone, a exprimé ses plus plates excuses en lâchant un sobre « Oubliez tout ce que JD !»

Elon, réalisant soudain la spirale démoniaque d’accumulation et de haine dans laquelle il se consumait en entraînant une bonne partie de la planète, a fait un mea culpa cathartique, a genoux devant ses 13 enfants réunis. Il a abandonné ses ambitions martiennes pour mettre son immense fortune au service des plus démunis et des oubliés de l’humanité, et pour accélérer la transition écologique, au sein de sa nouvelle fondation philanthropique « AB PiR-X ».

Donald, dans un éclair de lucidité, a remis la table à l’endroit après l’avoir renversée pour jouer des deals avec ceux qui, comme lui, ont les cartes en main. Il a délaissé la partie de UNO pour ramener l’ensemble des nations autour de la table de l’ONU, remettre les ressources naturelles à leur juste place au service de l’humanité tout entière et de l’éco-système de notre planète bleue. Les accords du Golf d’Amérique (le nouveau nom de Mar-a-Lago) viennent de sceller la fin des conflits entre la Russie et l’Ukraine et entre Israël et la Palestine.

Les fermes et les zoos à travers le monde se sont vidés de tous leurs animaux, partis en impressionnants cortèges festifs à travers sentiers et chemins, clamant dans une cacophonie tonitruante : « Vous nous croyiez vraiment si bêtes ? ». L’internationale des poules et des vaches s’est organisée en coopérative pour proposer un tarif respectu’œuf du consommateur qui garantit aussi un revenu ronde’lait au producteur.

Les manches de bois des haches, les lames de métal des bulldozers se sont révoltés et dressés contre les tortionnaires de leurs familles, pour préserver les vieilles branches de leurs arbres généalogiques et les gisements de leur précieuse richesse.

La Pachamama a démonté tous les théâtres de marionnettes : les temples, les Eglises, les synagogues. Un peu agacée d’avoir encore à expliquer la vie à ses petits garnements trop gâtés, elle est partie dans un fou-rire goguenard pour se moquer de tous ces esprits soit-disant « supérieurs », de tous ces chamanes, ces mediums, ces clairvoyants qui, à travers les siècles, sont restés hypnotisés par la lueur de la torche au fond de leur grotte de certitudes et de jugements, au lieu d’ouvrir leur regard à l’éclat de la voûte céleste : « Vous croyez vraiment qu’un Machopapa aurait créé un truc aussi grand, aussi beau, aussi vivant, aussi foutraque ? »

« BIIIIIIIIIP ! BIIIIIIIIIP ! »…. « Comment ça BIIIIIIIIP ! BIIIIIIIP !? » s’étonne mon cerveau encore embrumé, revenant du monde onirique pour se prendre un mur… ironique !

Tu aurais bien voulu y croire, toi aussi, aux poissons d’avril du Kfard ?

Si en avril, l’équilibre du monde ne tient plus qu’à un fil, espérons que les funestes marionnettes perdront de leur superbe à mesure que leur pactole fondra comme neige au soleil du printemps, qu’en proie au d’août il finissent en d’étés, et terminent leur parcours dans la rubrique défaits d’hiver.

Christmas puddingue

« What the Duck ! » cette fin d’année ! Et dire que le Donald, ce canard laqué et ébouriffant, n’en est qu’à l’échauffement !  Ça promet pour le « jour d’après » son investiture fin janvier 2025 !
Quel feu d’artifice de folies à travers les Etats désunis, et au-delà, aux quatre coins de notre planète qu’on surexploite jusqu’à ce qu’elle pète !

« What the Duck ![i] » cette fin d’année ! Et dire que le Donald, ce canard laqué et ébouriffant, n’en est qu’à l’échauffement !  Ça promet pour le « jour d’après » son investiture fin janvier 2025 !

Quel feu d’artifice de folies à travers les Etats désunis, et au-delà, aux quatre coins de notre planète qu’on surexploite jusqu’à ce qu’elle pète !

«Foule sans santé mentale », fredonnerait Laurent Voulzy, ébahi, en voyant cette brochette de Dominique Pelicot & Co qu’un tribunal met enfin face à leur sordide reflet dans le miroir ! Dans quel glauque abyme se sont-ils égarés pour abîmer ainsi leur humanité, prenant leur pied en piétinant celle de Gisèle ?

« Fool sans santé mentale » aussi, pour les huit pyromanes qui ont allumé la mèche de la désinformation et attisé le brûlot de haine qui a armé le bras d’Anzorov, l’assassin du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 ! Un verdict qui a le mérite de reconnaître le poids des mots dans l’engrenage qui conduit au choc des maux. Car, oui, un mot dont la violence dépasse la ligne continue du respect des autres, cela suffit pour amorcer la trajectoire du missile qui va enflammer les foules et déchaîner les coups ! Une phrase lapidaire peut armer le bras d’un assassin, et se traduire en sentence[ii] fatale sans même avoir à se risquer dans la dangereuse traversée de la Manche.

Et ne parlons pas de l’autre côté de l’Atlantique ! Ouh là là, que le réveil est difficile ! Ça vous a fait le même effet, à vous, d’ouvrir vos paupières fébriles, au matin du 6 novembre, guettant le duel au couteau annoncé par les sondages « qui n’avaient jamais été aussi serrés », redoutant l’enlisement dans une guerre des tranchées judiciaire…  pour voir une marée de sang rouge Républicain se répandre à travers le pays, imbibant les Etats les uns après les autres comme un papier buvard ? 

Et ces têtes hilares, et ces joues comblées d’aise, et ces visages imbus d’eux-mêmes des Trump’ettistes plus repus que -blicains,  paradant comme des toreros dans leurs habits de lumière en raillant leurs adversaires défaits. Voilà le Roi Liard[iii] qui, tel le retors Scar dans le Roi Lion, distribue les postes clé comme jouets en pâture à sa meute de hyènes toutes plus incompétentes les unes que les autres.

« Pourvu que je sois grassement pourvu », c’est manifestement le critère pour être en vue dans la ploutocratie[iv] de l’Oncle Picsou, ce canard plaqué or qui parle de lui à la 3e personne depuis qu’il bénéficie des câlins d’Elon :

  • Robert Kennedy Jr[v], grand avocat spécialisé dans le droit de l’environnement (ah, enfin une prise de conscience salutaire !) à la tête du Ministère… de la Santé… eh oui, faut se méfier des professionnels, on préfère des amateurs particulièrement éclairés, et lui, son hobby préféré, c’est d’être antivax ! C’est parfait pour s’occuper de la Santé, la gestion de la crise du Covid par le précédent gouvernement Trump a démontré l’efficacité de leurs croyances ancestrales[vi] !
  • Et puisque le seul expert en droit de l’environnement qu’ils avaient était pris, il ne restait plus qu’un climatosceptique, Lee Zeldin, pour prendre la tête de l’Agence Américaine pour la protection de l’Environnement
  • L’homme le plus riche du monde, Elon Musk, associé à un autre multi-milliardaire, Vivek Ramaswany, hérite du tout nouveau Department of Government Efficiency[vii] avec l’ambition de « dégraisser le mammouth » de l’administration fédérale des Etats-Unis… sans doute pour pouvoir réduire encore plus les impôts des plus riches. N’y voyez aucun cynisme, celui de l’étroit Musk atterre !
  • Elise Stefanik, grande critique de l’Organisation des Nations Unies… portée aux nues comme ambassadrice auprès de l’honnie ONU
  • Pete Hegseth, un présentateur vedette de Fox News, comme secrétaire à la Défense, à la tête de la plus puissante armée du Monde
  • Pam Bondi, une des avocates de sa défense lors de son procès en destitution en 2020, à la tête du Department of Justice

…N’en jetez plus ! 

Vous voyez émerger le thème récurrent en filigrane, dans ce concert de complices conservateurs confédérés ? Quelque chose comme « Quand c’est trop, c’est Trump & Co(ns) ! »[viii]

Vu le nombre de glands dans la recette, il risque d’y avoir plus de fèves que de frangipane dans la galette dont ils se déchirent déjà les moindres miettes. Quelle sacrée MAGAille[ix] en perspective !

Heureusement, du côté de l’avenir de notre planète, la prise de conscience du désastre climatique à venir a bien, bien progressé dans les esprits, dans la détermination des leaders politiques et leurs gestes forts : la 28 e « Conference of Parties », la fameuse COP, a eu lieu à… Bakou. C’est pas du marketing génial, ça, pour annoncer une COP low-cost (à bas coût, et aussi aux ambitions révisées à la baisse), dans cette capitale de l’or noir et autres énergies fossiles ! Depuis la quête du Graal jusqu’à la re-quête du Bitcoin, on essaie toujours de faire passer le plomb pour de l’or dans le Saint-Bol !

Mais comme le démontrent les dégâts et le bilan humain terrifiants du cyclone Chido sur l’île de Mayotte, pourquoi y aurait-il urgence à agir ? Le cri d’alerte du petit migrant emmailloté dans une crèche au fin fond de la Palestine attend bien depuis plus de 2000 ans que quelqu’un veuille bien l’entendre, et ça n’a pas empêché la Terre de tourner en rond depuis, plus de 2000 fois autour du Soleil et plus de 730.000 fois sur elle-même… cette même Terre qui se débrouillera parfaitement toute seule pour se débarrasser de l’humanité par un ou deux frissons bien sentis, si on continue à trop la démanger.

Jusque là, ça tient toujours !… mais pour combien de temps encore ?

Les signaux d’espoir, vacillants et fragiles pour l’instant, sont cependant bien là (et bien las, des fois) :

  • Une dictature de père en fils qui aimait tellement son peuple qu’elle l’enserrait depuis plus de 40 ans par un garrot autour du cou, tout en dealant du captagon en masse depuis Damas, et qui semblait indéboulonnable sous la protection de puissants alliés, s’est effondrée plus vite que le gouvernement Barnier, c’est dire !

« Dis Syrie, tu n’aurais pas une recette pour nous débarrasser des 54% de régimes autocratiques qui prospèrent un peu partout dans le Monde[x] ? »

  • La France a réussi l’organisation de « ses » Jeux Olympiques et Paralympiques, avec des cérémonies qui nous ont réjouis par leur imagination, leur créativité et leur audace, dont une cérémonie d’ouverture tenue pour la première fois en dehors d’un stade, en plein cœur de Paris, illuminant son ciel d’une aérienne vasque pour rabattre leur caquet aux pluvieux oiseaux de mauvais augure !
  • La cathédrale Notre Dame de Paris, dévastée par un incendie le 15 avril 2019, a été reconstruite et réouverte en grande pompe grâce à un élan de générosité sans précédent des plus grandes fortunes nationales et internationales. Ces cossus de Notre Dame (les Arnaud, les Pinault, Meyers-Bettencourt et consorts) ont décidément plus d’empathie pour les vieilles pierres noircies que pour les enfants qui meurent de froid dans la rue… dans un éclair de lucidité, s’en sentiraient-ils plus proches ?
  • Quel plus beau symbole d’espoir que notre Jupiter national qui rêve de se donner une nouvelle chance. Lui dont la superbe est bien écornée par le désastre d’une dissolution précipitée, plongé dans les abymes des sondages et pris en étau entre les 2 extrêmes auxquels il a laissé un boulevard par ses manœuvres si machiavéliques qu’il s’y est lui-même fait surprendre. Jupiter assez inconscient, donc, pour rêver de se refaire avec un gouvernement… Bayrou. Bayrou ? Eh oui, Bayrou ! Au moins, avec ses 73 ans à lui et une moyenne d’âge de 53 ans pour son gouvernement, il faut lui reconnaître au moins trois qualités (si, si ! Ceci dit, ça ne pèse quand même pas lourd, pour pas moins de 35 maroquins bien patinés et astiqués !):
    • Il sera particulièrement motivé pour ne pas creuser le trou plus vite avant qu’il n’y tombe !
    • C’est le gouvernement le plus écologique de l’histoire de France, avec un taux de recyclage inédit (deux anciens premiers ministres, et pleins d’autres récupérés et reconditionnés !)
    • Il fait sans doute partie des seuls boomers à comprendre la blague « C’est dans les vieux Pau qu’on fait les meilleures soupes », car ça ne peut être qu’une blague, rassurez-moi ?

Sœurs et frères de paix et de bonne volonté, si – un petit truc en plus[xi] – vous avez la chance de ne pas souffrir de la guerre, de la famine, de la misère, profitez de ces fêtes de fin d’année pour revenir en 2025 avec le plein d’énergie. Car l’année à venir réclamera une sacrée dose d’efforts conjoints, beaucoup de discours de paix et d’actes de bienveillance, de solidarité et sans doute de résistance contre des forces obscures et tenaces.

Il va falloir collecter, semer, faire germer et prospérer les graines de bien, de sagesse et de sororité qui s’obstinent et persévèrent dans les moindres anfractuosités, survivent aux hivers les plus mordants et finissent toujours, le printemps venu, par recouvrir de tapis de mousse, de verdure et de fleurs les montagnes de datas, de fake news et autres minéraux froids et durs que dit gérer la prétendue Intelligence Artificielle promue par des richards au cœur de pion, manifestement voués (plus que doués) aux échecs.