Chouette c’est la rentrée … des talibans dans Kaboul

En 10 jours seulement, et presque sans combattre, devant nos yeux médusés, les talibans ont repris Kaboul à une armée de 300.000 hommes entraînée et équipée par les Etats-Unis depuis 20 ans.
Les faits sont têtus, c’est la défaite des pro-fête au profit de ces prosélytistes du prophète.

Vous aviez tremblé pour « la chute du Faucon Noir »[i] à Mogadiscio ? Alors vous allez adorer ce sequel (ou cette séquelle ?), dans lequel c’en est un vrai qui, empêtré dans ses grandes ailes de première puissance mondiale, essaie péniblement de s’envoler depuis l’aéroport assiégé de Kaboul. Il claudique péniblement dans ses rangers trop grandes pour lui, tel un albatros sur le pont de ce qui a tout l’air d’une galère ou pire, d’un radeau de la méduse ! Acculé dans une souricière, assiégé par des foules affolées et désespérées au point de s’agripper aux roues des avions en train de décoller[ii], voilà l’Aigle jadis impérial au tapis, volant des permissions de sortie et des droits de passage aux factions islamistes, incapable de s’arracher à la poussière pour mettre ses petits et ses œufs à l’abri des nuisibles qui faisaient son petit-déjeuner d’ordinaire.

Souvent, pour s’amuser, les talibans de passage
Prennent des amerloques, vastes oiseux des mers,
Qui suivent, insolents accapareurs du paysage,
L’empire s’imposant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils acculés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avions traîner à côté d’eux.

Ce colonisateur zélé, comme il est gauche et veule !
Lui qui portait si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui frimait !

L’Américain est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit du mortier ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de décamper[iii]

Et pendant ce temps-là, les talibans, tranquillement, observent et prennent des notes sur leur tableau noir, tantôt se pavanant dans le bureau déserté de la présidence, tantôt rassurant sur leurs intentions, et distribuant des bonbons à profusion : promesses de clémence et d’ouverture à ceux qui les ont combattu, concessions à toutes les composantes de la société pas encore barbues ou voilées (surtout, ne suivez pas mon regard, ce serait outrageusement, furieusement impie !), tolérance pour laisser s’échapper les piteux « occupants occidentaux », la queue entre les jambes. Une poigne de fer dans un Afghan de velours, vous dis-je.

Ils ne sont pas pressés, ils ont tout le temps de savourer leur victoire jusqu’à l’aube. Ils peuvent festoyer toute la nuit dans laquelle ils s’apprêtent à replonger le pays qu’ils ont fermement reconquis, une nouvelle fois, après avoir terrassé et mis KO un nouvel Empire trop prétentieux, après le Britannique et le Soviétique. Il sera toujours temps de distribuer les bons poings et l’arrêt qu’on pense, à ceux qui les auront mérités, quand le rideau sera retombé après le coup de projecteur médiatique actuel. On sait bien que l’attention des médias internationaux dépasse rarement quelques jours quelle que soit la gravité du sujet, surtout s’il n’a rien à voir avec le sport !

Les faits sont têtus, c’est la défaite des pro-fête au profit de ces prosélytistes du prophète.

Chouette, c’est la rentrée !

Sortez vos gommes et vos marqueurs, barbants barbons barbus, pour barbouiller / effacer les visages souriants des reines de beauté qui, sur les affiches et les vitrines, vantaient les bienfaits de telle crème cosmétique, tel mascara ou tel bijou. Et ce n’est pas grave si vous dépassez du trait, l’essentiel c’est de bien remplir, masquer de noir chaque parcelle de cette peau de chagrin, pour la grillager définitivement derrière la burqa.

Bonne nouvelle, meilleure encore qu’une prime de rentrée ! Plus besoin d’acheter tout ça, tout simplement. Vous pouvez rester chez vous, chanceuses petites Afghanes, éviter la poussière et la chaleur insoutenable des rues, des places et des préaux, confortablement lovées dans votre burqa intégrale, sur votre tapis des mille et une nuits, dans l’accueillante et rassurante maison de votre mari, de votre frère ou de votre père.

Chouette, c’est la rentrée !

Alignez-vous en rang par deux (en co-rang, en somme) dans la cour des mollahs et arrêtez cette cohue désordonnée sur la route de l’aéroport ! Ne vous plaignez pas si d’aventure vous vous écorchiez les genoux ou attrapiez quelque coup de crosse dans ces stupides bousculades ! Vous me copierez 100 fois : « Allah est grand, Allah est miséricordieux… mais prend garde tout de même à ne pas tester ses limites ! ». Car il n’est pas plus ultracrépidarien qu’un Dieu de religion monothéiste, croyez-en moi (et voilà, à peine j’évoque le sujet que je m’y vois : cet invariant est décidément très contagieux !).

Allez, les premiers rangs de la chorale, mettez-vous à la queue-leu-leu et entonnez tous en chœur : « Hallal, Allah, Allah, hallal la ! ». Plus fort, Malala[iv], articule, je ne t’entends pas derrière ton grillage et les salves de Kalachnikov de l’orchestre de tes camarades !

Image extraite du film d’animation « Les hirondelles de Kaboul »

Voilà 2000 ans que Jésus-Christ et ne cesse de crier, que des armées de prêtres, de moines, d’évêques et de cardinaux nous assènent les points sur les i et la règle sur les doigts, nous font réciter nos bénédicités, réviser nos évangiles et le B-A BA de l’abbé. Et pourtant, en dépit de refontes de programmes innombrables, des réformes calvinistes et luthériennes, Vatican 1, et 2, et 3 zéro, urbi et orbi et tutti quanti, les chrétiens bien-pensants et toujours prompts à donner des leçons ont été aux premiers rangs des horreurs commises durant les deux guerres mondiales du 20e siècle. Alors ne nous offusquons pas que certains disciples de Mahomet – une minorité de cancres – aient encore du mal à comprendre et s’approprier son message de paix, d’amour et de fraternité, sachant qu’ils ont eu, eux, moins de 15 siècles depuis la révélation de ses 114 sourates et 6236 versets, pour les assimiler.

Pourtant il en aura fallu, de la patience de bataillons de pacificateurs pour leur inculquer les rudiments des bienfaits de la torture et de la pénitence. Ils en auront eu des leçons de tact et de finesse de la part des dignes héritiers des empires coloniaux, maîtrisant la subtilité comme un roi belge au Congo, l’empathie comme un conquistador espagnol au Pérou, l’ouverture culturelle comme une tunique bleue qui aura su adopter avec enthousiasme la coutume locale du scalp. Ils avaient même pris la peine de tracer des belles frontières avec un compas et une règle, pour faire des jolies mappemondes de couleur, en mettant un peu d’ordre dans le tortueux et subtil embrouillamini préexistant de peuples, cultures, tribus, et traditions, totalement incompréhensible pour qui ne serait pas érudit ou autochtone : osons le dire, c’était n’importe nawak ! « Parce que t’as Liban et Taliban, et il paraît que ça n’a rien à voir », me rappelait encore récemment Roger au Café du Commerce.

Et c’est comme ça qu’ils remercient leurs « sauveurs », ces ingrats irréductibles ? C’est pas juste, c’est pas correct, c’est limite Pakistan, c’est même carrément Pachtoune[v] !

C’est donc ainsi, Allah, qu’ça s’barre ?


Les pattes de mouche du Kfard :

[i] « La chute du faucon noir » (Black Hawk Down) est un film américano-britannique de 2001 réalisé par Ridley Scott, inspiré d’un livre de Mark Bowden, qui relate les combats de Mogadiscio des 3 et 4 octobre 1993.

[ii] Zaki Anwari, jeune espoir afghan du football de 19 ans, est mort le 19 août d’une chute mortelle après avoir tenté de s’agripper à un avion américain qui décollait de l’aéroport de Kaboul.

[iii] Librement adapté du poème « L’Albatros » de Charles Baudelaire

[iv] Malala Yousafzai, militante pakistanaise (et pachtoune) des droits des femmes, prix Nobel de la Paix 2014

[v] Les Pachtounes sont un des principaux peuples d’Afghanistan. Ils ont participé à la fondation de l’Afghanistan moderne au 18e siècle et lui ont donné son nom, « afghan » étant un synonyme de Pachtoune. Ils sont 3 fois plus nombreux encore au Pakistan (plus de 35 millions), où ils ne représentent cependant que 20% de la population du pays.

Krach boom hue !

Que vous soyez économiste, économe ou encore plus économe (rayez les 4 lettres inutiles), comme moi, vous ne ferez néanmoins pas l’économie de la lecture de cet article qui vous révèlera les dessous des cartes et des tables. Keynes se retourne dans sa tombe, Jacques Dutronc en perd presque son cigare, mais croyez-vous que je sois jaloux ? Pas du tout, pas du tout…

Il y a les Golden-boys de profession
Habillés par Cardin et jalousant les Boss, serviles
Qui roulent en Ferrari à la plage comme en ville
Qui vont chez Cartier comme ils vont chez Fauchon

Croyez-vous que je sois jaloux ? Pas du tout, pas du tout !
Moi j’ai un piège à fric, un piège tabou
Un joujou extra qui fait krach boom hue !
Les filles – et les foules sentimentales, shootées – en tombent à genoux[i]

Qui a dit crise ? Pressez-vous donc pour puiser dans la corne d’abondance du « monde d’après » !

« Un tsunami de liquidités », image chinée et dénichée par 6rano

La planche à billets tourne à fond les ballons, comme jamais, de New-York à Tokyo en passant par Pékin, Londres, Frankfurt, Paris, Dubaï et Ryad, pour arroser d’un tsunami de liquidités un système monétaire et économique mondial exsangue.

Le malade est toujours sur le billard, sous perfusion presque en permanence maintenant, et ses constantes vitales font des sursauts désordonnés dans tous les sens, au rythme des décharges du défibrillateur qu’on lui inflige. Les plans de soutien aussi massifs soient-ils – les 1.900 milliards de dollars US du seul plan américain, les 750 milliards d’euro du plan de l’UE pour ne citer qu’eux –  n’y ont pas suffi, nos apprentis sorciers ont dû inventer de nouveaux sorts plus puissants, quitte à tester les limites sulfureuses de la magie noire. Ainsi sont nés des « outils non conventionnels » (ça ne vous rappelle pas le langage guerrier des « armes non conventionnelles » ? Ça ne vous effraie pas, vous ?) tels que les « Quantitative Easing »[ii] successifs – qu’on préfère appeler par leur petit nom quand on est initié, les QE – et, petit dernier dont la musique monte lentement mais régulièrement dans les médias, et qu’on imagine inspiré d’Apocalypse Now, la «Helicopter Money » ! De l’argent qui tombe littéralement du ciel, on en tombe carrément des nues !

Dessin de Deligne, chiné et déniché par 6rano

Mais c’est bien sûr ! Pourquoi n’avait-on pas osé y penser avant ? Dans notre monde 2.0 où le virtuel règne en maître, même plus besoin de planche à billets ! L’avenir est dans les nuages, dans le cloud, « sky is the limit ». Qu’est-ce qui pourrait empêcher les arbres de monter jusqu’au ciel ?

On n’a plus assez de lettres dans l’alphabet pour qualifier la reprise que nous promet l’aube du « monde d’après » : en U, en V, en W, voire en K !? (celui qui aura compris celle-là, qu’il partage sa science avec les autres Kfards dans les commentaires, SVP).

BOOM dans la valorisation des marchés, tirés par les GAFAM et autres licornes.

Dans un tel paradis où l’argent tombe du ciel « comme vache qui pisse », l’herbe et les liasses de dollars sont plus verts que le bocage normand et l’arrière-pays basque réunis.

Pauvres plébéiens, nous en sommes encore à guetter le moment où la crise sanitaire sera vraiment derrière nous, où la litanie quotidienne des morts et des malades en réanimation va s’estomper, où nous aurons évité un n-ième variant plus agressif et plus sournois que le précédent, et où nous aurons enfin retrouvé le niveau d’activité d’« avant » la pandémie. Pauvres contribuables, nous craignons la réponse hélas évidente à la question lancinante du remboursement des dettes faramineuses accumulées par le « quoi qu’il en coûte ».

Mais tout cela n’est que combats d’arrière-garde de cassandres et de pisse-froid pour les marchés boursiers qui, eux, ont déjà claqué la porte depuis longtemps et caracolent loin devant, guillerets et insouciants, volant déjà de nouveaux records en records his-to-riques !

Dopés aux « stimuli publics » et aux « injections massives de liquidités», Jeff, Mark, Tim, Sundar et Satya ont largement surpassé Jack et son haricot magique, avec le BOOM exponentiel de la valorisation de leurs GAFAM[iii]. Il y a quelques mois, on s’extasiait du fait qu’Apple ou Amazon dépassent les 1.000 milliards de dollars US de capitalisation boursière, qu’Apple a été le premier de l’histoire à atteindre, en… août 2018. Aujourd’hui, soit 3 ans et la plus grande crise mondiale plus tard, 2 d’entre eux dépassent déjà… le double de ce « sommet historique », 2.000 milliards (Apple avec 2.440 milliards et Microsoft avec 2.110 milliards), Amazon et Google (dont la maison mère est rebaptisée Alphabet, car même dans le classement alphabétique, dans ce monde-là, on triche pour être avant les autres) les frôlent, et Facebook ferme le peloton avec « seulement » 1.000 milliards de capitalisation, qui étaient le Graal absolu il y a 3 ans !  La capitalisation de ce Club des Cinq (plus de 9.000 milliards de dollars) équivaut au double du PIB du 3e pays au monde, le Japon. De sacrés sumos !

Mais ce grand BOOM ne se limite pas aux sommets de la pyramide. « Il n’y a qu’à te baisser pour ramasser un haricot magique, toi aussi ! » est le rêve que les hypnotiseurs saupoudrent à gogo, à tous les gogos. Partout à travers le monde, se multiplient les « licornes » (et vous trouviez mon analogie avec la sorcellerie tirée par les cheveux ?), ces start-ups montées dans un garage ou un studio miteux il y a quelques mois, qui sont valorisées à plus d’un milliard de dollars. Vite, pressez-vous de spéculer sur n’importe quoi vous aussi, pourquoi pas les Spéculoos, pour amasser votre propre pécule et ne pas l’avoir dans l’… (oserai-je ?)

BOOM, Hue ! dans la génération de thune, de moulaga, de Bitcoin et autres crypto-trucs

Maintenant que l’argent tombe du ciel, vous pensez bien qu’il est hors de question de se trimballer des reliques barbares qui datent du moyen-âge. Exit l’or, passée la monnaie, re-passés les billets et ringardes mêmes les cartes de crédit ! La thune, la moulaga, comme tout ce qui compte maintenant, c’est virtuel, ça voyage dans le cloud, ça s’échange sans contact depuis son smartphone. C’est Bitcoin, Ethereum et autres crypto-monnaies. Quand le livret A de pépé rapporte péniblement des raclures de centimes, ces crypto-monnaies explosent sur le tapis vert volant et virtuel du cloud, et doublent de valeur en quelques semaines ! BOOM !

C’est forcément ça, l’avenir ? Je peux poser la question sans passer pour un boomer, OK ?

La fable du cigare et de sa foule d’amis

Et une fois encore, voici que les cigales du « cette fois-ci, c’est différent, c’est pas pareil » refleurissent à longueur d’antenne, à profusion de plateaux et de posts : aucune raison de s’effrayer de la gangrène du système financier et monétaire par la dette qui enfle chacun de ses ganglions en protubérance tubéreuse ! Le montant de la dette mondiale ? Une pécadille ! 281.000 milliards de dollars seulement, soit 355 % du PIB mondial (ça veut dire 3 ans et demi du « chiffre d’activité » global), et l’année dernière on y a rajouté « que » 24.000 milliards de dollars.

Ces mouches du coche encouragent Yellen[iv] et ses garçons, les apprentis sorciers de nos Etats souverains (ceux-là même que les GAFAM intouchables foulent au pied et ignorent superbement) et de nos banques centrales, à ne pas baisser Lagarde. Elles et ils ont assurément tiré les leçons des crises passées (quelle chance nous avons eu d’avoir de tels bacs à sable pour faire notre éducation que les crises de 1929, 1997, 2000, 2008) ! Cette fois-ci, c’est sûr, ils sauront nous éviter le pire ! Ils ont appris à piloter si finement le paquebot et le porte-conteneur (disons, au hasard, le Titanic et le Ever Given), et sont si bien épaulés maintenant par des Intelligences Artificielles, si, si – ils pourraient, les doigts dans le nez, laisser la main au pilote automatique, ça vous rassure, hein ? – qu’ils nous négocieront un sillage parfait, « au millimètre » entre les icebergs de l’inflation, la déflation, la reflation et toutes les autres « flations » qu’on ne connaîtrait pas encore.

« Attendez-vous à de l’inattendu ! »

Alors fouette cocher, et HUE vers de nouveaux sommets, vers l’infiniiiiii et auuuuuu-delà !

Il est en effet bien trop sage pour notre époque échevelée, ce Thomas Pesquet qui s’est entraîné pendant des années pour passer des mois dans l’espace et partager patiemment avec nous ses émerveillements d’enfant.

Non, notre ère est aux nouveaux riches gonflés à la thune, la testostérone et la coke, les Branson, Musk et Bezos qui jouent des coudes à qui s’enverra en l’air le plus loin, et le plus vite. Hop un petit tour dans l’espace, plus expéditif encore que « le train de la mine » de Disneyland ou « Oziris » du Parc Astérix, mais des millions de fois plus cher et plus polluant ! Et hop, aussitôt que les images sont dans la boîte, retour vite fait dans les pantoufles devant la télé. Le rêve d’exploration spatiale qui a enchanté l’imaginaire de générations entières se serait-il racorni au point de devenir « un petit bond pour un homme, un grand pas en arrière pour toute l’humanité »[v] ?

Et pendant ce temps là, les Shadocks pompaient, pompaient…

Mais même à supposer que les arbres puissent monter jusqu’au ciel, le pourraient-ils cependant vraiment « hors sol », sans racines ? 

Tout « vent » qu’ils soient, les Bitcoins, pour être « minés » – oui, minés, comme le préhistorique charbon – pour être minés donc, consomment 0,5% de l’électricité mondiale, soit autant que la consommation d’électricité d’un pays comme les Pays-Bas, ou, pour donner un autre ordre de grandeur, autant d’émission de gaz à effet de serre qu’une compagnie aérienne comme American Airlines. Ça ne vous parle pas encore ? Et si je vous dis maintenant que ça représente 20% de toute la production d’électricité éolienne dans le monde ?

Image chinée et dénichée par 6rano

En somme, l’investissement massif réalisé pour exploiter l’énergie du vent, qui a conduit à en décupler les capacités sur les 5 dernières années est largement réinvesti… pour « miner » du Bitcoin ou de l’Ethereum, et produire… plus de vent.

Les investissements « sans précédent » dans les énergies « vertes » renouvelables (plus de 255 milliards de dollars par an) n’ont guère permis d’augmenter leur part dans le mix énergétique global de plus de 1% sur les 30 dernières années, à moins de 18% du total ! Alors que le secteur informatique et numérique, qui consommait 7% de l’électricité dans le monde en 2016, explosera pour atteindre 20% en 2030 !

Or, le moteur qui a alimenté la croissance exponentielle des 2 derniers siècles, nourri les révolutions industrielles et tertiaires- l’énergie fossile (d’abord le charbon, puis le pétrole et le gaz) – est en train de tousser et hoqueter. Nous avons bel et bien dépassé le pic de production du pétrole conventionnel en 2006, et désormais la production ne fera que décroître. Les sources alternatives de pétrole (schistes et sables bitumineux) actionnées massivement depuis, plus coûteuses et aux impacts environnementaux incertains, ont permis de donner un coup de fouet à la production mondiale, et de refaire des Etats-Unis le premier producteur mondial, mais ce « shoot » ne durera guère au-delà de 2025.

Même le moteur démographique, dont on craignait pourtant l’emballement jusqu’il y a peu – se demandant comment la planète pourrait supporter au-delà de 10 ou 12 milliards d’humains – commence lui aussi à clignoter à l’orange, et menace maintenant de basculer vers la décroissance dès les décennies à venir.

Et quand les moteurs commencent tous à tousser et hoqueter, et que l’ambulance a passé déjà – et vidé  – la dernière station-service disponible sur la planète, c’est quoi le plan B pour sauver le malade ?

Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?

La soirée aura été dantesque ! Le pétrole et l’alcool ont coulé à flots, les cachets d’amphétamine et de LSD ont roulé sur les rails de coke, les nuages de shit et des cigares ont bercé nos rêves d’Olympe, la boule à facettes à scintillé de mille feux, le dancefloor était endiablé !

Mais les vapeurs commencent à se dissiper et à révéler le désastre d’une gueule de bois nauséeuse. On n’a même plus la force de regarder l’heure, mais on devine les premières lueurs de l’aube glauque entre les persiennes. Et on hésite à affronter l’image, sans concession, renvoyée par le miroir… Il est 5 heures, Paris s’éveille.

KRACH…

Mais ce n’est que le début du refrain, la folle sarabande des cycles économiques peut recommencer !

Moi j’ai un piège à fric, un piège tabou
Un joujou extra qui fait KRACH BOOM HUE !
Les filles – et les foules sentimentales, sonnées – en tombent à genoux


Pattes de mouche du Kfard :

[i] D’après la chanson « Les playboys » de Jacques Dutronc, 1966

[ii] En plus des outils traditionnels (dits « conventionnels »), les banques centrales peuvent faire varier la quantité de monnaie en circulation dans l’économie en utilisant des moyens «non conventionnels». Le quantitative easing (« assouplissement quantitatif ») est l’un de ces outils, par lequel elles achètent massivement des actifs aux banques. Les banques commerciales sont ainsi incitées à prêter aux entreprises et aux particuliers.

[iii] Jeff Bezos, fondateur et patron d’Amazon – Mark Zuckerberg, fondateur et patron de Facebook – Sundar Pichai, patron de Google – Tim Cook, patron d’Apple – Satya Nadella, 2e PDG de l’histoire de Microsoft après Bill Gates. Ces 5 plus gros géants du numérique sont désignés collectivement par l’acronyme GAFAM, associant les 5 initiales du nom de leurs sociétés.

[iv] Janet Yellen est la Secrétaire au Trésor de Joe Biden. Elle a également été Présidente de la Réserve Fédérale américaine (la fameuse FED) de 2014 à 2018.

[v] « C’est un petit pas pour un homme, un grand pas pour l’humanité » (« That’s one small step for man, on giant leap for mankind. »). Citation de l’astronaute Neil Armstrong en posant pour la première fois le pied sur la Lune, lors de la mission Apollo 11, le 21 juillet 1969.

Les trouples de l’élection, déjà ou encore ?

Vous êtes déjà en vacances ou vous vous préparez à une pause estivale bienvenue ? Ne vous fiez pas au calme apparent, dans les coulisses et les alcôves les dards, les mandibules et les appétits s’aiguisent, la grande danse des trouples à l’élection présidentielle 2022 a déjà commencé !

Plus que 9 mois d’ici la présidentielle de 2022 !

Et voilà que nos maîtres étalons et nos pouliches de concours réalisent qu’ils sont aux pièces pour concevoir le bébé miraculeux qui pourra emporter le suffrage universel dans les urnes le 10 et le 24 avril prochains, comme le frais émoulu petit Jésus du Touquet qui crèche à l’Elysée depuis 2017.

Quelques-uns des disciples conviés à la Sainte Scène de 2022 – Caricature chinée et dénichée par 6rano

Mais même pas le temps des préliminaires, voici déjà venu le temps des primaires, où, selon des rites barbares antédiluviens, les prétendants en rut se dressent sur leurs ergots, gonflent leur poitrail, étalent leur ramure pour écarter de leur route leurs adversaires en les impressionnant si possible, sinon en les affrontant à couteaux tirés, voire en leur explosant la rate (du Touquet, toujours. Y en a qui suivent ? Concentrez-vous, voyons). Et on s’étonne qu’après de tels combats acharnés, où les coups bas sont de rigueur, on ne récupère plus au coup de sifflet final qu’un loqueteux harassé en lambeaux !

Caricature de Perrico, chinée et dénichée par 6rano

Xavier Bertrand du Déclin[i], le Chevalier des Hauts de France, la Reine Valérie qui Pécaresse des ambitions débordant largement du lit de la Seine – le Zouave du Pont de l’Alma doit en avoir par-dessus la tête – et Laurent Veau-Quiet, le Robin des Volcans éteint d’Auvergne (oui je sais, si c’étaient les volcans qui étaient éteints, il faudrait rajouter un « S ») ont pris l’initiative de jouer au trouple-faîte, dans l’euphorie embrumée et éthérée de l’after, après leur large et inespérée victoire, aux régionales, battus seulement par l’abstention encore plus large (mais heureusement, la bonne fille fait seulement de la figuration et ne concourt pas pour le titre). Ils en sont encore à imaginer, chacun de leur côté du lit, la position du Kamasutra qui leur permettrait de prendre le dessus sans que les deux autres s’en rendent compte.

Ils ont beau pousser des cris d’orfraie et s’offusquer d’être qualifiés d’éjaculateurs précoces, ils ont cependant bien tiré les premiers. Mais voilà qu’ils bousculent tout l’échiquier politique, contraint de leur emboîter le pas dans ce tango endiablé, à qui mieux mieux, voire à qui pire pire !

Image chinée et dénichée par 6rano

Le fringuant gars de la Marine, à peine touché ses premiers pompons sur les manèges Européens et Franciliens (vas-y Jordan, c’est pon, vas-y Jordan c’est pompon pon !) bombe son torse huilé sous l’œil qui frise de sa MILF (Mar(ra)ine, Il Le Faut…bien évidemment, vous l’aviez tous compris). Celle-ci rêve, telle Jeanne d’Arc, de rassembler enfin le grand troupeau national des chèvres égarées de Monsieur Seguin, menacées par le vilain loup affamé entré sans papiers et en toute illégalité dans notre si belle montagne, pour dévorer nos chèvres fièrement estampillées AOP et égorger à l’occasion nos fils et nos compagnes ! Mais voilà qu’Eric fait part des états d’âme que lui a inspiré le succès de Donald en Amérique (« Tes états d’âme sont pour moi, Eric, comme des Etats d’Amérique »[ii]), et se laisse émoustiller par le chant des sirènes des sondages et de sa cour chez Bolloré et CNews, qui lui font perdre le sens de Zemmour. Monté au pinacle par sa cour de flagorneurs, il est tenté de descendre dans l’arène, lui aussi, quitte à lui faire un bébé dans le dos.

Photo chinée et dénichée par 6rano

Dans la basse-cour des Ecologistes, on ne compte plus les mères à la main verte et les pères verts ! Foin de trouple, ils sont déjà cinq, chez eux, à se disputer les verts de terre et l’œil des caméras de leur marigot, qui inonde un territoire de plus en plus large au fur et à mesure de la fonte des glaciers et des calottes polaires.  Quelle chance ils ont, les Delphine, Sandrine, Jean-Marc, Yannick et Eric[iii], plongés dans la piscine de ce Lost Story qui continue à se remplir, de pouvoir prospérer ainsi grâce à un engrais naturel !

Portraits chinés et dénichés par 6rano

Quant à ce qui reste de la Gauche – oui, car vous pensiez, vous aussi, que toute la Gauche était occupée ? Mais non, à y regarder de plus près, avec une bonne loupe (sinon essayez avec un microscope) un village peuplé d’irréductibles de Gauche résiste encore et toujours à l’envahisseur… et la vie n’est pas facile tous les jours pour les Marcheurs retranchés de l’an pire des camps de Jedressemonbarnum, Tantpispourledécorum, Quellebaffemonptitbonum et Capharnaüm qui essaient de les encercler à défaut de les encarter !

Quant à ce qui reste de la Gauche, donc, elle est la seule à savoir, tranquillement, patiemment, prendre le temps des préliminaires, sans se précipiter dans les empoignades de furieuses primaires. On sait même encore y apprécier, dans certaines alcôves, le charme suranné d’un Valls qui a mis l’temps de réaliser sa passion pour la France, après avoir pratiqué assidûment la sérénade à la catalane. Aurait-il succombé au charme envoûtant de l’Hidalgo surgie de la station Vélib d’Opéra qui le bisait ? Lui-même parviendra-t-il à séduire à nouveau ses ex-, comme du temps où « quand Manu dégrafait son corps sage pour donner des coups d’boule à Benoît, les Delga, les Delga du villa-age étaient là làlàlàlà là »[iv] ?

« Ne Mélenchon pas vitesse et précipitation », se disent apparemment tous ces dits révolutionnaires révolus du dictionnaire en tenue d’apparat chic !

Et ce faisant, avachis, ils regardent, passifs, passer – à belle allure déjà – le train de l’Histoire qui les laisse sur le quai de leurs rêves flétris et de leurs ambitions rassies, car tous les matins du monde n’y suffiraient plus pour ranimer l’étincelle du grand soir, soufflée vers le crépuscule par un grand coup de balai, fût-il rose.

Chiné et déniché par 6rano

Et dans les voitures-couchettes, tous ces trouples – et plus si affinités – sont occupés à courtiser, flirter, s’acoquiner, fricoter pour concevoir, dans leur stupre et notre stupeur, le bébé dont enfanteront les urnes, ce divin-enfant dont la bouille réjouie ornera les murs de toutes les Mairies de France – narguant une Marianne fatiguée et blasée – et dont nous allons tous jouir, avec, au choix, la cocarde ou le cocard, dans 9 mois, en avril 2022.

« Allons z’enfants de la Partiiiiii-ie ! » … ah quelle folle nuit en perspective !

Chiné et déniché par 6rano

Pattes de mouche du Kfard :

[i] Bertrand du Guesclin, noble breton, connétable de France et de Castille (1320 – 1380) est un personnage majeur de la première partie de la Guerre de Cent ans

[ii] Tube et chanson la plus connue du groupe Luna Parker, classée 10e des ventes en février 1987. A cette époque, les ventes étaient réalisées au format 45 tours, qui est redevenu furieusement tendance, qui l’aurait imaginé ?

[iii] Delphine Batho, Sandrine Rousseau, Jean-Marc Governati, Yannick Jadot et Eric Piolle sont les 5 candidats déclarés pour les primaires des Ecologistes en vue de la candidature à l’élection présidentielle de 2022

[iv] Carole Delga, actuelle Présidente réélue du conseil régional d’Occitanie (depuis janvier 2016), faisait partie de comité de campagne de Manuel Valls pour la primaire du Parti Socialiste en 2016, finalement remportée par Benoît Hamon. Vous aurez reconnu les paroles inspirées de la chanson « Brave Margot » de Georges Brassens.

Noir et Blanc, désir ou dessein ?

George Floyd (25 mai 2020), Breonna Taylor (13 mars 2020), Atatiana Jefferson (13 octobre 2019), Botham Jean (6 septembre 2018), Philando Castille (6 juillet 2016), Sandra Bland (13 juillet 2015), Freddy Gray (12 avril 2015), Walter Scott (4 avril 2015), Michael Brown (9 août 2014), Eric Garner (17 juillet 2014), Trayvon Martin (26 février 2012) #BlackLivesMatter

 Sur l'écran noir de ses nuits blanches,
 L'aigle blanc continue de broyer du noir.
 Dans tous ses États, et en particulier au Minnesota,  
 est-ce aujourd'hui encore poigne de fer contre poignée de terre ?
 Il n'y a pourtant pas qu'au Wakandai, que des panthères noires  
 questionnent désormais de notre histoire des pans entiers en fer blanc.
 Des siècles de Blanc de blanc, vous ne trouvez pas ça saoulant ?
 Un carré blanc sur fond blanc, des cercles et des croix blanches
 c'est encore la Malevitchionii du suprématisme monochrome.
 Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir, ça te Soulages iii? 
 La littérature et la peinture aussi sont tellement plus vivantes  
 quand chaque couleur apporte sa touche à l'ensemble,
 quand l'aiguille de Leblanc creuse l'appétit des canotiers de Renoiriv.
 Si l'échiquier n'alignait pas noir et blanc, côte à côte ou face à face,
 comment briller pour obtenir le mat ?
 Si le clavier et la partition n'associaient pas blanches et noires
 comment les blanches ballerines conjureraient-elles le cygne noir ?
 Les meilleurs romans noirs ne s'écrivent-il pas sur des pages blanches ?
 Les chats noirs dédaignent-ils les souris blanches ?
 Et les trous noirs repoussent-ils les naines blanches ?
  Je rêve d'un monde où nous pourrions respirer,  
 ensemble, le même air.
 Je rêve d'un monde où nous pourrions fredonner,
 ensemble, le même air...
 Ebony & Ivory
 Living in perfect harmony 
Illustration chinée et dénichée par 6rano
 Quand soudain, surgit un aigle noir,  
 c'est lui qui nous fait réaliser que nous avons mangé notre pain blanc !
 D'ailleurs, le Covid ne vient-il pas de nous faire vivre  
 une année noire ?... ou une année blanche ?
 Egalement vide de sens et assoiffée d'espoir,
 pour les blancs cassés ou les yeux au beurre noir.  
 Vous voyez une différence, vous ?
 Combien de gouttes de la même sueur, des mêmes larmes et du même sang  
 faudra-t-il encore verser avant d'enfin comprendre que nous partageons  
 les mêmes souffrances et le même espoir ?
 L'encre avec laquelle nous écrirons le reste de notre histoire
 ne deviendrait-elle pas plus sympathique si elle n'était ni noire, ni blanche ?
 En mariant le noir et le blanc nous pourrions inventer bien plus de 50 nuances de gris...
 et laisser tableau noir et carte blanche à nos 101 Dalmatiens,
 dans un Monde enfin libéré, ou un blanc dans la conversation  
 ne susciterait pas forcément un regard noir,  
 et réciproquement, sans faux semblants. 
 Je rêve d'un monde où nous pourrions respirer,  
 ensemble, le même air.
 Je rêve d'un monde où nous pourrions fredonner,
 ensemble, le même air...
 Ebony & Ivory
 Living in perfect harmony 
Illustration chinée et dénichée par 6rano
 Réalisons-nous quel tapis rouge les étoiles d'aujourd'hui piétinent,
 quand ils défilent en smoking noir et chemise blanche,
 sur les traces sanglantes des tuniques bleues ?
 Ils dansent dans des bals à blancs féériques,  
 et dans un glaçant et sombre fondu enchaîné,
 réservent leurs balles réelles à leurs frères noirs.
 Pour combien de temps encore serons-nous prisonniers  
 de ces westerns muets et stéréotypés, en noir ou blanc ?
 Derek, ta tenue de condamné sera-t-elle blanche rayée de noir  
 ou noire zébrée de blanc ?
 Pourquoi encore tant de Chauvin daltoniens,
 pour broyer du noir, se griser de rouge,  
 couvrir de bleus, passer à l'orange dans des éclats de verts brisés
 et séparer les blancs des jaunes,  
 avant de les monter l'un contre l'autre ?
 Nous ne sommes décidément pas dignes encore de rencontrer le 3e type,  
 si nous ne pouvons même pas en accepter un 2e.
 Retirons le blanc seing de nos plus noirs desseins
 et donnons-nous une chance de tourner nos rêves en Technicolor
 sur notre si petite mais si fragile et si belle planète bleue. 
Photo chinée et dénichée par 6rano
 Vous avez lu jusque là ? Sachez que le mec Derek a laissé son genou  
 écraser le cou de son frère George implorant, pendant presque 4 fois plus longtempsv !
 Ça devrait nous – et lui - laisser le temps d'y penser sérieusement...
 Vous aussi, ça vous laisse songeur ?
 Rêvons d'un monde où nous pourrions respirer,  
 ensemble, le même air.
 Rêvons  d'un monde où nous pourrions entonner,
 ensemble, le même air...
 Ebony & Ivory
 Living in perfect harmony 
Image chinée et dénichée par 6rano

Pattes de mouche du Kfard :

i. Le royaume du Wakanda est un pays africain fictif présent dans l’univers Marvel Comics. Créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby, ce pays apparaît pour la première fois dans le comic book Fantastic Four #52 en juillet 1996. Situé en Afrique Subsaharienne, à l’ouest de l’Éthiopie et au nord du Kenya, ce petit royaume, longtemps caché aux autres nations du monde, est notamment connu pour posséder un gisement naturel du métal de fiction le vibranium ainsi que pour son dirigeant, le super-héros appelé la Panthère noire.

ii. Kasimir Malevitch est un peintre russe, qui a peint « carré blanc sur fond blanc » en 1918, qui est considérée comme le premier monochrome de la peinture contemporaine, et qui appartient au mouvement de l’art moderne du Suprématisme dont Malevitch est le créateur.

iii. Pierre Soulages (né en 1919) est un artiste peintre et graveur français. Associé depuis la fin des années 1940 à l’art abstrait, il est particulièrement connu pour son usage des reflets de la couleur noire, qu’il appelle « noir-lumière » ou « outrenoir ». Il est l’un des principaux représentants de la peinture informelle.

iv. Maurice Leblanc est un romancier, qui a créé le personnage de fiction d’Arsène Lupin, dans plusieurs romans dont «L’aiguille creuse ». Auguste Renoir est un peintre du mouvement des impressionnistes, dont l’une des toiles les plus célèbres est « Le déjeuner des canotiers ».

v. Les témoignages et vidéos de l’interpellation de Georges Floyd montrent que Derek Chauvin a maintenu son genou sur son cou pendant 8 minutes et 46 secondes, pendant lesquelles Georges Floyd a imploré longuement le policier, répétant à de nombreuses reprises « I cannot breathe » (je ne peux pas respirer).

Rouge Grésil

A l’Est, de part et d’autre de l’Oural, rien de nouveau depuis plus de 20 ans. Tu encaisses coup sur coup et pourtant tu continues à retourner sur le ring, inlassablement, Alexeï ! Tiens, encore un « ding ! » qui résonne.

11e round.

1, 2, 3, 4… compte l’arbitre, qui te voit, hébété sous les coups assénés.

Mais une fois encore, tu t’agrippes aux cordes, tu te relèves, et tu remontes sur le ring !

Qu’est-ce qui te fait, encore et toujours, retourner au combat, Alexeï Anatolievitch Navalny ?

N’as-tu pas pris assez de coups sous la ceinture, dans le dos et en pleine poire,

pour comprendre que cette Place Rouge est sans issue pour toi ?

Quelle rage, quelle folie, quelle inconscience sont assez fortes pour te garder debout,

les yeux dans les yeux du Nouveau Tsar de toutes les Russies,

et de son armée de valets de l’ombre, qui te traquent et te harcèlent inlassablement ?

Derrière son masque de fer, Vladimir Vladimirovitch te jauge, te juge et te condamne. Il a de qui tenir, cet hybride de Vlad Draculeai et de Raspoutineii !

« Ne vous inquiétez pas pour sa sécurité, nous nous occuperons de lui en interne. »

Oh, ce n’est pas tant de son torse de star fièrement exhibé ou de ses talents au judo ou au samboiii qu’il est question.

Mais c’est de l’âme damnée de ce stakhanoviste de l’ombre, forgée dans les ténèbres d’un discret cagibiiv jusqu’à l’aube de sa cinquantaine, quand Boris mit fin à sa quarantaine en le propulsant à la Présidence de la Russie… le 31 décembre 1999 (le fameux bug de l’an 2000, c’est lui !).

Dans son ombre il a appris son « en même temps » à lui : boire et conduire (les affaires du pays), pourquoi donc choisir ? On peut bien damner les Saints et se Peters’bourrer la gueule de cacique en buvant cul-sec comme un cosaque, tout en mouillant casaque jusqu’au Moscou dans les jeux politico-financiers !

Cette taupe a creusé ses tunnels dans les coulisses, jusque sous le rideau de fer, quand il avait établi son nid d’espion à Dresde, entre 1985 et 1990.

A cette époque déjà, il s’intéressait à « une étude sur des poisons mortels qui ne laissent presque aucune trace » (tiens ? Comme le Polonium 210 employé pour l’assassinat de Litvinenko en 2006, ou le Novitchok de la tentative d’assassinat de Sergeï Skripal en 2018, tous deux anciens agents russes réfugiés au Royaume-Uni ? Toujours le Novitchok utilisé pour te mettre à terre toi aussi, Alexeï, pas plus tard que l’année dernière ? Quelle coïncidence !).

Il a le cuir assez épais pour mater tous les insurgés du Potemkine à lui tout seul, le Vladimir. Il a enterré tous ses Pères es-Troïka, dompté les vieux fossiles à coups de marteau – les Gorbatchev et les Eltsine – ponctionné les oligarques comme des esturgeons, redonnant à leurs œufs le clinquant des Fabergé d’antan. Car oui, les apparatchiks du régime sont devenus de gras oligarques, incarnant si bien l’accaparation des richesses qu’« oligarque russe » est devenu un pléonasme.

Quand n’importe quel gamin au monde rêve de s’offrir son premier maillot de foot – et que la majorité des jeunes Russes se contenterait déjà d’un simple ballon – le fiston d’oligarque russe, lui, fait la gueule si papa ne lui offre pas un club de Premier League pour son anniv’ ! Je vous laisse imaginer les résultats scolaires du fils Rybolovlev que le papa a puni en lui offrant… l’AS Monaco !

Toujours depuis les coulisses, du Kirov ou du Bolchoï, Poutine tire les ficelles, faisant passer crème l’unv et chanter les autresvi avec des pièces montées de ballets roses, toujours dissimulé derrière un entrelac de signes plus ou moins discrets.

Tu le sais pourtant, dans les coups bas et les coups de ballet il excelle Vladimir,

alors qu’est-ce qui te fait, encore et toujours, remonter sur le ring, Alexeï ?

Il est devenu le Silovi’kingvii, effaçant toute impureté, toute ride à la surface de toute la Russie, rendant au besoin lui-même la justice et sa peau lisse. Il lui a rendu son lustre passé à la Grande Russie. Ce roi de l’ombre se voit maintenant en véritable astre solaire, faisant orbiter autour de lui les médias à sa botte (l’agence de presse monopolistique d’Etat a été baptisée Sputnik, c’est dire) et les anciennes Républiques satellites de l’ex-URSS qui manifestaient des vélléités d’indépendance. Avec son comparse Kadyrov il ont fait charnier comble à chacune de leurs représentations de leur mise en pièce « Moins il y a de Tchétchènes et plus il y a de plaisir ». Il a poursuivi sa Géorgie de feu et de sang en 2008, et continue depuis à s’es’Crimée à consolider sa réputation de conquérant.

Tu le sais pourtant, qu’il contrôle la scène, l’arbitre et les coulisses, Vladimirovitch,

alors qu’est-ce qui te fait, encore et toujours, remonter sur le ring, Alexeï ?

A part toi et de ta poignée de fidèles, il n’y a que courtisans qu’il tient par la ou les bourses. Même le fringuant Dmitri Medvedev qu’il avait pris sous son aile au point de lui donner des allures d’héritier a fini par trébucher pour retomber dans les poubelles de l’Histoire. Les plus grandes puissances mondiales ont beau froncer un sourcil qu’elles veulent sévère, ça le fait doucement rigoler, le nouveau Tsar ; ce ne sont pas de si piètres mécanos qui vont couler une bielle aux Russies !

Les rares et courageux dissidents, il les rase, Poutine, comme vulgaire mauvaise herbe dans la taïga. Boris Nemtsov, le dernier avant toi qui avait osé le défier n’est même pas arrivé jusqu’au ring, tombé sous ses fenêtres du Kremlin, et avant lui Anna Politovskaïa et tant d’autres. Mais jamais aucune trace de sang sur sa lame slave.

Et toi-même, Alexeï, on ne compte plus tes séjours en prison, tes interpellations, tes procès et peines d’inégibilité opportunistes, scrutins trafiqués qui tombent sur toi et tes proches comme la grêle, sous n’importe quel prétexte. L’arbitre a déjà décompté à plusieurs reprises les secondes du K.O, avec ton oedème de Quincke en prison en 2019, ton empoisonnement au Novitchok en 2020, et ton nouvel emprisonnement dramatique actuellement !

Tu sais qu’à chaque instant ta vie, ta famille et tes amis sont menacés,

Alors qu’est-ce qui te pousse à retourner sur le ring, à te laisser abrutir de coups, Alexeï ?

« De retour pour votre 2e dose, Monsieur Navalny ? »

Le gong sonne maintenant le 12e round… et tu es toujours debout, crânement.

Contre toute attente, le permafrost ne commencerait-il pas à fondre et se fendre au soleil ?

Le masque de fer et de rouge grésil derrière lequel Poutine tente de figer un pays à son image serait-il à son crépuscule ?

Navalny, serais-tu l’aube de la Glasnost qui révélera combien ce roi est nu, derrière ses cohortes de valets et sa clique de cosaques ?

Tu as réussi à l’entraîner sous la lumière des projecteurs, et à l’exposer au grand jour des réseaux sociaux en étalant les ors et les marbres de sa modeste datcha de 17.000 m2, sur un domaine d’à peine 39 fois la superficie de Monaco, sur les rives de la Mer Noire. C’est un sacré caillou que tu lui as glissé dans sa chaussure, à tel point qu’il n’ose même pas prononcer ton nom en public. Aurais-tu réussi à commencer à le faire trembler ?

Même les coups tordus qu’il maîtrise pourtant à la perfection deviennent hésitants et trébuchants. Quelle calamité cette minable tentative d’empoisonnement « furtif » au Novitchok à Tomsk ! Pour la discrétion on repassera ! Lamentable de bout en bout, jusqu’au rétropédalage laborieux et risible : « Il n’y a pas eu de poison ! Il y en a eu mais pas le Novitchok ! C’était le Novitchok mais pas le nôtre ! C’était le nôtre mais il l’a bu lui-même ! »

Serait-il en train de perdre la main ? Ou est-il si imbu de lui-même, méfiant de tout et de tous qu’il se condamne à être entouré d’incapables, à la merci d’une fin à la Staline viii?

N’ayant trouvé personne à la hauteur de son héritage, il vient de s’auto-amnistier, lui qui avait inauguré son propre règne par l’amnistie de son parrain Eltsine qui l’avait adoubé. Pourquoi se précipiter ainsi, alors qu’il vient de tordre une nouvelle fois la constitution pour rester au pouvoir encore jusqu’à l’âge de 84 ans au moins ? Craindrait-il une Bérézina ? Qu’un plus retors que lui finisse par trouver sa faille ?

110 oligarques qui continuent à accaparer 35% de la richesse privée du pays, et 500.000 morts estimés du Covidix , voilà 2 chiffres qui suffisent à fissurer le rêve de progrès social et de grandeur retrouvée qu’il a vendu aux foules, qu’elles s’lavent plus blanc ou plus rouge. Craindrait-il qu’une de ces vagues qui a balayé les Romanov et les Communistes se réveille bientôt, aiguillonnée par un trublion comme toi, qui ose toujours, envers et contre tout, lui tenir tête ?

Tiens bon, Alexeï Navalny, boxe, boxe, la statue du Commandeur est peut-être en train de trembler sur ses bases.

Si Rocky a battu Ivan Dragox, tu peux espérer, à ton tour, faire vaciller Vladimir !

Pattes de mouche du Kfard :

i Vlad Draculea fut prince de Valachie au XVe siècle, et inspira à Bram Stoker le personnage du comte vampire Dracula. Il est aussi surnommé « Vlad l’Empaleur », parce qu’une légende raconte que pour venger son père, il fit empaler les nobles de la Cour qui avaient comploté contre lui, après les avoir convié à faire la fête au château princier.

ii Grigori Raspoutine (1869-1916) est un pèlerin, mystique et guérisseur russe, qui devint confident de la Tsarine et exerça par ce biais une forte influence à la cour impériale de Nicolas II.

iii Le sambo est une discipline de lutte russe, dont Vladimir Poutine a été plusieurs fois champion de Leningrad, et dont il a été nommé maître en 1973

iv Le KGB ou Comité pour la Sécurité de l’État, est le principal service de renseignements de l’URSS post-stalinienne, où il avait notamment la fonction de police politique.

v Poutine, alors patron du FSB (ancien KGB) a accrédité une vidéo sulfureuse trafiquée mettant en cause le procureur général Skuratov, qui enquêtait sur des avoirs en Suisse d’Eltsine et de ses proches en pleine campagne présidentielle en 1999.

vi Dans une de ses missions d’espion en ex-RDA, il avait déjà utilisé des photos pornographiques pour faire chanter le savant dont il convoitait les travaux. Une vidéo sulfureuse compromettante impliquant Donald Trump dans un hôtel à Moscou a également été évoquée dans les médias pendant l’affaire du Russiagate (présumée ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis). Selon une source anonyme du dossier, les services secrets russes posséderaient un enregistrement vidéo de Donald Trump en compagnie de prostituées à l’hôtel Ritz-Carlton de Moscou, en novembre 2013.

vii Les Siloviki sont les membres des forces de Sécurité : police, armée, FSB

viii Joseph Staline est mort d’une attaque cérébrale dans la nuit du 28 février au 1e mars 1953, dans une des 7 chambres blindées de sa datcha, personne n’ayant osé braver la consigne qu’il avait donnée de ne pas le déranger.

ix C’est le nombre de morts liés à la pandémie de Covid, estimé sur base de la surmortalité observée dans les statistiques de décès par rapport aux années précédentes. Ce nombre est 5 fois plus élevé que le chiffre « officiel » donné par « les autorités » du pays (si tant est qu’il y ait un pluriel à autorité en Russie ;-).

x Dans le film « Rocky IV », plus grand succès de cette série de films, Ivan Drago est un boxeur soviétique, champion représentant l’URSS, qui va tuer Apollo Creed, devenu le meilleur ami de Rocky Balboa, sur le ring lors d’un combat, et que ce dernier va affronter pour venger son ami.

Quand craie vaincra lame

En mémoire de ce grand homme qui a vécu et appris à vivre avec passion jusqu’au bout, jusqu’à ce funeste 16 octobre 2020…Continuer à faire vivre et grandir son engagement et ses valeurs laïques est le meilleur hommage que nous puissions lui rendre.

D’après « le Cancre » de Jacques Prévert – illustration chinée et dénichée par 6rano

Il dit non à la défaite

De son métier exercé avec cœur

Il dit oui à ce qu’il aime

Il dit « Je suis le professeur !»

Il est debout

On le questionne

Et tous les problèmes lui sont posés.

Le martyre l’a arraché à notre vie,

Mais il a tout effacé,

Les programmes négationnistes,

Les consignes de l’inspection,

Les réformes et les commissions

Et malgré les hésitations de Grenelle,

Les obscurantristes obnubilés,

Les sanglantes lames des damnés,

Il a sublimé sa vocation, Samuel.

Avec des craies de toutes les couleurs

Sur le tableau noir du malheur

Il a appris à plusieurs générations

A envisager le bonheur

En écrivant ton nom, Liberté !

L’origine du monde, ou encore et toujours le con des origines ?

Salut les p’tites Kfardes et les p’tits Kfards, l’évènement du #Sofagate m’a imposé l’urgence de l’article de ce week-end. Parce qu’apparemment pour Erdogan et quelques autres, l’égalité des sexes, c’est pas ottomantique !

A l’aube du 3e millénaire, même sur notre continent, et jusque dans notre pays, c’est pourtant encore et toujours LE qui donne le LA.

Au moment où on commence enfin à ouvrir nos consciences à un monde non-binaire (qui au passage établirait la supériorité de l’homme sur la machine, elle qui ne sait compter que jusqu’à 1;-), ne serait-il pas temps de nous débarrasser enfin des vestiges et vestales antédiluviens du paternalisme et de la phallocratie ? Combien de temps encore l’Humanité devra-t-elle claudiquer sur ses deux jambes dont l’une serait reléguée au rang de « deuxième » ?

Que de pionnières de « la première fois », pourtant, ont eu le courage inouï de s’attaquer à ce plafond de verre au cours des siècles, les Marie Sklodovskai, Olympe de Gougeii, Emmeline Pankhurstiii, Rosalind Frankliniv, Wangari Maathaiv, Malala Yousafzaivi, Rosa Parksvii, Valentina Terechkovaviii, Margaret Hamiltonix, Dorothy Vaughanx, Kathrine Switzerxi, Vigdís Finnbogadóttirxii.

Kathrine Switzer est la première femme américaine à avoir couru le marathon de Boston en 1967, 5 ans avant que les femmes ne soient officiellement autorisées dans la compétition. Jock Semple, un des organisateurs du marathon, avait tenté de l’empêcher de courir, sans succès.

Ces marées successives de courageuses, martyres de cette lutte – cette opération UnderLord millénaire – ont eu beau répéter inlassablement leurs assauts, jour après jour, le grand soir a fait long feu, même en France, patrie des droits de l’Homme (sic), de la Révolution mais aussi de son égérie, la Liberté guidant le peuple. Elles restent clouées sur les plages du dénigrement, écrasées sous la falaise des 17% d’écart de salairexiii avec leurs alter toujours pas égaux, qui les regardent de haut ou de travers, et qui en féminicident une tous les 3 joursxiv !

Elle a beau danser le long les golfes clairs, la mer, dès qu’elle devient trop vaste et le menace dans sa prétention, IL l’annexe en en faisant… UN océan. Les petits ruisseaux font certes les grandes rivières, mais là encore, dès qu’elles grossissent trop à son goût IL les promeut fleuve pour les ramener sur l’autre rive ! Même les portes, quand elles s’ouvrent en grand sur d’autres continents, redeviennent des ports, salut !

Tenez, aussitôt LE Covid avait-il démontré son potentiel néfaste qu’on lui trouva un genre… féminin ; sa première mutation, sa variante la plus pernicieuse, fût d’être transformé en LA Covid.

Chiné et déniché par 6rano

Et pas plus tard que mardi dernier encore (oui, oui, en 2021!) un nain Sultan mâle inspiré, dressé sur ses ergots d’âne, a cru bon d’humilier toutes les femmes d’Europe en reléguant la première d’entre elles au rang de faire-valoir du Père Michel. A-t-il oublié de relire son Atatürk, le Grand Truc qui s’en est tant éloigné, au point de s’en mosquer comme de saintes soufies ?

Faut il être aveugle pour ne pas voir que ce premier -isme – le sexisme – fait le lit de tous les autres : racisme, nationalisme, intégrisme, culturisme !

Eh oui, parce qu’Adam n’avait sous la main ni un black, ni un feuj, ni un catho, ni un Belge, ni un gros, ni un petit, ni un rouquin pour servir d’excuse au lamentable échec de sa carrière. Jugez plutôt : il était condamné à vivre pour l’éternité en face de ce Yahvé dont le luxueux duplex roof-top avec ascenseur direct pour le Paradis le narguait, juste en face de son minable pavillon avec jardin d’Eden Park, dont il n’était d’ailleurs que locataire ! Alors il a bien fallu qu’il trouve une bonne poire pour jouer le mauvais rôle, même si cette histoire de pomme et de serpent était cousue de fil blanc. Désolée Eve ma chérie, mais tu es la seule « autre » si semblable que je connaisse pour le moment, alors « plouf-plouf-ce-sera-toi-qui-aura-perdu».

Dessin de Mix & Remix dans Siné, chiné et déniché par 6rano

Depuis combien de millénaires déjà dure cette fable ? Depuis combien de lunes ont-elles été cantonnées aux rôles de mère, d’épouse ou de maîtresse, ces Cariatidexv, Cabiraxvi ou Calypsoxvii selon le cas ? Mais pour l’égalité, la promesse est toujours restée la même : aux Calendes grecques ! Ça l’arrangerait bien, le phallocrate, callypige rien et le laisse rugir et tout régir ! Même l’Amazone a accouché d’un Bolsonaro ! Alors l’homme continue à multiplier les charniers, réduisant tous les « autres » qu’il peut trouver en tas d’chairxviii. Pour une Dame de Fer, combien de Dames de Coeur ? Pour une seule Diane Nashxix, combien de générations entières de servantes écarlates ? Comment imaginer un instant seulement une Barbie qui préférerait Klaus à Ken ?

On a voulu nous faire croire que le savoir est trop sérieux pour être laissé aux femmes, qu’un « fait » solide et établi se transforme en « faillite » sitôt laissé entre leurs mains. Et on est passé à côté de ce que ces « fées » sont capables d’en faire pour réenchanter notre monde : une « fête » ! Alors les fées, c’est pas sorcier, IL en a fait des sorcières, que ce malin a maquillé en « tu meurs » malignes, et IL les a brûlées sur des bûchers (pour l’anecdote, la vengeance étant un plat qui s’apprécie froid : dès que la clope est consumée, sans mégoter elle redevient un clope, un vulgaire mégot).

Chiné et déniché par 6rano

Pourtant UN nombre, froid et implacable, qui claque, qui juge et qui condamne, s’il apprend à grandir sans haine, peut devenir UNE ombre suggestive et inclusive, projetant jusqu’à l’horizon mille nuances de lendemains qui chantent et dansent.

Pourquoi nous couper de la moitié de notre humanité, tel un cyclope éclopé et manchot ?

Avec un seul bras, comment embrasser et étreindre, embraser ou éteindre ?

Sur une jambe, comment danser, et seulement tenir debout ?

Jamais nous ne dormirons sur nos deux oreilles si nous n’écoutons que d’une !

Et d’un seul œil, il ne nous resterait plus qu’à pleurer toutes les larmes de nos deux moitiés.

N’est-ce pas pile ce qui nous fait encore aujourd’hui, en 2021, perdre la face ?

Quand les hommes deviendront-ils des Hommes pour se rendre compte que ce combat n’est pas le leur, à elles, mais le nôtre, à nous tous, ensemble, celui de notre Humanité ?

Comment pouvons-nous accepter encore un soir, encore une heure seulement d’être complices de ce déshonneur ?

En dépassant dès maintenant notre premier intégrisme, celui du genre, retrouvons notre intégrité, et notre plein potentiel épicène, pour sortir de cette préhistoire, et pouvoir enfin fièrement proclamer à l’unisson :

« Liberté, Egalité, Sororité »

Chiné et déniché par 6rano

Pattes de mouche du Kfard :

i Sklodovska est le nom « de jeune fille » de Marie devenue célèbre sous le nom de son mari, Curie. Vous l’aurez compris, c’est le nom qu’elle doit… à son père 😉

ii Olympe de Gouges (1748-1793). est une femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme français. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

iii Emmeline Pankhurst (1858-1928) est une femme politique britannique, pionnière dans la lutte des droits des femmes, qui a créé le Women’s Social and Political Union (WSPU), l’union sociale et politique des femmes. Son combat acharné avec les Suffragettes a contribué au droit de vote des femmes, en Angleterre, à partir de 21 ans en 1928.

iv Rosalind Franklin (1920-1958). Cette biologiste moléculaire britannique a participé à la découverte de la structure ADN. Elle reçoit le prix d’honneur Louisa Gross Horwitz bien après sa mort, en 2008.

v Wangari Maathai (1940-2011). Militante politique et écologiste originaire du Kenya, Wangari Maathai est la première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la Paix. C’était en 2004, en l’honneur de sa contribution pour le développement durable, la démocratie et la paix. On la surnomme souvent « La femme des arbres ».

vi Malala Yousafzai (née en 1997). Militante pakistanaise âgée de seulement 18 ans, Malala Yousafzai a reçu le prix Nobel de la Paix en 2014, ce qui fait d’elle la plus jeune lauréate de cette prestigieuse récompense. À 11 ans, elle prenait déjà position sur l’accès à l’éducation des jeunes filles, et ce malgré la menace des talibans dans son pays.

vii Rosa Parks (1913-2005). Figure majeure dans la lutte contre la ségrégation raciale, Rosa Parks est « la mère du mouvement des droits civiques ». C’est le 1er décembre 1955 que Rosa Parks marque l’Histoire aux États-Unis en refusant de céder sa place à un homme blanc, dans un bus.

viii Valentina Terechkova (née en 1937). Il s’agit de la première femme à effectuer un vol dans l’espace. Cette Soviétique a marqué l’Histoire lors de son voyage spatial, du 16 au 19 juin 1963. Aujourd’hui, elle est encore l’unique femme à avoir effectué un voyage dans l’espace, seule.

ix Margaret Hamilton (née en 1938). Cette informaticienne et mathématicienne américaine était chargée du logiciel de guidage qui a permis de se rendre sur la Lune lors de la mission Apollo 11.

x Dorothy Vaughan (1910-2008) est une mathématicienne et informaticienne américaine qui a travaillé pour le National Advisory Committee for Aeronautics (NACA), puis à la NASA, qui a contribué aux premières décennies du programme spatial américain et qui fut la première directrice de division afro-américaine du NACA puis de la NASA.

xi Kathrine Switzer (née en 1947). Elle est la première femme américaine à avoir couru le marathon de Boston en 1967, 5 ans avant que les femmes ne soient officiellement autorisées dans la compétition. Jock Semple, un des organisateurs du marathon, avait tenté de l’empêcher de courir, sans succès.

xii Vigdís Finnbogadóttir, née le 15 avril 1930 à Reykjavik, est une femme d’État islandaise, présidente de l’Islande entre 1980 et 1996, au cours de quatre mandats successifs. Elle est la première femme au monde élue au suffrage universel direct à la tête d’un État.

xiii Ecart de salaire constaté dans le secteur privé en France, à compétences et responsabilités égales, en 2017 (source INSEE).

xiv Il y a eu 146 féminicides en 2019, 90 en 2020 rien qu’en France…

xv Une Cariatide (ou Caryatide) est une statue de femme souvent vêtue d’une longue tunique, soutenant un entablement sur sa tête ; remplaçant ainsi une colonne, un pilier ou un pilastre. C’est littéralement celle qui tient la maison debout.

xvi Cabira est la femme de Vulcain, mère des Cabires et des » nymphes’ Çabirides dans la mythologie romaine

xvii Calypso, dans la mythologie grecque, est une nymphe de la mer, ayant, par amour, retenu auprès d’elle Ulysse, pendant sept des dix années de son retour de Troie à Ithaque.

xviii Margaret Thatcher (1925-2013), femme d’Etat britannique et chef du Gouvernement du Royaume-Uni de 1979 à 1990. Elle était surnommée « la Dame de Fer » et Renaud l’a bien épinglée dans une de ses chansons.

xix Diane Nash (née le 15 mai 1938 à Chicago) est une militante pacifiste ainsi qu’une des leaders et stratèges des mouvements étudiants pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis. Elle a toujours accordé beaucoup d’importance aux actions pacifistes et à l’éradication des discriminations contre les femmes dans le monde entier.

La France a un Incroyable Latent ! (VVC)

Allez les Kfards pressés, vous n’y tenez plus, alors on vous offre un billet coupe-file pour la finale de La France a un Incroyable Latent ! Zim Boum et Taratata !

Mesdames, messieurs, et tous mes autres, bienvenue sous le chapiteau de notre piste aux Etoiles !

Ce soir, pour votre plus grand plaisir et pour réveiller votre âme d’enfant, les plus grands acrobates, contorsionnistes, clowns que compte notre pays vont livrer devant vos yeux éblouis leur numéro le plus abouti.

Ils s’entraînent depuis des années, suent sang et eau à longueur de journées et de nuits, parfois au péril de leur vie – et de la nôtre – pour ces quelques minutes de magie, de folie, de rêve dans votre tête, d’étoiles dans vos yeux, et – qui sait – de papillons dans votre ventre.

Mais vous n’y tenez plus, alors sans plus attendre, je vous demande d’accueillir, sous un tonnerre d’applaudissements, les candidats de notre nouvelle saison de :

« la France a un Incroyable Latent » !

Jupiter à terre, roi des « pas de sitôt » :

  Mon logiciel est implacable,
 mes syllogismes défient la logique !
 Vissé sur mon fauteuil,  
 j'accélère pourtant encore et encore,
 Quoi qu'il nous en coûte !
 Premier de cordée dans l'échelle de Darwin,
 Je ne supporte pas les Darloose.
 Depuis que je suis le Roi des Dieux
 et le Dieu de toute la Gaule occupée,
 ça file doux, ça souque ferme !
 Mais en même temps...
 Pas de sitôt !0
 La vaccination... pas de sitôt !
 Le déconfinement... pas de sitôt !
 La réforme des retraites... pas de sitôt !
 La réforme du chômage... pas de sitôt !
 Le monde d'après... pas de sitôt !
 Pas si tôt, pas si tôt, suave, suave si tôt,
 Pas de sitôt ! 

Jean qui prie et Jean qui leurre

Dans sa reprise de Maïtéi, il ne fait pas le poids, alors il y va à fond sur le volume, mé toujours avé l’accent, peuchère ! Jupiter grimace quand il se fait pincer, le Jeannot est son Joker populaire, qu’on imagine du genre à se taper la cuisse. Là ou Edouard saupoudrait parcimonieusement de poivre et sel, il nous régale de senteurs d’herbes de Province par poignées, s ‘essayant sans cesse à ressasser à satiété ses sons de cymbales de cigales. Matignon n’effraie guère ce maquignon, qui en a déjà fourgué des moins frais, de canassons, aux foires régionales des bêtes de concours. Il en a flatté de la croupe de faux-derche, retourné des derviches, fait foncer des baudets et roulé des R sans en avoir l’air, avec son style à la Daudet. Il sait aussi ménager tantôt la Sèvre, tantôt le sou. Farcie d’une motte de foie gras, fagotée avec un magret de canard bien dodu et le museau caressé au jus de truffe, le tout délicatement arrosé d’un petit sot même terne, elle est bouillie avant d’avoir compris « coa » que ce soit, la grenouille qui va à confesse dans l’isoloir. Pour s’attirer les faveurs des pêcheurs, des bergers et de leurs brebis il veut bien passer pour le mousse du Causse, mais pour le dernier Empereur, il restera son Castex chinois.

Les Machins de L’Ile à l’épreuve de la Cité :

Le Véran hydro-alcoolique, ses rouages et ses pistons bien huilés et aseptisés fait des tours de vaccinodrome. Les Wargoniis chargés au Taquetiii de Panniersiv et de citernes remplies à la Pomp-iliv, se Bornentvi à débiter des éléments de langage pré-formatés comme des perroquets mécaniques. Ils se targuent de marcher sur l’Ovii, alors qu’ils peinent déjà rien que pour changer le lange à Gabrielviii.

Et alors, ce monde d’après ?

On latent toujours ?

Et maintenant, pour les petits Kfards pressés, notre inévitable page de publicité dans cette VVC (Vite, Version Courte), pour leur permettre de retrouver le cours de leur vie trépidante. Pour les autres, rendez-vous dans la version intégrale.

Pattes de mouche du Kfard :

o A partir de là, essayez sur l’air du refrain de « Despacito », vous verrez, c’est bluffant, « Jupiter feat Luis Fonsi » aux platines

i Pour les plus jeunes Kfards, Maïté est une truculente restauratrice française qui a animé des émissions culinaires sur France 3, comme « La Cuisine des Mousquetaires » de 1983 à 1997, et « A table » de 1995 à 1997. A cette époque, le dîner n’était pas « presque » parfait, le cauchemar en cuisine, c’est elle qui l’a inventé, toujours la meilleure pour repatisser la pièce entière au rouleau. Bref, la Top chef, la best, c’était elle, bien avant Norbert et Etchebest !

ii. Je ne vous ai pas fait l’injure de vous commenter Castex et Véran, mais un sondage non représentatif sur un échantillon très limité de citoyen m’a montré qu’il pouvait être utile de décrypter les membres suivants de notre gouvernement à certains (pas vous, bien sûr, d’ailleurs vous avez dîné avec eux pas plus tard que la semaine dernière…oups !) : Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement

iii Adrien Taquet, Secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles

iv Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie

v Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique

vi Elisabeth Borne, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

vii Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques

viii Gabriel Attal, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, Porte-parole du Gouvernement

La France a un Incroyable Latent !

Mesdames, Messieurs et tous mes Autres, vous l’attendiez avec impatience, vous ne serez pas déçus ! Bienvenue sous le chapiteau de notre piste aux Etoiles pour notre grande finale de « La France a un Incroyable Latent » !

Mesdames, Messieurs, et tous mes Autres, bienvenue sous le chapiteau de notre piste aux Etoiles !

Ce soir, pour votre plus grand plaisir et pour réveiller votre âme d’enfant, les plus grands acrobates, contorsionnistes, clowns que compte notre pays vont livrer devant vos yeux éblouis leur numéro le plus abouti.

Ils s’entraînent depuis des années, suent sang et eau à longueur de journées et de nuits, parfois au péril de leur vie – et de la nôtre – pour ces quelques minutes de magie, de folie, de rêve dans votre tête, d’étoiles dans vos yeux, et – qui sait – de papillons dans votre ventre.

Mais vous n’y tenez plus, alors sans plus attendre, je vous demande d’accueillir, sous un tonnerre d’applaudissements, les candidats de notre nouvelle saison de

la France a un Incroyable Latent !

Jupiter à terre, roi des « pas de sitôt » :

 Mon logiciel est implacable,
 mes syllogismes défient la logique !
 Vissé sur mon fauteuil,  
 j'accélère pourtant encore et encore,
 Quoi qu'il nous en coûte !
 Premier de cordée dans l'échelle de Darwin,
 Je ne supporte pas les Darloose.
 Depuis que je suis le Roi des Dieux
 et le Dieu de toute la Gaule occupée,
 ça file doux, ça souque ferme !
 Mais en même temps...
 Pas de sitôt !i
 La vaccination... pas de sitôt !
 Le déconfinement... pas de sitôt !
 La réforme des retraites... pas de sitôt !
 La réforme du chômage... pas de sitôt !
 Le monde d'après... pas de sitôt !
 Pas si tôt, pas si tôt, suave, suave si tôt,
 Pas de sitôt !

Jean qui prie et Jean qui leurre

Dans sa reprise de Maïtéii, il ne fait pas le poids, alors il y va à fond sur le volume, mé toujours avé l’accent, peuchère ! Jupiter grimace quand il se fait pincer, le Jeannot est son Joker populaire, qu’on imagine du genre à se taper la cuisse. Là ou Edouard saupoudrait parcimonieusement de poivre et sel, il nous régale de senteurs d’herbes de Province par poignées, s ‘essayant sans cesse à ressasser à satiété ses sons de cymbales de cigales. Matignon n’effraie guère ce maquignon, qui en a déjà fourgué des moins frais, de canassons, aux foires régionales des bêtes de concours. Il en a flatté de la croupe de faux-derche, retourné des derviches, fait foncer des baudets et roulé des R sans en avoir l’air, avec son style à la Daudet. Il sait aussi ménager tantôt la Sèvre, tantôt le sou. Farcie d’une motte de foie gras, fagotée avec un magret de canard bien dodu et le museau caressé au jus de truffe, le tout délicatement arrosé d’un petit sot même terne, elle est bouillie avant d’avoir compris « coa » que ce soit, la grenouille qui va à confesse dans l’isoloir. Pour s’attirer les faveurs des pêcheurs, des bergers et de leurs brebis il veut bien passer pour le mousse du Causse, mais pour le dernier Empereur, il restera son Castex chinois.

Les Machins de L’Ile à l’épreuve de la Cité :

Le Véran hydro-alcoolique, avec ses rouages et ses pistons bien huilés et aseptisés fait des tours de vaccinodrome. Les Wargoniiis chargés au Taquetiv de Panniersv et de citernes remplies à la Pomp-ilivi, se Bornentvii à débiter des éléments de langage pré-formatés comme des perroquets mécaniques. Ils se targuent de marcher sur l’Oviii, alors qu’ils peinent déjà rien que pour changer le lange à Gabrielix.

Et alors, ce monde d’après ?

On latent toujours ?

Le Génie Blanqué sous les Lumières

Le Monsieur Propre de l’Education, le Génie sans bouillir des Lumières Nationales, Blanqué dans un coin discret, près d’une lampe tapi, volant l’attention en levant le doigt de temps à autre seulement, pour éviter les coups de règle et les coups tordus, et espérer prendre la place du Calife au premier rang, ce fayot ! Mais hélas il n’est guère plus diligent dans la réforme qu’une tortue, jugez plutôt : pour hâter cette priorité, il s’est adjoint l’Elimasx.

Quant à la Roselyne…

On se demande ce qui a été le plus nuisible à ses Cultures, entre le déluge d’hommages et de « merci qui? » de la nuit des Césars – depuis la gène de la toute première Foïs jusqu’à la Marleau émue et nue – et la Covid de sens qui l’a mise en nuisette et lui a fait manquer d’air avant même le final de Nabucco (certains racontent qu’elle en verdit).

Dupond ou Dupont ?

Mais pourquoi notre garde des seaux y fait-il rouler des yeux et même des têtes ? Sans doute parce que dans la famille Dupond, on l’a tiré aux D et il a fini par louper l’heure du T. Or, autant le café de la maison peut être gourmand ou joyeux, autant le T est suranné et ennuyeux, même dansant. Quant au D, il est pipé. Dupond mort est-il, n’est-il pas, darjeeling ?

Les très riches heures du trou (Duc ?) de Bercy

Ce Bruno dans la télé, il est bien moins Fun que le Bruno dans la radio. Si ce dernier paye vos factures de détail, le premier excelle dans le recouvrement de gros. Duc peut-être, car vraiment le Comte n’y est pas. Si le poinçonneur des Lilas, cet amateur, faisait des tas de petits trous, ici on vous propose une affaire en or, avec les dernières promotions de l’élite du Corps des Finances de l’ENA, qui nous ont délité un trou de compétition que même les experts de l’Union Européenne qualifient d’énorme. Avec sa grosse, grosse caisse vide, mais sans tambour ni trompettes, il la connaît pourtant bien, la musique, piano, pianissimo ! L’ad-agios de ce Mozart est là !

A Dard-manin, manin et demi

Lui, il ferait plutôt dans le requiem. Au violon des sanglants lents de l’automne, il invoque sa mère-grand à chaque fois qu’il essaie de nous la faire à l’envers, ce qui se produit assez souvent pour ce sacré chaperon, qui se fâche tout rouge dès qu’on le soupçonne d’avoir mis le doigt dans le pot de confiture. Qu’un loup-bard tire une mobylette, et sa chenillette le sert aux rats. C’est sans doute pour cela qu’il blesse notre cœur d’une rancoeur monotone.

Et alors, ce monde d’après ?

On latent toujours, tout le temps, à chaque instant !

Pattes de mouche du Kfard :

i A partir de là, essayez sur l’air du refrain de « Despacito », vous verrez, c’est bluffant, « Jupiter feat Luis Fonsi » aux platines

ii Pour les plus jeunes Kfards, Maïté est une truculente restauratrice française qui a animé des émissions culinaires sur France 3, comme « La Cuisine des Mousquetaires » de 1983 à 1997, et « A table » de 1995 à 1997. A cette époque, le dîner n’était pas « presque » parfait, le cauchemar en cuisine, c’est elle qui l’a inventé, toujours la meilleure pour repatisser la pièce entière au rouleau. Bref, la Top chef, la best, c’était elle, bien avant Norbert et Etchebest !

iii Je ne vous ai pas fait l’injure de vous commenter Castex et Véran, mais un sondage non représentatif sur un échantillon très limité de citoyen m’a montré qu’il pouvait être utile de décrypter les membres suivants de notre gouvernement à certains (pas vous, bien sûr, d’ailleurs vous avez dîné avec eux pas plus tard que la semaine dernière…oups !). Donc, en tête de train : Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement

iv Adrien Taquet, Secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles

v Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie

vi Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique

vii Elisabeth Borne, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

viii Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques

ix Gabriel Attal, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, Porte-parole du Gouvernement

x Nathalie Elimas, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, chargée de l’Éducation prioritaire

Les cloches reviennent de Rome, mais pas que…

Ding dong ! Pour ton week-end, Pascal, et pour vous aussi petits Kfards, je vous ai mitonné une belle chasse, aux oeufs et aux cloches. Aujourd’hui, tout est permis, Alleluia !

 La chasse aux œufs est ouverte, mais hélas pas que...
 Le lièvre de Pâques n'a qu'à bien se tenir,
 La K'rême des chasseurs a lâché la meute !
 On n'a pas Pluto lâché les oies dans le Capitole  
 que ce canard de Donald nous file le bourdon !
 Fais gaffe mon lapin, ces gens-là n'aiment pas revenir chocolat :
 Après le festival de Mardi gras, Rumba à Rio, Kfé-o, Carnaval,
 Ce serait un comble de te faire mercredi descendre déjà,
 Si jeûne et pénitent, Places Dutertre, Rouge ou Tien-Amen,  
 par un guérillero prêt à Jair, ou un Kim et sa choré de Kill Bill !
 Ça en fait des saigneurs du Jour, au dimanche des rat-morts ! 
 La terre est ronde, mais hélas pas que..
 Pour les idoles et les cloches fêlées du ballon rond
 Le Chemin de Croix compte bien trop de stations
 Et 1, et 2 et 3 c'est bon !
 Y'a trop de zéros, j'en Neymar
 de tes millions pour te la jouer Messi
 « Christian ? » « No, my legend is CR7 ! »
 « -Le Soleil tourne autour de moi !
 -  Non c'est mon tour ! »,
 pour cette nouvelle révolution Copernicieuse.
 Sur les sommets du Goal-Gotha,  
 c'est Lacroix et la Ray-Ban hier,  
 13 bouteilles de Cristal pour la Scène ce soir,
 Dolce et Gueule de bois demain 
 La réalité n'est pas toujours rose, mais hélas chicas (y chicos), pas que...
 Parce que la télé-réalité, c'est télé-ment plus pire, allô quoi !
 Vous pensiez que les Marseillaises qui se botoxent
 et se traitent, et les Telenove-lassent ?  
 Comment se fait-il que vous ayez encore une tranche  
 de cerveau disponible pour penser, vous n'avez pas la box ?
 L'amour est dans le pré, même si, au premier regard,
 ce liminaire vous fait marrer !
 Les Reines du Shopping se barbouillent de Kohl en tas,  
 pour du Greg le millionnaire ne s'en ta– Pékin, express !
 Les vilains Anges bodybuildés de la Villa  
 jouent avec les caméras et les sentiments
 des Trèfle-rteuses  As (Nabillas, Loanas,...).
 Au marteau Pique-Coeur ils cassent la baraque
 et n'hésitent pas à tout laisser sur le Carreau.
 Ah l'Enfer du je, c'est forcément les autres ! 
 Le Dimanche va redevenir ordinaire, mais hélas pas que...
 Quand c'est Bigard qui revient de Rome pour couler un bronze,  
 Ô raison gardons, ne nous attendons pas à ce qu'il résonne !
 Caril-lon plutôt dans le culte, ces gens-là, la plume, et pas qu'orthodoxe !
 Leurs folles messes d'ordinaire tutoient plutôt le vulgaire. 

Dingue donc ? Vous parlez d’une chute !

Heureusement Christ est ressuscité ! Alleluia, nous sommes sauvés !