Nous partîmes 500…

Eludons les, dépités, ou élisons les députés ? Face à ce choix cornélien, convoquons le Maître lui-même… Non, pas celui qui en fait des tonnes avec son holo-gramme…

« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt accord,

Je me vois déjà Cocher, défiant le sort

Tant d’incrédules face à un tel attelage !

Qu’importe Matignon, pourvu que j’aie la rage ! »

Le Sid(érant) Jean-Luc, librement (comment pourrait-il en être autrement, pour un insoumis !) adapté de « Le Cid », de Corneille

Premier tour de ménage

Oyez, oyez, gentes dames et braves gens,
Ou braves dames et gentes gentes,
Comme il vous plaira !
Aujourd’hui, tout est encore permis,
Aujourd’hui, tout est déjà promis !

Oyez, oyez, gentes dames et braves gens,

Ou braves dames et gentes gentes[i],

Comme il vous plaira !

Aujourd’hui, tout est encore permis,

Aujourd’hui, tout est déjà promis !

– o –

Ne ratez pas cette occasion exceptionnelle de voir,

Ce dimanche seulement, dans votre ville,

Pour une représentation unique, de vote utile,

Ou coup de sang ou de folie, inavouable, dans le secret de l’isoloir

Une douzaine de postulantes et d’aspirants Président

« Nous douze », apôtres, singes et « en même temps » salopards.

Sous vos yeux ébahis, ils cacheront la vase sous un gros nénuphar

En faisant miroiter un programme époustouflant, hallucinant !

– o –

Gonflés d’orgueil ils tournent, tournent sur une ritournelle

De bandonéon, caracolant à qui décrochera le pompon.

Ils montent et descendent au rythme des flonflons

Se bourrant le mou pour remporter ce suffrage universel.

Le petit Nicolas ouvre le bal des mots dits, du pont craignant la chute,

Inéluctable, une fois encore… et bien moins spirituelle que celles du Jean bon,

Le clown qui fait mourir de rire la salle – et l’hémicycle – dès qu’il éructe.

Quant à Nath, elle est arrivée trop tard tôt, et Poutou dire, Phil est mauvais qu’au ton.

– o –

Anne, la Maire mise au ban cale, et parvient à peine à la cheville du cadet Roussel.

Jadot raccommode un patchwork de nuances de vert qui se déchire et s’effiloche

– même l’envolée des prix du gaz ne parvient pas à provoquer leur étincelle –

Alors que Jean-Luc s’envole toujours plus haut avec son holo-programme fantoche.

L’édIle de France, reine des Primaires adroite, a beau caresser des ambitions nationales,

Elle fond comme la banquise face au réchauffement clivatique extrême

Sur les braises duquel soufflent à qui pire pire Marine et Eric, ces vandales.

…Et pendant ce temps-là Manu milita, rit…. Et se vit déjà ressusciter après le Carême !

Ne manquez pas cette occasion unique de faire entendre votre voix

En glissant votre bulletin pour votre circassien favori dans l’urne.

Songez à toutes ces époques et pays où vous n’auriez pas d’autre choix

Que de souffrir le joug d’un Monsieur Déloyal ou d’un dresseur de consciences taciturne.

– o –

Ce soir, une fois le rideau retombé, les jongleurs, les acrobates,

Les équilibristes et les clowns seront fixés sur leur sort,

Et nous connaîtrons le nôtre pour la fin du spectacle après l’entracte…

– o –

Avec les finalistes qu’elle mérite, la France s’endort…


Pattes de mouche du Kfard :

[i] Dans le système social romain, des groupes familiaux patrilinéaires portant le même nom, le gentilice.

« so boring or so Boris ? »… that is the question

Mais qu’est-ce qui le Brexite tant, Boris, pour qu’il remonte sur les planches chaque jour pour révéler une nouvelle facette de sa pièce à chaque fois ? Croyez-moi, ce n’est pas du Shakespeare…

Mais qu’est-ce qui le Brexite tant, Boris, pour qu’il remonte sur les planches chaque jour pour révéler une nouvelle facette de sa pièce à chaque fois ? Croyez-moi, ce n’est pas du Shakespeare…

Vous pensiez qu’il n’y a pas à tortiller : c’est pile ou c’est face ! Eh bien le fantasque et foutraque Bojo le clown, lui, ne se laisse jamais enfermer dans un choix aussi cornélien (il n’y a que les Français pour brailler du Corneille). Cet illusionniste est capable de vous surprendre à chaque fois qu’il la lance, sa pièce, en inventant une nouvelle face à chaque fois qu’elle retombe, qui répond pile à sa « conviction »[i] du moment.

Tin, tin, tin, et voilàààààààààà !

Pile ou face ? Tellement cartésien (encore un Français) et « so boring » pour notre Boris… pardon, « leur » Boris ! Et pourquoi pas Passe, File, Pif, Paf ou Plouf ? (toute allusion sarcastique au conflit sur les droits de pêche serait purement fortuite, indeed !)

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent » disait Edgar Faure (encore un maudit Français !), mais même une girouette est une image trop déterministe et prévisible pour Boris, parce qu’après tout, elle n’indique qu’une direction à la fois.

Boris, lui, a élevé « l’agilité », la « real politik » au rang d’art martial, et est capable de tourner en bourrique notre pourtant ceinture noire nationale du « en même temps ». Regardez sa chevelure, qui rend caduc le terme même de coiffure : où que souffle le vent, il y a à chaque instant une mèche qui va dans son sens (… et toujours aussi une dans le sens opposé, déjà prête, au cas où…).

Waouh, bluffants les effets spéciaux !

Les Anglais pouvaient-ils rêver meilleur expert que ce pur produit de l’upper class de noble lignée pour gérer un divorce si douloureux, cette rupture d’avec l’Union Européenne ? Cette roturière orgueilleuse commençait à prendre ses aises. Elle ne s’imaginait quand même pas régenter le domaine de sa Majesté la Reine-mère du Commonwealth ? Mais quel orgueil et quelle ignorance crasse des raffinements de l’étiquette ! Ce n’est tout de même pas un majordome ou une intendante qui va prétendre prendre en main la destinée du Comté de Grantham, n’en déplaise à tous les Mr Carson et Mrs Hughes[ii]  du Berlaymont[iii]!

Il en connait un rayon en ruptures et divorces, lui, que ce soit dans sa vie privée ou publique, et chacun de ces chocs, loin de l’abattre, a permis à ce culbuto de se redresser et repartir à l’assaut, plus fort encore.

Ayant débuté sa carrière de journaliste comme correspondant stagiaire au Times, il est viré au bout d’un an seulement, pour avoir falsifié une citation de son parrain. Marié en 1987 à Allegra Mostyn-Owen, cette union dure elle aussi moins d’un an. Mais qu’à cela ne tienne, il se remarie 12 jours à peine après que ce 1er mariage soit annulé, en 1993, avec Marina Wheeler, avocate puis conseillère de la Reine, qui est déjà enceinte de leur premier enfant. Après avoir eu 3 autres enfants avec elle, Boris continue seul sa croisière (pas vraiment en solitaire néanmoins) en enfilant les relations comme des perles : 4 ans avec la journaliste Petronella Wyatt, alors qu’il est son rédacteur (mais manifestement pas que…) au magazine Spectator, ce qui lui vaudra d’être démis de ses fonctions de vice-président du parti conservateur en 2004. En 2009, naît sa fille Stephanie, issue de sa liaison avec Helen Macintyre, une consultante en art (mais manifestement pas que…), sa paternité étant révélée en 2013 après que l’action en justice pour maintenir le secret de l’identité du père ait été déboutée. Et en 2018, sa liaison avec Carrie Symmonds, la directrice de la communication du Parti Conservateur, fait encore scandale, et finit par convaincre ce cabotin amateur de cabotage de renoncer à son anneau à la Marina, où il accostait de moins en moins. En février 2020 sa relation avec Carrie Symmonds, enceinte, est officialisée, et il se marient (Encore ? mais que fait le Pape ?), en toutes petites pompes, en mai 2021.

Londres, qui ne voulait plus Ken[iv], a paradoxalement élu ce séducteur compulsif comme Maire sur un malentendu en 2008, puis, séduite, l’a réélu en 2012, l’année où Bojo accueillait les beaux-JO et leur drapeau aux 5 anneaux (Allegra, Marina, Carrie,…il nous en resterait encore 2 à découvrir ? Quelle santé ce Boris !)

Le petit dernier n’est pas le moins bruyant de la famille,
hélas… même si je n’en suis pas le seul père

Ardent pourfendeur de l’Union Européenne tout au long de sa carrière journalistique et politique, il a qualifié le vote pour le « oui » au Brexit « jour de l’indépendance de la Grande Bretagne » – alors qu’il avait signé une profession de foi 2 jours avant glorifiant « l’aubaine » que serait un maintien dans l’UE, et annonçant un « choc économique » en cas de Brexit. Mais avec Bojo, ce qui nous aurait surpris, c’est qu’il ne change pas d’avis.

Il s’est imposé comme défenseur d’une version dure (« hard Brexit »), en démissionnant en 2018 du gouvernement de la mère Theresa, pour – revanche suprême – prendre sa succession un an plus tard et couper lui-même avec les dents le cordon reliant encore la Grande-Bretagne au continent Européen. Peu importe que son frère Jo, qui était ministre dans son gouvernement en désaccord avec la version brutale du Brexit de son grand frère (Averell[v] ?), aie démissionné en 2019, et que son propre père, Stanley Johnson, aie demandé en décembre dernier la nationalité française pour échapper aux conséquences de l’accord précipité par son fils. Si j’étais britannique, je serais quand même un peu fébrile de telles décisions de la part d’intimes qui connaissent si bien l’animal.

« Alohomora ! » (sort pour ouvrir des portes verrouillées, dans Harry Potter)

Boris s’inscrit dans la lignée millénaire[vi] des insulaires Grand-Bretons toujours prompts à narguer – et, cherry on the cake, humilier si possible – leur meilleur et plus fidèle ennemi, avec lequel ils se tirent régulièrement par la Manche.

Ce flibustier a surkiffé l’opportunité que lui a donné l’oncle Sam de s’essuyer les pieds sur le paillasson tricolore, et en prime de redorer le blason du Commonwealth, en rejoignant l’Alliance AUKUS qui a coulé « le contrat du siècle » de 12 sous-marins à plus de 50 milliards d’euros que la France avait vendus à l’Australie.

Terre ! Erreur…. Terreur !

Et c’est sans aucun complexe, mais plutôt avec une gourmandise toute machiavélique, qu’il feint d’ignorer les termes de l’accord négocié pied à pied pendant plus de deux ans avec l’Europe, et dont l’encre est à peine sèche. Eh oui, c’est dur, Alex (qui est son prénom de naissance, Boris n’étant que son 2e prénom, qu’il a troqué depuis son adolescence), sed lex !

Sa dernière trouvaille pour titiller les Froggies[vii] ?  Distribuer au compte-gouttes les licences à leurs pauvres pêcheurs, cette bande de marins ultra de métropole qui piaille sans avoir la moindre idée de ce qu’est la possibilité d’une île[viii] , et qui pense que la messe aurait déjà été dite, en latin qui plus est. Ils n’imaginent quand même pas donner des leçons de caté-schisme à HMS[ix] Boris, lui qui est le premier catholique à accéder à la fonction de Premier Ministre au Royaume (pour le moment encore) Uni ?

Un pyromane catholique à Westminster… La dernière fois que cela s’était vu, en 1605, ça s’était mal terminé pour le principal protagoniste, Guy Fawkes. Ce « poor Guy » faisait partie d’une conspiration qui avait amassé des barils de poudre sous la chambre des Lords à Westminster pour assassiner le roi Jacques 1e et les Lords qui le soutenaient, afin de le remplacer par un roi catholique. Mais, démasqués suite à une lettre anonyme, lui et ses complices sont arrêtés, interrogés et torturés, et il se brise le cou en se jetant de l’échafaud (« poor, poor Guy », vraiment). Depuis, chaque année, le 5 novembre, l’échec de cette « conspiration des poudres » est célébré par les bûchers et les feux d’artifice du « Guy Fawkes Day » à travers tout le pays.

Il ne manque pas d’R et il fait feu de tout BOIS, c’est…. c’est…. ?

Ceux qui applaudissent encore ce transformiste capable de retourner sa veste plus vite que son ombre, ce Bojo le clown qui multiplie les pitreries et les saillies pour finir toujours plus haut sur l’affiche, risquent d’en être pour leurs frais quand ils se réveilleront de leur hypnose. Ils réaliseront alors qu’Alex-Boris ne joue pas un rôle, mais qu’il vit sa vie et sévit, et que les étincelles qu’il sème par brassées pourraient bien déclencher … une explosion retentissante du Royaume millénaire de Grande Bretagne.

Une bombe à retardement dites-vous ?
« Keep calm and carry on », la bonne nouvelle c’est qu’elle ne va pas exploser tout de suite !

Confions la conclusion à Shakespeare, qui connaît manifestement très bien notre (non, leur – thanks Brexit) Boris :

Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.” (dans « Comme il vous plaira »)

Qu’est-ce que l’honneur ? Un mot. Qu’est-ce que ce mot, Honneur ? De l’air. ” (dans « Henri IV »)

Et là, il ne faudrait pas que je rate mon triple-Alex…

Pattes de mouche du Kfard :

[i] Faux-ami à double titre:

  • « conviction » en anglais se traduit par « condamnation » en français
  • Mais ici, le terme « conviction », pourtant bien utilisé dans son acception française, correspondrait plutôt à une « lubie »

[ii] La série Downton Abbey relate les péripéties de la famille Crawley, dont le père a le titre de Comte de Grantham, et possède le domaine de Downton Abbey, et de leur brigade de domestiques, menée de mains de maître par le majordome, Charles Carson, et l’intendante, Elsie Hughes, à partir de 1912.

[iii] Le bâtiment du Berlaymont, à Bruxelles, est le siège de la Commission Européenne

[iv] Ken Livingstone, Maire travailliste de Londres, de 2000 à 2008 (surnommé « Ken le Rouge » à cause de son passé trotskiste)

[v] Joe, Jack, William et Averell sont les 4 frères Dalton, une fratrie de bandits de grand chemin que Lucky Luke ramène régulièrement en prison dans la série de BD de Morris. Joe est le plus petit et l’aîné de la fratrie, leader du groupe, le plus intelligent et le plus nerveux et colérique. Averell est le plus grand, plus jeune, plus sensible et plus idiot des quatre (mais capable de coups de génie, d’autant plus surprenants).

[vi] Pour avoir un aperçu des racines profondes de cet antagonisme millénaire qui n’a connu que quelques rares exceptions « d’entente cordiale » de quelques années, alors que les guerres – qui pouvaient durer des décennies – se sont succédées, je vous conseille l’hilarant « 1000 years of annoying the French » de Stephen Clarke.

[vii] Froggies, « Les petites grenouilles », surnom méprisant dont les Anglais affublent les Français, parce qu’ils ont ou plutôt auraient une tradition « so shocking ! » de manger des cuisses de grenouilles

[viii] C’est du grand Boris (du grand n’importe quoi, en français), d’amener Michel Houellebecq – qui n’a vraiment rien demandé – sur ce terrain avec son roman publié en 2005, « la Possibilité d’une Ile ».

[ix] HMS, pour « Her Majesty’s Servant » – le serviteur de sa Majesté

Il est ermite du Lot

Spéciale dédicace en ce 11 novembre pour T’ermite du Lot, que tous les Kfards Dchaînés embrassent bien chaudement, ce dont il risque d’avoir besoin…

Quand les foules grégaires se poussent du col

Pour empiler des lingots et sortir du Lot,

Lui ne rêve que de bivouaquer sur ce sol,

Et tailler sa route à bord de son Berlingo


S’il y en a qui ont pu le prendre pour un mouton

Ils risquent d’être surpris quand la rapière

De tonton Marcel fera sauter les bouchons :

Il envoie du pâté, et ça ne date pas d’hier !


Là où cet Attila débroussaille, crois-moi,

Plus rien ne repousse, même l’odeur de mazout

Il guette le phénix des hôtes de son bois,

Pour lui piquer le camembert du cass’croûte


Sur son île c’est la semaine des quatre jeudis

Robinson, même sans vendredi, s’est cru Zoé

Quel délice d’ouvrir une boîte de raviolis

Avant de s’allonger dans son arche de Noé


Même sans son briquet, les étoiles s’allument

La lune, chauve, sourit, tout comme le hibou

Pour accueillir l’aube dans ses draps de brume

Hans i’m schnockeloch est comblé dans son trou !

Le coup de la panne

Ah ils étaient remontés comme des pendules, nos petits camarades de jeu d’Outre Quiévrain ! Finies les mélopées de l’amour Courtois en-Namuré, les Gands de velours, les Manneken peace & love, ça fait belle lurette qu’ils ne sont plus bleus des Bleus !

Ah ils étaient remontés comme des pendules, nos petits camarades de jeu d’Outre Quiévrain ! Finies les mélopées de l’amour Courtois en-Namuré, les Gands de velours, les Manneken peace & love, ça fait belle lurette qu’ils ne sont plus bleus[i] des Bleus ! Les troubadours avaient manifestement un œuf à peler avec eux[ii], et ont opté d’emblée pour le ga-Bruges, sorti les mitraillettes[iii] et les pistolets[iv], après leur douloureuse élimination en demi-finale de la dernière Coupe du Monde, qui leur restait sur l’estomac depuis 3 ans.

Ils sont tellement émouvants, ces revanchards diables rouges de fierté ! Tenez, ils me rappellent la génération Platini, cette « génération dorée » du football français qui nous a tant fait rêver en développant un jeu si enthousiasmant, si rafraîchissant… mais qui s’est échouée avec la régularité de la marée sur les rochers durs et implacables du « réalisme » des forteresses brésiliennes, italiennes ou allemandes à chaque compétition majeure.

Ceux qui l’ont vécue à l’époque, ou ceux qui ont lu l’article du Kfard en juillet dernier (L’enfer de la 11-topie), vous ne trouvez pas dans le scénario du match de mercredi soir un furieux relent de cette fameuse demi-finale du Mondial 1982 ? Sauf que là, l’équipe de France était dans les crampons de l’Allemagne de 1982, et ce sont nos malheureux amis belges qui portaient l’écusson trop pesant et le maillot trop flottant de la bande à Platoche…

Il était fort touchant, l’éclat de joie de gamin de Lukaku ! Qu’elle était crâneuse sa provocation – à travers l’œil de la caméra à l’angle du terrain – aux millions de Dikkenek[v] qui ont toujours regardé de si haut leurs cousins du plat pays, quand il a planté Lucas Hernandez sur place et crucifié Lloris d’une patate X-Ixelles à bout portant.  Avec un deuxième but en moins de 4 minutes, il avait bon[vi] alors qu’il enfonçait le clou dans le cercueil de leurs ex-bourreaux, leur disant quoi[vii] et les laissant cois, pour tuer le match juste avant la mi-temps.

L’ambiance dans les vestiaires a dû être aussi électrique que dans certaines ruelles sombres de Molenbeek, ou sur le trône de 6,7 millions de foyers français – selon l’audimat. Combien ont pleuré leur race, menacé de rendre leur passeport, demandé la tête à Dédé, exigé de rappeler Olivier Giroud, de ressusciter Bernard Tapie, de renvoyer les frères Hernandez au séminaire, ou de soumettre le Hazard à des jeux pas très catholiques (quoique, d’après le rapport Sauvé….) en stoumelinks[viii].

P.S. : je compte sur toi, petit Kfard, pour partager ta propre saute d’humeur ou d’humour. Je suis convaincu que tu as été aussi passionné et imaginatif que tes compatriotes.

On ne va pas se raconter de carabistouilles[ix], nous sommes revenus nous vautrer dans le canapé pour la deuxième mi-temps la tête basse, en traînant les jambes ! Ces diables rouges avaient réveillé nos vieux démons, qui allaient vicieusement nous picorer le foie par petites bouchées pour nous torturer encore pendant 45 longues minutes, à chaque surgissement de Lukaku, chaque champ libre laissé au Hazard, chaque feinte de frappe de ce (presque) batave de De Bruyne… Oh non, surtout pas le « 1, et 2 et 3 zéro » que nous avons si insolemment asséné nous-mêmes, jadis, à nos idoles brésiliennes… le supplice serait inhumain, la mise en bière consommée.

Et voilà qu’en 2e mi-temps ils nous font le coup de la Panne ! Comme si, se croyant confortablement à l’abri derrière leurs deux superbes réalisations en première période – dans une arrogance empruntée à leurs contempteurs hexagonaux – ils faisaient leur nez[x] et s’étaient soudain assoupis sur une terrasse chauffée au gaz (un Berck b’en zen, en somme) bordant cette immense plage à perte de vue de la Panne : après tout, avec 2 buts d’avance, « ça peut mal »[xi] ! Et voilà que le gratin des chicons se met à ployer sous la drache[xii] des vagues à lames successives des Bleus, qui avaient soudain retrouvé la frite et la baraka dans le jardin d’Eden, et étaient redevenus conquérants. Benzema, après avoir joué avec les pieds de quatre défenseurs, envoie une dentelle au fond des filets, et 5 minutes plus tard Griezmann obtient un penalty, c’est tout ce Kilian faut pour le transformer. Le tapis vert se retrouve à l’Anvers, et le rugissant Lion de Waterloo est réduit en volaille pataugeant dans le Waterzooi.

Il a fallu s’y faire (et de un!), avec des diables on s’attend (et de deux !) forcément à des Mons (et de trois !) et merveilles, et en effet Lukaku, le petit malin (et de quatre !), jaillit encore de sa boîte et, pendant un instant, marque les esprits… avant que, coup de théâtre même sans Molière, la VAR ne le mette hors-jeu et en rote[xiii], et lui vole son magot.

Les bleus, en fusion, ne laissent alors aucun répit à leurs valeureux mais néanmoins malheureux adversaires, et les dévorent en croque-en-Witsel. Théo Hernandez, le bizuth du jour, dans la dernière minute du temps réglementaire, décoche un boulet de canon qui fait exploser le bouchon de Liège et transperce le front de nos frères d’Ardennes et le cœur de tous ces hommes, flamands roses et wallons verdoyants pour une fois encore réunis au charbon dans la même mine sombre, renvoyés aux stands, dans les choux de Bruxelles, terrassés jusqu’au Knokke-Zoute !

Depuis des décennies que les anglo-saxons osent les narguer en appelant leurs sacro-saintes frites belges « French fries », ils mordaient sur leur chique[xiv]. Mais là, Tintin, je crois qu’on les a fâchés pour de bon, mille milliards de mille sabords ! D’ici à ce qu’ils rappellent leur Ambassadeur à Paris à Bruxelles, ou bien pire encore, massent leurs blindés (si, si, tous les trois d’un coup !) à la frontière…

Mais que voulez-vous, il faudra bien qu’ils admettent – une fois au moins – qu’il leur restera toujours un fossé à franchir pour espérer approcher le génie français d’un… je ne sais pas moi, au hasard : un Jacques Brel, une Annie Cordy, un Raymond Devos, une Marguerite Yourcenar, un Philippe Gelück ou une Christine Ockrent !

Allez, tantôt on enfile notre habit de lumière (deux étoiles !) pour donner une leçon de corrida à nos voisins d’Ibère-Nation… en toute humilité bien sûr, vous pouvez compter sur nous !  

C’est dur d’être Champion du Monde, et modeste en plus, sans s’attirer la jalousie de tous ces envieux !

Olé !

Pattes de mouche du Kfard :

[i] Être bleu de quelqu’un (locution verbale belge) : être épris, amoureux de quelqu’un

[ii] Avoir un œuf à peler avec quelqu’un : avoir des comptes à régler avec quelqu’un

[iii] Mitraillette : sandwich de pain avec frites et viande

[iv] Pistolet : sandwich préparé dans un petit pain rond… quand je vous dis qu’ils ont des leçons à donner aux épicuriens…

[v] Dikkenek : vantard, arrogant

[vi] Avoir bon : avoir du plaisir, être bien

[vii] Dire quoi : dire ce qu’il en est (« je te sonne et je te dis quoi » : je t’appelle pour te dire ce qu’il en est)

[viii] En stoumelinks : en douce, en catimini, de façon discrète

[ix] Carabistouilles : balivernes, calembredaines

[x] Faire son nez : être prétentieux, se montrer arrogant

[xi] Ça peut mal : il n’y à a pas de danger, cela ne risque rien

[xii] Drache : pluie à verse

[xiii] Être en rote : être en colère, de très mauvaise humeur

[xiv] Mordre sur sa chique : se contenir, dissimuler ses sentiments (de colère, de chagrin)

De Ah ! à Z…

Vous z’aussi vous z’avez ces z’acouphènes ? Ça vous ziffle et vous bourdonne dans les z’oreilles comme un bruit de fond permanent ? Nous avons beau zapper sur tous les canaux, pas z’un écran, pas z’un Ipod où il ne z’insinue , et qui ne grézille de son nom, de sa dernière saillie ou de celles de son essaim de zélateurs.

Zzzzzzzz ! Zzzzzzzz !

Vous z’aussi vous z’avez ces z’acouphènes ? Ça vous ziffle et vous bourdonne dans les z’oreilles comme un bruit de fond permanent ? Nous avons beau zapper sur tous les canaux, pas z’un écran, pas z’un Ipod où il ne z’insinue , et qui ne grézille de son nom, de sa dernière saillie ou de celles de son essaim de zélateurs.

Y’a «qu’lui, qu’lui !», zinzinulent[i] tous ces zoziaux qui le portent au zénith, sur CNewz et conzorts.

Bienvenue dans notre ZAD, les p’tits Kfards ! Bienvenue dans une zone préservée et ouverte sur le vaste monde où – pour les quelques minutes de lecture à venir – vous n’entendrez pas une seule fois son nom. Foi de Kfard !

Ami entends-tu le vol noir du bourdon sur nos plaines ?
Zzzzzzzz ! Zzzzzzzzz ! Zzzzzzzz !
Ami, entends-tu ses zombies zélés sur toutes les chaînes ? 
Zzzzzzzz ! Zzzzzzzzz ! Zzzzzzzz !
Osez, partisans, à vos claviers, vos écrans sonner l’alarme !
Sinon à la haine nous n’aurons à opposer que nos larmes.

Sa rhétorique de Gargamel ronronnait depuis des années dans le microcosme de la haine, où il faisait son zob, soufflant en zéphyr pour attiser les angoisses des piliers de zinc sirotant leur verre de zinfandel ou leur chope de zython[ii], ou des rombières en cape de zibeline apprêtant leurs plateaux de zakouskis. Il saupoudre à l’occasion un zeste de zizanie, dézinguant tous ces sains gens, ces z’autres qu’il trouve zarbis simplement parce qu’ils ne portent pas un prénom d’apôtre « bien de chez nous ». Qu’ils soient zoulous, zingaros, zouaves, zapatistes, zanzibaris, zélotes ou ziguinchorois, il oublie seulement que leur lointain aïeul commun est probablement un zinjanthrope[iii].

Faire du neuf avec du vieux ? C’est shtroumpfement bluffant, non ?

Alors bien sûr, d’autres avant lui avaient déjà poussé le bouchon de l’indécence jusqu’au X de Xénophobie. Mais voilà que – surgissant au milieu du zoo de tous ces alphas – il fait, lui, carrément péter le bouchon de son zibulateur[iv] jusqu’à l’oméga.

Il ose tout – c’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnaît – franchissant allègrement le Rubicon du Y pour rêver d’accrocher son Zircon à la constellation de son fiel nocturne. Dans ce Grand Remplacement là, il se verrait bien en héros cacochyme, Eric.

Un candidat, qui surgit hors de la nuiiiiiiiiiiit
Court vers l’élection au gaaaaaaalop
Son nom, il le signe à la pointe de son ego,
D’un Zeste qui veut dire Zéro

Zéro immigration, zéro tolérance, zéro ouverture… zéro pointé !

Dessin de B. Marty chiné et déniché par 6rano, adapté par le Kfard Dchaîné

Zzzzzzzz ! Zzzzzzzz !

Ceux qui tentent de l’ignorer en restant zen, ou muets, servent en réalité son courant d’air creux qui s’amplifie en alizé puis en bourrasque. Ceux qui osent se dresser sur son chemin servent eux aussi de caisse de résonance à son bourdonnement devenu obsédant.

Zzzzzzzz ! Zzzzzzzz !

Mais qu’a-t-il donc accompli, ce Zorba – ou subi, ce Sisyphe – pour mériter pareil écho ?

Pas grand-chose pourtant. Bouche du coche, ce zébulon aiguillonne inlassablement de ses diatribes les chevaux de trait de l’attelage – tantôt la pouliche blonde à droite qu’il accuse de zigonner[v], tantôt le patachon hargneux à gauche qu’il traite de zigomar[vi]. Parce qu’il récolte assez de blé et tend volontiers un doigt accusateur, ce zeugite[vii] à JT se voit au-dessus de sa phalange.

Chiné et déniché par 6rano

Ainsi parlait Zarathoustra : le discours du zigoto – un zigouigoui qu’il se garde bien de qualifier de programme, tant il est squelettique – zigzague entre le joueur de pipeau de Hamelin et l’Assommoir de Zola, et pourrait servir de zérotage[viii] sur l’échelle de l’Elyzée. Mais peu importe que la grosse caisse sonne creux, tant qu’elle attire le zoom des caméras qui zieutent en Saintes Nitouches le jeu de massacre auquel il s’adonne : il cueille les zizyphes trop verts, il zigouille toutes les espèces qui se dressent en travers de son chemin, du zébu jusqu’à la fin, il veut couper les Z (sociales, alimentaires) à tous les Zautres sans exception…

Il enfonce le clou pour ceux qui veulent les traverser – les clous, les frontières ou les zébras. « Zip », c’est simple et expéditif : une fermeture éclair, dès demain.

Comment ça, il n’aime personne ? Vous zwanzez[ix] j’espère ? Il kiffe à donf tout ce que la France a produit de plus noble et de plus beau depuis la nuit des temps, de la Gaule de Vercingétorix à celle d’Antoine, en passant par celle de Pétain. Des zostères[x] bretons aux zinnias[xi] méditerranéens, des zygènes aux zygoptères[xii] de nos ancêtres. Des zygotes d’avant les Wisigoths au zircon du zodiaque qu’il brûle d’incarner.

Il est assurément gonflé d’ambition, ce Zeppelin seul, et nous d’appréhension.

Ce zeugma[xiii] marquera-t-il notre chute ou la sienne ?

L’avenir nous le dira ?  Et puis zut, non ! Nous avons le pouvoir de choisir notre avenir !

Chiné et déniché par 6rano – adapté par le Kfard Dchaîné

P.S. – Pari tenu, les Kfards de la ZAD, nous n’avons pas mentionné son nom une seule fois ! Ça fait un bien fou, non ? Allez, zoubis les gadjos et les zoulettes, on remet ça quand vous voulez !


Pattes de mouche du Kfard :

[i] Zinzinuler : pousser son cri, pour la mésange, la fauvette

[ii] zython : boisson ancêtre de la bière dans l’antiquité égyptienne

[iii] Zinjanthrope : Australopithèque découvert en Tanzanie

[iv] Zibulateur : (Afrique centrale) Outil permettant de déboucher une bouteille ; décapsuleur de bouteille ; ouvre-bouteille.

[v] Zigonner : perdre son temps en essayant de faire quelque chose après plusieurs essais infructueux

[vi] Zigomar : homme généralement fantaisiste, au comportement extravagant

[vii] Un zeugite est, dans l’Athènes antique, un membre de la troisième des classes censitaires soloniennes, celle des citoyens disposant de suffisamment d’aisance pour acquérir un attelage de bœufs. Cette richesse correspondait à une production de 200 à 300 médimnes de blé, ce qui leur permettait de s’acheter l’équipement complet de l’hoplite et de servir dans les rangs de la phalange

[viii] Zérotage : détermination du degré zéro sur un thermomètre

[ix] Zwanzer : plaisanter (Belgique)

[x] Zostère : herbe de mer ou varech marin

[xi] Zinnia : plante proche des marguerites et des cosmos

[xii] Les zygènes sont des lépidoptères. Les zygoptères sont des petites libellules

[xiii] Zeugma (ou zeugme) en rhétorique, désigne une construction qui consiste à ne pas énoncer de nouveau, quand l’esprit peut les rétablir aisément, un mot ou un groupe de mots déjà exprimés dans une proposition immédiatement voisine (ex. « L’air était plein d’encens et les prés de verdure » [Hugo]).

Le contrat riant nous revient en boomerang

Ah il avait la banane et la baraka, notre chef de toutes les Armées – Terre, Air et Mer – d’alors, Le D-riant bien nommé, quand il a annoncé « le contrat du siècle » en décembre 2016 !

Ah il avait la banane et la baraka, notre chef de toutes les Armées – Terre, Air et Mer – d’alors, Le D-riant bien nommé, quand il a annoncé « le contrat du siècle » en décembre 2016 !

« C’est quoi ce dossier rouge ? » « Oh, rien d’important, juste une petite clause d’annulation de rien du tout, au cas – très improbable, ça n’est jamais arrivé jusque-là – où quelque chose tournerait mal. Mais vous savez comment sont les juristes… »

Depuis le Concorde, la France n’avait plus connu un tel succès commercial pour les créations géniales de ses ingénieurs ! Et encore, même le Concorde faisait figure de nain de jardin à côté de ce méga-giga contrat de la mort qui tue (avec les excuses du Kfard pour cette image fumeuse aux clients de l’Hotelissimo de Gonesse qui se sont fait livrer par erreur un barbecue qu’ils n’avaient même pas commandé le soir du 25 juillet 2000).

Les superlatifs ne suffisaient plus, il a fallu inventer des hyperlatifs pour qualifier cet exploit qui remettait – enfin – la France immarcescible et insubmersible à la place qui lui revenait de droit, au cœur du concert mondial des grandes puissances militaires et industrielles.

Zim-Boum et tralala, sortez les fanfares, les grosses caisses et les clairons, envoyez la Garde Républicaine, la Patrouille de France et les acrobates du cirque Zapata !

Attraction du défilé du 14 juillet 2019, Franky Zapata fait une démonstration du « combattant volant du futur » sur son hoverboard volant baptisé Flyboard. « Vers l’infiniiiiiii… et au-delààààààààà » !

Vendu à 32 milliards d’euros et réévalué depuis à 56 milliards d’euros, les chiffres à eux seuls donnaient le tournis.

Encore un nouveau succès pour les fleurons de notre industrie aéronautique ? Les Airbus, Dassault et Eurocopter qui font voir la ville en rose à tous les Toulousains ? Eux qui parviennent même dans les meilleurs mois des bonnes années à faire basculer dans le vert la balance de notre commerce extérieur, pourtant lourdement plombée par notre soif de gadgets chinois et de berlines allemandes ?

Même pas ! Tout ça pour douze grosses boîtes en fer blanc – certes bourrées d’électronique et d’armements de pointe – dont le principal rôle est de fureter au fond des océans à longueur d’années sans émettre le moindre son. Eh bien vu le boucan qu’elles viennent de provoquer alors que le premier boulon n’a même pas encore atteint le chantier naval, on peut dire que c’est réussi !

Ces 12 merveilles du savoir-fer à la française sont donc des sous-marins de la classe « Barracuda ». A 5100 tonnes le bout, 56 milliards d’euros pour la douzaine, ça ferait donc 915 euros du kilo de Barracuda, même pas évidé ? Eh ben dis-donc, total respect pour le bagout de notre marchand de poisson LeDrianàvosrangsfix.

Ah il a Bonemine, notre bonimenteur de foire sur le marché aux canons !

Et ce succès inédit a depuis donné des ailes à notre industrie « de défense » (comme elle aime se faire appeler à chaque fois qu’on l’attaque), qui a réussi dans la lancée à fourguer ses joujous « made in France » – les Rafale, les chars et véhicules blindés Nexter, les hélicoptères d’Eurocopter, les missiles de MBDA, les frégates de Naval Group et j’en passe – par cageots entiers aux Salons du Bourget, de Farnborough et d’ailleurs (l’équivalent du marché de Rungis pour les grenades, les pruneaux et autres fruits à destination du marché des grosses légumes militaires). Même le gros-porteur A400M… Non, désolé, c’est une blague… quand même pas le A400M, c’était Mission Impossible d’après Tom Cruise himself. 

Choisir « Mission Impossible » pour vanter les mérites du gros-porteur A400M sur la scène mondiale, il fallait oser ! Encore une idée de génie de Séguéla (le géniteur du brillant « si a 50 ans t’as pas de Rolex… ») ?

Mais voilà t’y pas que – coup de tonnerre – le ciel nous tombe une nouvelle fois sur la tête !

Le Premier Ministre Australien vient de déclarer qu’il « envisageait de reconsidérer le contrat en réponse à l’évolution rapide de l’environnement stratégique auquel l’Australie est confrontée ». Si je décode ce langage diplomatique, ça donne : « Désolé les Frenchies, mais on m’a fait une offre que je ne peux pas refuser, alors vous savez où vous pouvez vous les carrer, vos suppositoires submersibles ? »

Mais qui sont-ils, ces Australiens qui s’assoient sur des millénaires d’usages commerciaux, des siècles de droit des affaires, des années de négociation acharnée et des mois d’autosatisfaction béate pour déchirer en confettis un contrat en bonne et due forme ? Nous n’avions pourtant pas lésiné sur les moyens pour les remercier de leur choix si judicieux. C’est simple, juste avant la signature du contrat, en novembre 2016, l’équipe de France de rugby a eu le tact de s’incliner devant le pack Australien, cette masse indisciplinée de descendants d’anciens bagnards mal dégrossis, au Stade de France. Et lors des 3 confrontations suivantes, lors de la tournée en Australie en juillet 2021, le XV de France les a poliment laissés gagner les matchs d’ouverture et de clôture (en ne jouant vraiment à fond que le 2e match, qu’on a gagné, évidemment) ! Et ces cul-terreux s’imaginent qu’ils vont nous la faire à l’envers ?

Ah mais ils ne connaissent pas Raoul ! Tiens, on va leur envoyer l’Oncle Sam. Depuis Lafayette, il nous aura renvoyé l’ascenseur et sauvé la mise à chaque embrouille dans la cour de récré. Qu’est-ce qu’il leur a mis comme trempe, aux casques à pointe et puis à Adolf et Benito qui lorgnaient sur notre goûter dans la 1e moitié du siècle dernier ! Et depuis, il nous a généreusement doté de l’argent de poche du plan Marshall pour remplir nos poches de bombecs. Puis, en nous acceptant dans son clan, l’OTAN, il a suffi qu’il bande ses muscles et fronce les sourcils de temps à autre pour tenir toutes les autres têtes brûlées en respect.

S’il était possible que vous non plus, vous ne connaissiez pas Raoul, alors comblez vite cette lacune dans votre culture générale en regardant « Les tontons flingueurs ».

Comment ça ? C’est précisément Tonton Sam qui nous plante un boomerang dans le dos, en faisant copain-copain avec l’Australo-pithèque ? Au passage, il n’hésite pas à piétiner notre « contrat du siècle » et notre orgueil, pour regonfler son propre complexe militaro-industriel. Et ultime humiliation, il peut compter sur la com-duplicité de son toujours perfidèle caniche british, si content de prendre sa revanche sur son ex avec laquelle le divorce est à peine consommé, l’Europe, et de retrouver les reflets d’un lustre antique en retricotant le patchwork d’un Commonwealth bien élimé.

Mais ça ne va pas se passer comme ça ! Ils vont voir ce qu’ils vont voir, les ingrats de cette cabale ! Qu’ils ne voient l’Oncle Sam qu’en gourou explique peut-être pourquoi ce dernier se les est mis si facilement dans la poche, mais n’excuse pas leur faux bond, à ces faux-derches qui marchent sur la tête de l’autre côté de la planète ! Ils croyaient quoi, là, les marsupiaux ?

« A l’envers te la faire, je vais. Que la force soit avec toi… ou pas !  » – Maître Yoda le Koala

Tiens, on va les isoler et les parquer sur une île perdue au milieu de l’Océan… non, tiens, pire encore, entre 2 océans.

Et puis on n’y mettra que des déserts arides de sable et de latérite, et des zones infestées d’alligators, de diables de Tasmanie, de termites et d’autres bestioles plus venimeuses et dangereuses les unes que les autres.

Et puis on jouera avec tous les boutons sur la console climatique pour les rendre fous. Et clic, canicule et incendies géants… et clic, tempête et inondations monstres… et re-clic canicule et incendies géants…

Tiens, on vient de retrouver les traces (ou devrais-je dire les impacts ?) de Raoul, le fameux Tonton Flingueur !

Et puis tiens, pour leur faire les pieds, on va rajouter quelques petits supplices chinois. Le seul instrument de musique qu’on leur laissera sur leur île ? Un triangle ? Non, j’ai une meilleure idée encore, un didgeridoo, tiens ! Même avec un pur chef d’oeuvre comme Carmen, ça m’étonnerait que le charme opéra, fût-ce à Sydney !

Et puis on va installer juste à côté leur pire ennemi, une petite île de rien du tout, mais dont les habitants passeront leur temps à les titiller et les ridiculiser. Et comme c’est un supplice chinois, on les appellera Mao-ris. Le sport préféré des Australiens est le rugby ? Eh bien les Maoris voisins leur mettront systématiquement la pâtée, en se payant leur tête avant chaque match avec un rituel moqueur. Ils revendiquent la paternité de la Pavlova, pâtisserie créée en l’honneur d’une célèbre danseuse étoile russe lors de sa tournée dans l’hémisphère Sud dans les années 1920 ? Eh bien même pour une vantardise aussi futile, leurs hargneux voisins leur disputeront la primeur pied à pied, rien que pour les fâcher tout rouge, na !

Si ça te vexe, t’haka essayer de te plaindre à l’arbitre, petite nature, va !

Ah ils vont comprendre leur douleur lorsque la France montrera de quoi elle est capable quand elle se fâche ! Tiens, il se pourrait bien que leurs bateaux se retrouvent malencontreusement plastiqués par des commandos d’élite indétectables et inarrêtables… Bon, OK, là j’affabule… quoique.

Le 10 juillet 1985, on a enfin compris pourquoi on surnommait les services secrets français (DGSE) « la piscine »

Mais le coq gaulois ne va pas tarder à faire entendre le « Cocorico » strident de la fureur du chapon, et ce jour-là les imprudents s’en mordront les doigts ou s’en picoreront les ergots, même s’ils s’enfoncent la tête sous le sable comme des autruches.

Tiens, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenus, la funeste nouvelle vient de tomber sur tous les prompteurs ! On peut dire que nous n’y sommes pas allés avec le dos de la petite cuillère, mais nous avons beau être magnanimes, quand on éprouve les limites de notre patience, on finit par nous faire exploser !

On ne se méfie pas assez, mais le jour où les poulets auront des dents…

La France montre les dents, et vient, dans un déferlement de colère froide, d’annuler – sans aucun préavis ! – un pince-fesses que son Ambassade à Washington s’apprêtait à tenir en l’honneur de la bataille navale de la baie de Chesapeake (que la France a remportée en 1781 contre… les Anglais dans son alliance avec les tous jeunots Etats-Unis d’Amérique qui rêvaient de s’émanciper – quand je vous parlais d’ingratitude…).

Mais ce n’est pas tout ! Dans la même semaine (quelle Blitzkrieg, j’en ai la chair de poule), notre ministre blémi-potentiaire Le Drian (eh oui, encore lui, mais avec une nouvelle casquette !) a rappelé – d’un coup d’un seul – les Ambassadeurs de France aux Etats-Unis et en Australie !

Le dernier qui nous a cherché n’est plus là pour en témoigner…

C’est horrible ! C’est affreux ! Le monde frémit ! L’univers entier tremble des retombées de ce cataclysme, et n’ose imaginer ce que pourraient être les prochaines étapes de cette escalade de la terreur !

… eh oui, maintenant vous le saurez, y’avait qu’à pas nous chercher !

No commante !

Oncle Jinping, un Xi qui vous colle à jamais ?

Le Grand Timonier de l’Empire du Milieu est bilieux. Parce qu’être le centre du Monde vous expose forcément de tous côtés, et qu’il y a bien longtemps que la Grande Muraille n’est plus étanche !

Le Grand Timonier de l’Empire du Milieu est bilieux. Parce qu’être le centre du Monde vous expose forcément de tous côtés, et qu’il y a bien longtemps que la Grande Muraille n’est plus étanche !

On le sent crispé, le Xi, manifestement plus inspiré de Mao, avec ses « le pouvoir est au bout du fusil » et « il est plus utile de tuer des moustiques que de faire l’amour » (eh oui, un vrai boute-en-train !), que par Confucius quand il disait “Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.” Pas sûr que Xi aime son boulot, et si c’est le cas, il le cache vachement bien derrière son masque figé de Commandeur, qui laisse la Cité interdite !

Xi salue ses fans après son dernier stand-up qui a mis son public en transes

Pour assoir sa Xi-ctature démocratique du Peuple sous-vérin, il n’a pourtant pas ménagé sa peine, ni celle des nombreuses victimes qu’il a étouffées sous son zèle. Mais qu’est-ce que des milliers, voire des dizaines de millions de « dommages collatéraux », quand on a la charge de rendre à la Chine le leadership mondial qui lui a été confisqué voici plusieurs siècles ? On ne va pas se laisser impressionner par 2 ou 3 Pékins tout de même ? Si Pékin est certes au 8e rang des plus grandes villes du monde, elle ne représente tout de même que 1,5% de la population du pays !

Ah il a la main lourde, le Xi-ropracteur, quand il propose généreusement – mais cependant avec insistance – un « massage énergique » pour réaligner les vertèbres dissidentes de ces impatients de pas sages, qu’ils soient de Hong-Kong, de Macao ou d’ailleurs, sur la ligne du Parti. Vous pensiez être planqués à l’abri sur les sommets du Tibet ? Tintin ! Au fin fond du Xinjiang ? Vous vous Ouïgourez grave ! Au large, sur l’Ile de Taïwan ? Vous qui avez misé sur le statu Kuomintang, finirez, vous aussi, enfermés dans un bocal de Formose au fond d’un placard de la mère patrie.

Ses prédécesseurs, depuis Deng Xiaoping en 1976, avaient déjà mis le pays sur les rails d’une croissance exponentielle, lançant tôt le train fou d’une industrialisation à marche forcée, qui dévore et essore des foules de paysans, attirés par le mirage d’une vie meilleure dans des mégalopoles et des mégalo-usines poussant comme des champignons.

La Grande Galerie de la Révolution du Muséum International d’Histoire Surnaturelle

Encore deuxième économie du monde, la Chine a cependant déjà dépassé les Etats-Unis par son PIB en parité de pouvoir d’achat depuis 2014, l’année suivant l’accession de Xi au pouvoir suprême. Et le monde a regardé grandir celui qu’il prenait encore pour un Nain jaune, le voyant devenir l’atelier manufacturier du Monde, inondant la planète de ses montagnes de containers de productions « made in PRC ». Quelle endurance et quelle générosité, ces foules prolétaires innombrables qui acceptent spontanément – sous l’œil bienveillant d’Oncle Xi – de trimer 7 jours sur 7 pour des salaires de misère dans des conditions inhumaines, pour nous permettre de nous offrir l’écran plat, le grille-pain ou le dernier téléphone à la mode toujours moins cher.

Et puis, soyons honnêtes, quelle naïveté aussi, nous disions-nous, plus cyniques que sinophiles.  Tout en trimant sang et eau pour satisfaire notre boulimie consumériste, ces lutins du père Noël étaient aussi en train de goûter – et de prendre goût, comment en serait-il autrement ? – aux distractions, aux addictions, et à l’accumulation capitaliste.  Cet opium avait déjà fait fondre le bloc de glace soviétique, il allait inexorablement hypnotiser cette nouvelle foule communiste et sentimentale, qui serait attirée elle aussi par les étoiles, le gasoil et tant d’offres commerciales.

« Dès que Manu aura le dos tourné, vous me badigeonnerez le Palais de l’Elysée en Rouge,
ni vu ni connu »

Et les multinationales aux aguets de saliver déjà, serviette autour du cou, sur l’immensité du gâteau à se partager.

Mais Xi a omis d’être bête, lui aussi « il a tout compris », bien avant Free.

A force de confier progressivement à la Chine la fabrication du moindre produit pour en réduire inexorablement le coût de production, nous nous réveillons soudain avec la gueule de bois, totalement dépendants, « pieds et poings liés » pour un nombre impressionnant de fournitures stratégiques. Un seul exemple, l’amoxicilline, médicament le plus prescrit aux patients dans les hôpitaux en France, n’est produit qu’en Chine (90% de tous les antibiotiques au monde ne sont fabriqués qu’en Chine et en Inde). Mais la situation est similaire dans des pans entiers de l’économie, comme nous en avons eu un tout petit aperçu à l’occasion des multiples « crises d’approvisionnement » au début de la pandémie de Covid-19.

Face à la très courte vue des géants de Wall Street soumis à la dictature des résultats trimestriels, et même du gouvernement américain pendu à la pendule des élections tous les 4 ans, le Dragon joue lui sur une partition du temps long. Indéboulonnable depuis près de 10 ans, Xi va puiser son inspiration dans la sagesse multi-millénaire d’un contemporain de Confucius, Sun Zi, et son « Art de la Guerre ».

« Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux et sans oreilles » disait déjà Sun Zi il y a 2500 ans. Capitalisant sur le savoir-faire développé de longue date dans l’espionnage militaire et industriel, la Chine de Xi Jinping a développé une armée de hackers soupçonnés d’être derrière les cyber-attaques les plus massives des dernières années (talonnés par leurs voisins et souvent alliés de circonstance, les Russes).

« L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat » professait Sun Zi. A l’aube du 21e siècle, 2 anciens colonels de l’Armée chinoise font écho à ce principe dans leur livre, « la Guerre hors limites », qui explique comment vaincre un adversaire technologiquement supérieur (en l’occurrence, les États-Unis) en s’appuyant sur « divers moyens » autres que la confrontation militaire directe.

Et Xi est passé maître dans l’art d’inventer et de déployer ces « divers moyens » tous azimuts.

« Et je lève mon verre… plein de rouge quand même… what did you expect ? »

Zedong avait maolicieusement insinué qu’« il n’y a pas de routes droites dans le monde ». Xi s’emploie à dérouler ses sino-euses « nouvelles routes de la Soie ». Elles serpentent et étendent progressivement leurs tentacules tout autour de la planète, pour enserrer les territoires dans leur emprise, en capter toutes les ressources, et les ramener… vers soi.

Que d’efforts déployés pour « venir en aide » à toutes les veuves et les orphelins de la planète – qui tombent aussitôt dans sa zone d’influence : la Grèce à qui des joyaux, dont le port du Pirée, sont rachetés alors que le pays est menacé du pire, le continent africain quadrillé par ses conglomérats miniers ou de BTP, ou plus récemment, les « pauvres » talibans d’Afghanistan mis au ban de la communauté internationale, à qui la Chine a offert de prêter l’oreille (en oubliant de mentionner le taux d’intérêt).

Pour saper l’ennemi sans l’affronter de face, ce redoutable joueur de go redouble d’imagination : lâcher sur la scène internationale une meute de jeunes « loups combattants » qui rendent vraiment les balles de Monsieur l’Ambassadeur inoubliables. Ou revendiquer le moindre caillou qui dépasse de l’eau en Mer de Chine (son nom laisse pourtant peu de doutes sur l’identité du propriétaire, non ?) pour y planter un drapeau et une patrouille de plantons. Ou mettre des bâtons dans les roues au Conseil de Sécurité de l’ONU à la moindre occasion avec l’autre larron, la Russie.

Le dialogue classique des amoureux transis : « C’est toi qui me lâche d’abord.. non toi… toi je te dis… non toi… »

Ecartée de la Station Spatiale Internationale, la Chine de Xi a patiemment développé et mis sur orbite son propre « Palais Céleste », et nargue ses arrogants petits camarades en envoyant sur la Lune des sondes baptisées « Lapins de Jade » – loin d’être crétins – damant le pion au grand rival américain en étant les premiers à se poser sur la face cachée, ou à ramener des échantillons de roche lunaire sur la Terre.

Mais pourquoi donc chaque Taïkonaute part-il dans l’espace avec sa machine à coudre ? Ils ont peur de s’ennuyer quand ils voient Thomas Pesquet passer son temps sur les réseaux sociaux ?
Mais le Xi-tanic ne commencerait-il pas à prendre l’eau ?

Les Cassandres entendent déjà sonner le gong du K.O. en voyant vaciller Evergrande, le 2e plus gros promoteur immobilier chinois – qui emploie 200.000 personnes et revendique 3,6 millions d’emplois indirects dans le pays – qui croule sous une dette accumulée de 260 Milliards d’€ pour financer un feu d’artifice de diversifications hasardeuses dans des secteurs aussi avariés que les parcs d’attraction ou la banque. Est-ce la première fissure qui va entraîner l’effondrement de la gigantesque bulle du marché immobilier chinois ?

Un ballet ininterrompu de grues barre la skyline des mégalopoles chinoises en surchauffe

En 1973, Alain Peyrefitte s’inquiétait de voir « la Chine se réveiller » quand le soleil se lèverait sur l’Extrême-Orient. Les évolutions brutales et massives qu’a depuis connu le pays avec l’exode rural, la politique de l’enfant unique et les chocs sociétaux ont tellement accéléré les évolutions que nous craignons désormais d’en vivre – déjà – le crépuscule. En effet, la natalité s’effondre rapidement et la pyramide des âges du pays est en train de se retourner comme une chaussette, au point d’envisager que sa population commence à baisser dès 2027, et qu’elle se fasse dépasser alors par l’Inde ! Quand l’atelier du Monde commencera à se vider de ses bras et que le plus grand marché mondial commencera à tomber comme un soufflé, pendant que les hospices se rempliront de vieux vaseux chinois, il aura fière allure sur son radeau à la dérive, le Grand Timonier ! Il aura plus de mal à grimer un pangolin en caribou pour essayer de nous convaincre que le virus de la Covid-19 n’est pas chinois, mais américain.

Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi dans un théâtre chinois les gradins tournent le dos à la scène ? C’est à cause des ombres chinoises ?

Mais ne sous-estimons pas notre Ma-Xi-avel, qui connait son Sun Zi par cœur : « Il faut feindre la faiblesse, afin que l’ennemi se perde dans l’arrogance » et « Attaque ton ennemi quand il n’est pas préparé. Apparais quand tu n’es pas attendu ».

Et le fait est qu’on ne s’attendait pas à la frénésie récente de risettes de ce pince-sans-rire :

Jack Ma et quelques autres grands patrons ou personnalités publiques se sentent pousser des ailes de géants arrogants, à vanter Alibaba, Tencent, Ant Group et les 38 autres voleurs ?

« Je ne crains personne, j’ai tout planqué là-haut »

RESET. Les voilà qui disparaissent plusieurs jours ou semaines « dans la matrice », et reviennent « reformatés », courbant l’échine et ânonnant le discours officiel du Parti.

Les jeunes mineurs chinois aux corps ronds s’adonnent jour et nuit aux jeux vidéo, nouvel opium du peuple qui menace leur avenir de mineurs au charbon dans les corons ?

RESET. Xi vient tout de go d’annoncer la fin de la récré avec la limitation à 3 heures par semaine et 1 heure par jour maximum du temps de jeu des mineurs (on signe où pour y inscrire ses enfants ?). Et pour occuper leur « temps de cerveau disponible » soudain libéré (il a décidément pensé à tout !), il a généreusement offert d’introduire dans le programme obligatoire de toutes les écoles de Chine, dès 6 ans (accrochez-vous) : « la pensée Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère (sic)» !

Quand le doigt montre la Lune… rappelez-moi ce que fait l’imbécile ?

Il s’affiche aujourd’hui comme le Maître des Cartes, le Xi-romancien. Alors il écrit sa propre histoire, ou du moins il la dicte à des plumes serviles, des ombres chinoises, et n’hésite pas à substituer sa pensée unique au kilo aux idéogrammes.

Mais prend garde, Oncle Jinping, quand la Chine s’éveillera…

Niché et dé-chiné… par le Kfard Dchaîné