Culottés… et nus

Culottés… et nus ! Les starlettes et stars laids de « Frenchie off-shore » qui se la pètent à Dubaï pour la COP28 risquent de nous la faire à l’envers, l’expérience de Nans et Mouts…

Culottés… et nus,

Comme des vers, à pied, chus du

Paradis, déçus ?[i]

Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui en veulent,

Plus lui, plus elle, tous ceux qui en dégueulent,

Allez venez profitez d’la finance,

Allez venez, abuser d’l’insouciance.

A deux à mille, je sais qu’on est capables,

Tout est possible, tout est réalisable,

On peut s’enfuir bien plus haut que nos rêves,

Amasser nos fortunes pendant qu’ils crèvent[ii]

Allez, tous en chœur ! Vincent, Bernard, Xavier, François-Henri, Patrick et les quelques autres…

Sans oublier nos camarades de l’Internationale : Elon, Jeff, Mark, Warren, Tim

Toi aussi tu as été outré par l’indécence de la dernière téléréalité qui fait « du beuze », « Frenchie Shore » ?

  • Si tu as été « choqué grave», clique 1
  • Si tu as été « sur le 2 ! » tape cul (toutes mes excuses pour ma dysorthographie, vous aurez rectifié par vous-mêmes)
  • Si tu as été « déçu que certaines – rares – scènes soient coupées au montage ou floutées », abonne-toi vite à la version PRIME/VIP/GOLD

… et si tu as été « éberlué jusqu’au dégoût », envoie 4 par télégramme ou pigeon voyageur

Accroche-toi, tu n’as encore rien vu !

« Mesdam.e.s-messieur.e.s-tou.te.s & tou.te.s, bienvenue dans la saison COP28[iii] de :

FRENCHIE OFF-SHORE[iv]

plus indécent que nous, tu meurs ! »

– o –

C’est bien simple, le pl’indécence de nos bolides Maserati, Bugatti, Bentley,… laisse loin, très loin derrière la pourtant immodérée consommation d’alcool de cette brochette de fêtardés flambeurs et ‘xhibitionnistes.

… Mais elle est elle-même une goutte d’eau dans l’océan comparée à la consommation de nos yachts et de nos jets privés , qui elle-même n’est qu’un confetti dans le carnaval démesuré, le feu d’artifice d’anthologie que dégagent les fusées avec lesquelles on s’envoie en l’air, pour échapper à la gravité… de vos mines contrites et de vos regards désapprobateurs !

Alors quoi, on n’a plus le droit de s’amuser ? 

Eh oui, nous ne sommes qu’un des cent, mais que vous êtes tristes et fades, vous les 99%, qui n’êtes ni milliardaires, ni même millionnaires ! Vous nous accusez d’exploser le bilan carbone de la planète ? Peut-être, mais c’est qui qui plombe l’ambiance ? C’est pas encore plus nocif, peut-être ? Arrêtez donc de faire vos fâcheux, à force, on va préférer Praud-longer la fête avec les fachos… (oh, ça va, on ne peut vraiment plus rien dire, même pourri-Gauler…)

Culottés ? Vous nous trouvez culottés ?

Mais ouvrez donc les yeux, mes pauvres… mes pauvres… mes pauvres tout simplement – sujets et compléments sans objets. Vous ne voyez donc pas qu’on n’a jamais cessé de flamber, de faire la bamboche, de se vautrer dans des orgies, des bacchanales, avec la même insouciance, depuis la nuit des temps ? Les hommages que nous rendons cérémonieusement à Crésus nous profitent infiniment plus que vos siècles de prières à vos Jésus de pacotille.

Oui, nous avons beau être 50 fois moins nombreux, nous émettons 2 fois plus de CO2 à nous seuls que les 50% les plus pauvres de la planète, mais soyez fair-play : nos revenus sont aussi 2 fois plus élevés ! Et en richesse accumulée, on fait encore plus fort : on possède autant que vous tous réunis, vous les 99% ! Alors avec tout ça, vous ne voudriez pas qu’on n’achète que des composteurs et des légumes bio ? Même si on le voulait, on n’aurait pas la place, même en remplissant tous nos dressings, nos garages, nos salles de bal, nos saunas, nos piscines d’intérieur et nos résidences secondaires !

Et quoi ?

Le ciel nous est-il pour autant tombé sur la tête ?

Le déluge nous a-t-il englouti avant d’amener devant le tribunal divin le cas Noé ? Les sept plaies d’Egypte ont-elles dévasté nos fermes géantes, celles qui s’étendent sur des millions d’hectares arrachés aux forêts défrichées et aux peuplades autochtones ? Que nenni !

Illustration d’un article du Kfard du temps de l’Avant… 2023, en novembre 2022, souvenez-vous : https://www.lekfarddchaine.com/linvention-du-desastre-ecologique-ne-date-pas-dhier/

Oh, certes, le nombre et la gravité des catastrophes naturelles augmentent sensiblement, et le jour du dépassement[v] continue à avancer inlassablement (on en est au 2 août cette année !), mais est-ce que ça doit nous empêcher de dormir, dans les draps de soie des suites climatisées de nos villas de luxe gardiennées ?

Même pas mal ! Nous avons à peine ressenti l’effet du fameux « dérèglement climatique », cet accès de fièvre de la planète. Et pour ça, on vous doit une fière chandelle !

Eh oui, merci à vous, les 99% ! Grâce à votre extraordinaire et remarquable résilience (si, si, ne rougissez pas ! Vous êtes vraiment épatants ! Nous serions incapables de supporter le dixième de ce à quoi vous avez survécu dans ce domaine ! Comme quoi, chacun a des ressources, parfois insoupçonnées…), vous avez atteint le Graal du capitalisme, en réussissant l’exploit de « faire toujours plus avec moins » ! Malgré la croissance continue de vos effectifs (ah, foules sentimentales !), et la diminution concomitante des ressources à votre disposition, vous vous êtes partagé une part toujours plus fine d’une cerise qui diminuait à vue d’œil… Et vous avez eu la délicate attention de souffrir en silence pour nous laisser nous bâfrer de notre gâteau à la crème qui continue inlassablement de grossir, de gonfler, d’enfler : c’est bien simple, on frise la crise deux fois (très exactement deux fois… plus que vous tous réunis : c’est la part des nouvelles richesses créées sur les 10 dernières années que nous avons su capter – 28.000 milliards de dollars…[vi]).

Ce ne serait pas votre première tentative de nous prouver par A + B la supériorité de vos lénifiantes « solidarité » ou « bienveillance » : qui se souvient des bonnes intentions de l’astucieuse et trop audacieuse « Lizzie » Magie Philips ?

C’est elle qui a inventé, et breveté, le jeu du Monopoly en 1904[vii], avec des règles qui permettaient d’encourager la… solidarité entre les joueurs pour gagner la partie. Oui, vous avez bien lu ! Encourager la solidarité entre joueurs ! Mais alors d’où vient le monstre mutant de Monopoly que nous connaissons, ce champ de bataille capitaliste qui a brisé des familles par millions et généré des bataillons de spéculateurs psychopathes ? Et bien ce sont les opportunistes Parker Brothers qui ont spolié sans vergogne l’inventrice, retourné le principe et les règles initiales,  et en ont fait le blockbuster que nous connaissons tous depuis sa commercialisation en 1935, pour leur plus grande fortune, célébrité et postérité !

A+B = $$$$, CQFD[viii] !

Et vous nous demanderiez maintenant de participer à l’effort collectif ? Vous ne le savez peut-être pas, malgré le battage médiatique que nous entretenons dans les journaux et les chaînes de télévision qui appartiennent à la famille – mais discrètement, car mécènes, nous savons nous mettre en scène, mais point trop n’info ! – nous consentons déjà à une contribution sonnante et trébuchante à nos œuvres !

Allez, soyons fous, vous allez voir que nous avons le sens de la fête, en plus de celui des affaires : nous daignons, avec magnanimité,  augmenter non pas de 10%, ni même de 30%, mais de 100%notre contribution, pour la passer de 0.2 à 0.4% de nos revenus. Bon, en pourcentage, ça pourrait sembler presque mesquin, mais le montant, tout de suite a plus de gueule : attendez juste que je compte les zéros, par grappes de trois…

Quoi ? Qu’entends-je ? La planète entière se moque de ma charité, pourtant si bien ordonnée ?

Si je suivais votre raisonnement, juste pour éviter que la planète s’effondre encore plus, il faudrait que je divise mon empreinte carbone par…10 !? Mais vous n’y pensez pas sérieusement, mon brave ?

Je tombe des nues !

Et pourquoi pas nous priver aussi, moi et mes complices – pardon, mes camarades (eh oui, avec les Parker Brothers, on a piqué le concept au Marx Brother) –  du petit plaisir de retourner notre veste ou changer de look plus vite qu’Arturo Brachetti[ix], en profitant de la livraison à domicile plus rapide que l’éclair des sites de fast fashion ? En plus de notre fric, vous voudriez nous priver de nos fringues, frocs et fracs en vrac ?

Voyons, faites preuve d’un minimum d’humanité en-vert nous : si on fait l’effort de commander par internet et qu’on paye un supplément pour la livraison par véhicule électrique, on ne peut pas faire plus écolo, non ?

Vous ne voudriez tout de même pas qu’on finisse tout nus, tel Adam privé d’Eden Park ?

S’il vous plaît, s’iiiiiiiiiil vous plaît, ne nous abandonnez pas à notre triste sort…

Sans vous, les 99%, nous nous retrouverions…

comme Rolls sans Royce

               comme Jaeger sans Lecoultre

                              comme les Champs sans Elysées

                                             comme Nans sans Mouts[x]…incapables de nous débrouiller seuls !

L’herbe des golfs de notre paradis ne serait pas aussi verte sans votre sueur et vos larmes qui l’arrosent ! Nous aurions l’air de néanderthaliens hirsutes sans vos talents et soins attentionnés pour nos régimes de nababs et nos manucures sur mesure !

S’il vous plaît, s’iiiiiiiiiil vous plaît… Laissez-nous jouir de notre rêve d’insouciance,

juste encore pour une décennie… ?

               ou seulement une année… ?

                              encore un soir… ?

                                             encore une heure… ?

Encore une larme de bonheur
Une faveur, comme une fleur
Un souffle, une erreur[xi]

Caricature du Kfard pour illustrer l’article « Vendredi 13, super ou ordinaire ? » du 13 janvier : https://www.lekfarddchaine.com/vendredi-13-ordinaire-ou-super/

Le Cowboy Fringant s’en est allé vers d’autres Reeves

Ostie de câlisse de Tabarnak ! Mais Dieu du Ciel et de la Belle Province, t’as-tu les mains pleines de pouces, les deux ailes t’ont-elles tombé à terre, ou t’as-tu callé l’orignal, pour avoir rappelé au plus sacrant auprès de toi deux gars pleins d’esprit qui se dressent très vite sur leurs patins, deux barbes hirsutes qui soulignent un sourire à se réconcilier avec l’Humanité tout entière ?

Ostie de câlisse de Tabarnak[i] !

Mais Dieu du Ciel et de la Belle Province[ii],

t’as-tu les mains pleines de pouces[iii], les deux ailes t’ont-elles tombé à terre[iv], ou t’as-tu callé l’orignal[v],

pour avoir rappelé au plus sacrant[vi] auprès de toi, coup sur coup,

deux gars pleins d’esprit qui se dressent très vite sur leurs patins[vii],

deux barbes hirsutes qui soulignent un même sourire,

un sourire à se réconcilier avec l’Humanité tout entière :

Hubert Reeves, le 13 octobre,

Cet astrophysicien qui a su faire découvrir l’univers à des générations de gamins émerveillés,

et Karl Tremblay, le 15 novembre,

co-fondateur et héraut des Cowboys Fringants, qui ont su mettre des étoiles dans le cœur et les yeux des mêmes générations de gamins désenchantés

Deux diamants d’âmes dont je ne sais s’ils ont eu l’occasion de se croiser et d’échanger.

Mais qu’à cela ne tienne, Etienne,

on la tient bien aujourd’hui, cette chance de les écouter dialoguer depuis leur Paradis,

qu’on imagine blanc,

blanc comme neige,

comme nuage,

comme la page qu’ils viennent de tourner en « crissant leur camp »[viii]

Dressez donc l’oreille, vous qui avez osé résister à l’attraction inexorable du Black Friday, véritable trou noir (il porte si bien son nom !) du mercantilisme mondialisé, qui déploie ses tentacules pour aspirer votre temps, votre argent… et jusqu’à vos rêves.

Chut ! Ecoutons-les :

Karl (s’amusant à gratter sa guitare) :

I’m a poor lonesome Cowboy, and a long long way from home[ix]

Hubert :

« Patience, patience,

Patience dans l’azur!

Chaque atome de silence

Est la chance d’un fruit mûr ! »

Karl :

C’est tiguidou[x] ! C’est toi qui l’a composé ?

Hubert :

Non, ce sont les vers de l’immense Paul Valéry.

Mais ils m’ont inspiré le titre de mon premier livre de vulgarisation de l’astronomie, « Patience dans l’Azur ». Je l’ai publié en 1981, pour partager ma passion d’astrophysicien. Et sur les 50 dernières années, il a trouvé plus d’un million d’amateurs ! J’aime à penser que, comme le système solaire et quelques autres parmi des millions et milliards d’étoiles ont permis l’émergence de planètes pouvant accueillir la vie, il aura permis chez quelques lecteurs de faire émerger l’envie de mieux connaître leur univers, et de contribuer à en préserver son trésor : la vie !

Karl :

D’la patience, t’as b’en raison Hubert, il en faut son compte !

« Prépare toi petit garçon

Elle s’ra longue l’expédition

Et même si on n’en revient jamais vivant

Il faut marcher droit devant

[…]

D’abord il faut franchir ce fleuve qui est l’enfance de toutes les épreuves

Là où même sa propre famille risque de le couler par la torpille

Déjà on saura si sa coque et son bateau traverseront les époques

Ou bien s’il ramera à la dure dans une chaloupe remplie de fissures »[xi]

Hubert :

Oh, ce n’est pas forcément une attitude que j’ai facilement mise en application, la patience, malgré ma posture de vieux sage ! J’ai plus qu’à mon tour eu de la broue dans le toupet[xii], sans pour autant me la péter, ça a quand même fini par me coûter mon premier mariage !

Et les lubies anglophobes des Universitaires Québécois de la « Révolution tranquille (sic) » m’ont mis en beau fusil[xiii] ! J’ai sacré mon camp vite fait, et j’suis parti en voir, du pays : la Belgique, la Russie, la France, les Etats-Unis.

Karl :

T’a pas besoin d’excuses ! J’ai moi-même pris ma part au « bûcher des vanités »

« Il n’y a point de repos pour l’éternel insatisfait

Ceux qui en veulent toujours trop, récoltent souvent que des regrets

Y a des jours où j’me dis que je marche à côté d’la vie

Je la salue de loin sans jamais croiser son chemin

Et octobre vient de passer en coup d’vent

Une autre année où je n’ai pas pris le temps

De voir l’automne s’effeuiller tranquillement

Toujours plus vite, être à la course

Exister sur le pouce

Pogné dans l’tourbillon

Je pédale après quoi au fond? »[xiv]

Et j’vais te dire, Hubert, t’as bien fait ! La vie est trop garce pour qu’on perde son temps à se sécher les dents[xv] ou à niaiser avec la puck[xvi] !

« Parce que pour vivre sa passion

Et pas regretter plus tard

Y faut ben comme de raison

Que tu commences en quecqu’part

C’est pour ça que demain y va tout abandonner

Et au diable les crétins qui veulent pas l’encourager

Parce qu’y sait qu’le vrai plaisir au fond c’est de pas savoir

Comment qu’a va finir

Sa p’tite histoire

[…]

Garder son esprit libre, trouver un peu d’équilibre

Pour le reste y s’en fout ben, Ti-Cul a hâte à demain »[xvii]

Hubert (riant malicieusement) :

Eh ben au moins, nous deux, on le sait maintenant, comment qu’elle va finir not’ p’tite histoire !

Comme me l’a écrit une lectrice, qui m’a inspiré le titre de mon 2e bouquin, « On m’a dit : tu n’es que cendres et poussières. On a oublié de me dire qu’il s’agissait de poussières d’étoiles. »

Nous y voilà ! Fini les papillons dans l’estomac[xviii], c’est nos molécules et particules élémentaires que nous allons rendre pour ensemencer l’univers !

Karl :

Des poussières d’étoiles, peut-être, mais des poussières scintillantes d’étoiles filantes !

«Travailler, faire d’son mieux

N’arracher, s’en sortir

Et espérer être heureux

Un peu avant de mourir

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va rester

De notre p’tit passage dans ce monde effréné

Après avoir existé pour gagner du temps

On s’dira que l’on était finalement

Que des étoiles filantes »[xix]

Sans beurrer épais[xx], toi et moi, on aura quand même pas lâché la patate[xxi] :

« Si je suis au bout d’la route

De ma vie beaucoup trop courte

J’partirai quand même en paix

Sans éprouver de regrets

Car même si j’ai encore la flamme

J’ai en moi cette vieille âme

De ceux pour qui la sagesse

A remplacé la jeunesse

Et qui m’a fait garder espoir

Dans les moments les plus noirs»[xxii]

Hubert :

Nous voilà devenus bien graves ! C’est peut-être pas surprenant vu qu’on vient d’avoir notre grand voyage ! Est-ce que ce ne serait pas « l’heure de s’enivrer »[xxiii] ?

Karl (enthousiaste) :

En voilà une bonne idée ! Tires-toi donc une bûche, Hubert, je t’invite pour une belle rincée dans l’shack à Hector[xxiv] !

On va se paqueter la fraise[xxv], et on invitera la Reine d’la Rue Ste Cath’rine et d’la Maine[xxvi], et Loulou Lapière[xxvii], et mon cheum Rémi[xxviii]

Hubert (après une courte – ou une longue – nuit, selon le côté d’où on le prend) :

Ouh là là ! Ça fait un moment que je ne me suis pas pris une telle brosse ! Quelle gueule de bois ! Ça ne te file pas le blues à toi, Karl, de passer la nuit comme ça sur la corde à linge[xxix] ?

Karl :

« Comme une étoile poquée dans la nuit

Je m’accroche à mon ciel et je survis

Moi qui aurais tant besoin d’une amie

Dans l’immensité de mon ennui

Comme tout l’monde, je cherche la même chose

Un peu d’amour sur mes ecchymoses

En attendant, j’tourne en rond dans la nuit

Aux alentours du Pizza Galaxie»[xxx]

Hubert :

Quel bel oxymore, Karl !

Galaxie,

c’est l’infini du temps et de l’espace qui déroule sa spirale perpétuelle,

et Pizza,

quel symbole plus caricatural de notre société de sur-consommation, de sur-exploitation en sur-régime des ressources que l’univers tout entier a mis des milliards d’années à créer !

Les atomes qui constituent les briques élémentaires de la vie sur Terre ont été forgés dans des étoiles de galaxies disparues depuis des milliards d’années. Les ressources dites fossiles ont mis des centaines de millions d’années à se former à partir des restes d’organismes vivants. Et nous sommes en bonne voie de les épuiser frénétiquement en quelques générations seulement ?

Ce n’est pas mon mal de tête qui m’est le plus douloureux, c’est mon Mal de Terre[xxxi] !

Karl :

Tu touches une corde qui m’est sensible !

« La question qu’j’me pose tout l’temps:

Mais que feront nos enfants

Quand il ne restera rien

Que des ruines et la faim?

C’est si triste que des fois quand je rentre à la maison

Pis que j’parke mon vieux camion

J’vois toute l’Amérique qui pleure

Dans mon rétroviseur… »[xxxii]

Avec une COP28 qui se prépare à Dubaï, présidée par le PDG d’une société pétrolière d’Etat, faut pas nous prendre pour des valises[xxxiii], on est vraiment en train de pelleter par en avant[xxxiv] !

« Les gens ont dû se battre contre les pandémies

Décimés par millions par d’atroces maladies

Puis les autres sont morts par la soif ou la faim

Comme tombent les mouches, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien

Plus rien

Plus rien

Mon frère est mort hier au milieu du désert

Je suis maintenant le dernier humain de la terre

Au fond l’intelligence qu’on nous avait donnée

N’aura été qu’un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à la vie

Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis

Je ne peux plus marcher, j’ai peine à respirer

Adieu l’humanité, adieu l’humanité »[xxxv]

« Quand il ne restera que 8 secondes

Avant la fin de ce monde

On r’pensera au genre humain

Qui à cause de l’appât du gain

Aura amené la planète au bord du ravin

Quand il ne restera que 8 secondes

Hey! »[xxxvi]

Bad COP … souvenez-vous de l’article du Kfard de janvier dernier : « Vendredi 13, super ou ordinaire ? »

Hubert :

En 8 secondes, Karl, « Je n’aurai pas le temps »[xxxvii] d’essayer de leur faire comprendre qu’on va droit dans le mur ! Ça prend quand même pas la tête à Papineau[xxxviii] ! Mais tu vois, même de l’autre côté du miroir maintenant, j’arrive pas à me résigner à la fatalité ! Le destin de l’Humanité ne peut pas être arrangé avec le gars des vues[xxxix] ! « Là où croît le péril… croît aussi ce qui sauve ! »[xl] Je continue, et je continuerai à nourrir « la fureur de vivre »[xli].

Karl :

« Tant qu’on aura de l’amour

De l’eau fraîche et de l’air pur

Un toit et puis quatre murs

Ce sera la joie dans not’ cour

On apprécie les p’tites choses »[xlii]

« On vieillit, les années passent

Et chacun de nous fait comme il peut

On court on tombe, pis on s’ramasse

On essaie d’être heureux

Toute une vie à patcher les trous

Du temps qui s’enfuit de nos poches

Dans un monde qui partout

Tient avec d’la broche

Mets ta tête sur mon épaule

Pour que mon amour te frôle»[xliii]

Hubert :

Merci Karl, tu me regonfles le moral ! Et plus encore !

Tu m’inspires une belle perspective pour ma « Pyramide de la complexité »[xliv]. L’entropie qui se répand dans l’immensité de l’univers en expansion a agi comme un alambic pour concentrer progressivement sa quintessence dans des trésors de plus en plus complexes : des quarks aux protons/neutrons/électrons, puis aux atomes, aux molécules, aux cellules et aux organismes vivants…

Mais au-delà des organismes vivants, quel peut être le sommet de cette Pyramide de complexité d’où l’univers nous contemple depuis plus de 40 millions de siècles (n’en déplaise au petit Caporal, petit joueur et maudit Français au passage[xlv]) ?

Tu viens de me le souffler, comme une évidence : ce sont les écosystèmes, communautés tricotées serrées [xlvi] d’organismes et… d’amour, ces Pachamamas qui nous prennent dans leurs bras protecteurs, et nous chuchotent, à travers le tintamarre et la cacophonie ambiants…

« Patience, patience dans l’Azur ! »

De magnifiques images d’étoiles et de poussières d’étoiles révélées par le nouveau télescope spatial James Webb

M’eaux croisées

Dans ce déluge ininterrompu de nouvelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres sur les canicules, fournaises et incendies cataclysmiques qui dévorent la planète de partout, le Grand Kfard Naüm vous propose de sortir de la situation par le « eau ».

Bonjour les Kfards Dchaînés !

Dans ce déluge ininterrompu de nouvelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres sur les canicules, fournaises et incendies cataclysmiques qui dévorent la planète de partout, le Grand Kfard Naüm vous propose de sortir de la situation par le « eau ».

Pour prendre conscience de l’importance de cette ressource si précieuse que nous rendons rare à force de la pomper dans la nature de façon plus grotesque que les Shadocks, commencez donc par vous attaquer à ces m’eaux croisées au fil de l’eau, en espérant qu’elles vous désaltéreront.

Horizontalement :

  1. Voir (ou boire ?) ci-dessus. Préposition d’Outre-Mer. Il partage avec Dieu le rare privilège d’avoir créé « le Jour d’Après ».
  2. Il est super-connu pour ses vis plus que pour ses boulons. Verglacé, c’est aussi un homophone de « je vois » en Amérique.
  3. Sa roue peut faire avancer les organisations quand certains de leurs membres acceptent d’en être les cobayes.
  4. Tout le désordre du Monde ! Quand on en bénéficie, on n’a besoin de personne, comme BB sur sa Harley-Davidson. C’est le début et la fin d’un tour.
  5. Si les 40e le sont assurément, l’histoire dit que les 50e seraient plutôt hurlants. Ça m’est franchement égal, et à vous aussi !
  6. Ils ne feraient qu’une bouchée de la Reine. C’est une sorte de cale (utilisée d’ailleurs par la roue du III).
  7. Vous me l’interjetterez si vous doutez de mes dires ! Vous n’en voyez qu’un dixième, c’est glaçant, non ? Pour les marins, il correspond à un azimut de 157,5°.
  8. Ils sont à l’opposé de Manureva ! Il comptait sur la force des liens pour traverser la tempête.
  9. Célèbre pour ses créneaux dans la rade de Marseille. Ce poisson l’est, bien avant qu’il vous soit présenté dessus. Ce rappeur américain était si voyou, dit la rumeur, qu’il en a retiré les voyelles.
  10. Réduction des Risques de Désastre, outre-mer. Il en fait tout un flan, mais pourtant sans haine. Tête de nœud.
  11. Est-ce un dauphin ? Est-ce un pilote ? Les deux mon capitaine !
  12. Dose infinitésimale. Pour les oiseaux ou les papillons, c’est une tache ! Ce n’est pas français, c’est donc de l’autre côté des Pyrénées.
  13. Cette école forme les ingénieurs de la région de Douala. Ceux qui le donnent prennent en réalité le contrôle. A cause de lui, la mer agit comme si elle avait un grain !
  14. La Chine y a ses roulettes, mais accepte d’y laisser jouer les Russes. Les Romains le voyaient dans l’eau, nous l’avons plus récemment envoyé aux confins du système solaire.
  15. Ces scientifiques ont tellement à découvrir qu’ils sont en permanence sous l’eau !

Verticalement :

  1. Préposition qui manque dans « bien chez nous ». Ça déchire, même dans le metal ! Grand capitaine ou petit clown, il a toujours été aussi fameux.
  2. Il s’est jeté dans la mer du Nord et n’en est pourtant pas mort ! Elle navigue inlassablement, sans avoir à jouer des épaules, dans son uniforme en noir et blanc. C’est un retour violent qu’elles risquent à force de divaguer.
  3. Elle datait d’avant le déluge, selon la légende ! Dans la Rome antique, ce magistrat faisait la paire. On y goûte à force d’abuser des bonnes choses.
  4. Outre-Atlantique, c’est à la fois un instrument, un rythme, une formation musicale et une danse. Un des procédés qui permet d’obtenir de l’eau potable. Une triplette gage d’un bel intérêt !
  5. Onomatopée. C’est comme les keufs quand le bleu vire au kaki. Il préfère la montagne à la plage.
  6. C’en est une en soi (et pas en soie). On peut l’être quand on manque cruellement d’eau ou de plein d’autres choses (de répartie, d’oseille, de bienveillance,…). Quand on est mouillé dans l’affaire, il devient inséparable du flic.
  7. Elle coule des jours heureux en Provence. Au pays basque, il a fait un four. Il ne fait vraiment pas le poids !
  8. Ces Hollandaises n’hésitent pas à se jeter à l’eau. Elle est possessive. Il ou elle vient d’outre-mer, mais passe avant tous les autres maintenant même à Paris ! Elle se jette avec entrain dans une valse virevoltante avec le Beau Danube Bleu.
  9. Il avait 15 ans à Marignan. Pour les Stéphanois, appelle « etContreTous ». Il fit ce bruit sec soit avec sa langue, soit avec une hache, soit avant le tournage.
  10. Elle servit de terrain de jeu à Ulysse et à ses camarades de l’Odyssée. C’est le tableau de Mendeleïev.
  11. Quelle que soit la taille des établissements, il relève le défi de les faire tenir dans la grille. Cette eau « de vie » vient des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Cri partagé par le fantôme et le critique acerbe.
  12. Quand le poète n’est pas chiche, elle peut être riche. Onomatopée qui vous échappera à coup sûr quand vous l’aurez trouvée. Apparu.
  13. Il est inséparable de maintenant. Aux Antilles, elles agaçent.
  14. Ils sont nombreux, et pourtant, quand ils ne sont pas suivis, ils restent au singulier. Malgré son nom, elle ne fait pas semblant de vous pomper le sang.
  15. Elle est capable de trouver de l’O dans l’R ! C’est un des rares espaces où il n’y a toujours pas le feu, malgré le réchauffement climatique !